L’historien et directeur de la Fondation Napoléon, Thierry Lentz, a récemment interpellé l’opinion publique sur ce qu’il qualifie de « projet trotskiste » porté par une frange de la gauche française. Dans une tribune publiée le 2 septembre 2026 par Le Figaro, il appelle à une prise de conscience collective face à ce qu’il présente comme une menace pour l’équilibre politique et social du pays.

Selon nos confrères du Figaro, Thierry Lentz — également auteur de plusieurs ouvrages sur Napoléon, dont « Nouvelle histoire économique du Consulat et de l’Empire » (éditions Passés composés, 2024) — s’appuie sur une analyse historique pour étayer son propos. Il rappelle que le proverbe yiddish « Heureux comme Dieu en France » résumait, jusqu’aux années 1980, l’image d’une nation organisée, innovante et dotée d’un ascenseur social fonctionnel, fruit de décennies de régimes républicains successifs.

Ce qu'il faut retenir

  • Thierry Lentz, historien et directeur de la Fondation Napoléon, met en garde contre un « projet trotskiste » au sein d’une partie de la gauche française, selon Le Figaro.
  • Il s’appuie sur le proverbe yiddish « Heureux comme Dieu en France », utilisé jusqu’aux années 1980 pour décrire la stabilité et les avancées sociales du pays.
  • L’historien cite Napoléon et les décrets de 1808 sur l’assimilation des Juifs de France comme éléments marquants de l’histoire nationale.
  • Il évoque les infrastructures, l’agriculture, les écoles, les hôpitaux et la civilité comme piliers de la France d’antan, aujourd’hui selon lui menacés.

Un diagnostic historique pour alerter sur l’avenir

Dans sa tribune, Thierry Lentz ne se contente pas d’un constat passif. Il rappelle que la France a longtemps incarné un modèle de stabilité politique, marqué par des « alternances paisibles » et une capacité à se redresser face aux revers. Pour lui, ces atouts reposaient sur un équilibre entre rigueur administrative et évolutions humanistes, portées par les régimes républicains. Le Figaro rapporte que l’historien s’interroge aujourd’hui sur la pérennité de ce modèle, face à ce qu’il présente comme une radicalisation de certaines forces politiques.

L’enseignant-chercheur souligne que le « projet trotskiste » qu’il dénonce ne se limiterait pas à une idéologie marginale. Il le présente comme une stratégie visant à transformer en profondeur les structures économiques et sociales du pays. Pour étayer son propos, il s’appuie sur des références historiques, évoquant notamment l’héritage napoléonien et ses décrets de 1808, souvent cités pour leur rôle dans l’assimilation des minorités.

Une analyse qui divise

La tribune de Thierry Lentz, rapportée par Le Figaro, s’inscrit dans un débat plus large sur l’évolution de la gauche française. Si certains y verront une analyse légitime des risques politiques, d’autres pourront y opposer une critique des parallèles historiques établis par l’historien. Toujours est-il que son intervention intervient à un moment où les clivages idéologiques se creusent en France, entre ceux qui défendent un modèle social traditionnel et ceux qui prônent des réformes radicales.

Thierry Lentz ne se prive pas de souligner les « décennies d’apprentissages politiques » qui ont façonné la France moderne. Selon lui, ces avancées — écoles, hôpitaux, infrastructures — pourraient être remises en cause par des projets politiques qu’il juge utopiques ou dogmatiques. Une position qui, nécessairement, suscite des réactions contrastées dans le paysage politique et intellectuel.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines pourraient voir émerger des réactions politiques à la tribune de Thierry Lentz. Des responsables de gauche pourraient répondre à ses critiques, tandis que des débats pourraient s’engager sur la définition même d’un « projet trotskiste » en 2026. Une chose est sûre : son intervention relance le débat sur l’équilibre entre tradition et transformation dans la société française.

Reste à voir si cette alerte trouvera un écho au-delà des cercles intellectuels. Une chose est certaine : en évoquant le risque d’un affaiblissement des fondements de la République, Thierry Lentz ajoute une pierre à un débat déjà vif sur l’avenir du pays.

Thierry Lentz est un historien français, directeur de la Fondation Napoléon et auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire économique et politique de la France, notamment « Nouvelle histoire économique du Consulat et de l’Empire » (2024). Son analyse, publiée par Le Figaro, est remarquée en raison de son diagnostic sur un prétendu « projet trotskiste » au sein de la gauche française, qu’il présente comme une menace pour les équilibres politiques et sociaux du pays.