À moins de deux semaines de sa sortie en salles, The Uprising, le nouveau film historique réalisé par Paul Greengrass avec Andrew Garfield dans le rôle-titre, suscite une confusion inhabituelle autour de son identité narrative. Le long-métrage, présenté comme une réinterprétation de la légende de Robin des Bois, brouille les pistes sur son affiliation directe au mythe médiéval, selon nos confrères de Numerama.

Avec une campagne marketing qui met en avant des thèmes universels de rébellion et de justice sociale, le projet peine à clarifier sa position. Le titre même du film, The Uprising, évoque davantage une révolte populaire qu’un récit centré sur un justicier masqué. Cette ambiguïté soulève des questions sur la stratégie de communication déployée par les studios, à l’approche de la date de sortie prévue le 18 septembre 2026.

Ce qu'il faut retenir

  • Paul Greengrass, réalisateur connu pour ses films historiques comme Jason Bourne ou Capitaine Phillips, signe ici un projet ambitieux avec Andrew Garfield dans le rôle principal.
  • Le titre The Uprising s’éloigne du nom « Robin des Bois », laissant planer le doute sur une possible inspiration directe.
  • La sortie est programmée pour le 18 septembre 2026, dans un contexte de forte concurrence en salles.
  • La campagne marketing met en avant des thèmes comme la rébellion et la justice, sans préciser le lien avec la légende originale.
  • Cette stratégie commerciale soulève des interrogations quant à l’identité narrative du film.

Un film historique en quête de repères

Dès les premières bandes-annonces, The Uprising se présente comme une œuvre engagée, centrée sur un personnage luttant contre un système oppressif. Cependant, le nom de « Robin des Bois » n’apparaît nulle part dans la communication officielle, contrairement aux attentes d’un public habitué aux adaptations du mythe arthurien. Selon Numerama, cette absence volontaire pourrait refléter une volonté de s’affranchir des codes traditionnels du genre pour proposer une réinterprétation plus moderne.

Andrew Garfield, qui incarne le protagoniste, a d’ailleurs évoqué cette dimension dans une récente interview : « Ce n’est pas une réécriture classique de Robin des Bois, mais plutôt une réflexion sur la résistance collective », a-t-il déclaré. Une déclaration qui confirme l’ambiguïté du projet, entre hommage et détournement du mythe.

Une stratégie marketing risquée

Le studio semble miser sur une campagne axée sur des valeurs contemporaines, comme l’injustice sociale ou la lutte contre l’autorité, plutôt que sur l’aspect légendaire du personnage. Les affiches et bandes-annonces mettent en scène des foules en colère et des scènes de rébellion, sans jamais évoquer explicitement le lien avec Robin des Bois. Une approche qui pourrait dérouter une partie du public habitué aux récits médiévaux traditionnels.

Pourtant, le film s’inscrit dans une lignée de productions récentes qui revisitent les mythes historiques sous un angle plus actuel. Comme le souligne Numerama, cette stratégie pourrait séduire un public jeune, mais elle comporte aussi le risque de décevoir les amateurs des versions classiques de la légende.

Entre hommage et réinvention

Les premières critiques, disponibles en avant-première, révèlent une œuvre ambitieuse, où la dimension politique prime sur l’aspect aventureux du mythe. Paul Greengrass, connu pour son réalisme brut dans des films comme United 93 ou Green Zone, apporte ici une touche documentaire à son récit, avec des scènes de combat et des dialogues qui ancrent l’histoire dans une réalité historique floue.

Le personnage interprété par Garfield n’est pas nommé Robin des Bois dans le scénario, mais son costume et son arc rappellent clairement l’icône populaire. Une ambiguïté que certains critiques qualifient de « maline », tandis que d’autres y voient une tentative de capitaliser sur la notoriété du mythe sans en assumer pleinement l’héritage.

Et maintenant ?

Avec une sortie prévue dans deux semaines, le succès commercial de The Uprising dépendra largement de la capacité du public à saisir son identité. Si le film mise sur une réception critique favorable et un bouche-à-oreille positif, il pourrait s’imposer comme une référence des récits de révolte, quitte à effacer partiellement son lien avec Robin des Bois. Reste à voir si cette stratégie portera ses fruits ou si elle laissera les spectateurs sur leur faim.

Quoi qu’il en soit, ce projet illustre une tendance croissante à réinterpréter les mythes historiques pour les rendre plus pertinents aux yeux d’un public contemporain. Une approche qui, si elle est maîtrisée, pourrait redéfinir les codes du cinéma historique pour les années à venir.

Non. Bien que le personnage principal et certains éléments visuels évoquent Robin des Bois, le scénario et la communication officielle ne font jamais référence directe au mythe médiéval. Le film se présente plutôt comme une réflexion sur la rébellion collective, selon nos confrères de Numerama.