C'est une page qui se tourne pour le cyclisme français. Ce dimanche 8 juin 2026 s'élance la 78e édition du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, première course sous cette nouvelle appellation qui remplace le Critérium du Dauphiné, utilisé depuis 2010 après avoir été Critérium du Dauphiné Libéré entre 1947 et 2009. Selon RMC Sport, l'épreuve prend désormais le nom de sa région principale, Auvergne-Rhône-Alpes, en reconnaissance du soutien apporté depuis plusieurs années.
L'organisateur Amaury Sport Organisation (ASO) a officialisé ce changement le 16 juin 2025, quelques jours après la victoire de Tadej Pogačar devant Jonas Vingegaard sur le Critérium du Dauphiné. Une décision qui a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux, certains fans regrettant le retrait de l'appellation historique. Pourtant, ASO insiste sur le fait que ce nouveau nom reflète « l'ancrage territorial de la course », comme l'a souligné Christian Prudhomme, directeur du cyclisme chez ASO.
Ce qu'il faut retenir
- Nouveau nom : Le Tour Auvergne-Rhône-Alpes remplace le Critérium du Dauphiné, utilisé depuis 2010 après 63 ans sous le nom Critérium du Dauphiné Libéré (1947-2009).
- Changement officiel : Annoncé le 16 juin 2025 par ASO, juste après l'édition 2025.
- Partenaire régional : La région Auvergne-Rhône-Alpes s'engage financièrement à hauteur de 600 000 euros pour au moins quatre ans.
- Fierté régionale : Fabrice Pannekoucke, président de la région, a exprimé sa « grande fierté » de soutenir une telle compétition.
- Course phare : Première édition sous ce nom, avec Paul Seixas comme principal favori, âgé de seulement 19 ans.
- Prochaine étape : Ce Tour servira de dernier test avant le Tour de France pour plusieurs coureurs, dont Seixas.
Un changement qui divise, mais justifié par ASO
Le passage du Critérium du Dauphiné au Tour Auvergne-Rhône-Alpes n'est pas passé inaperçu. Comme le rapporte RMC Sport, de nombreux fans ont exprimé leur mécontentement sur les réseaux sociaux, attachés à l'histoire du Critérium du Dauphiné. Pourtant, ASO défend ce choix en insistant sur l'évolution géographique de l'épreuve. Depuis plus de dix ans, la course a pris une nouvelle dimension, avec des parcours variés rendus possibles grâce au soutien de la région.
Dans un communiqué diffusé à l'époque, ASO indiquait : « La région Auvergne-Rhône-Alpes a permis à l'épreuve de prendre depuis plusieurs années une nouvelle dimension, en offrant encore plus de possibilités de varier les parcours. » Une argumentation reprise par Christian Prudhomme, pour qui cette nouvelle appellation « reflète pleinement l’ancrage territorial de la course ».
La région mise sur le cyclisme avec un engagement financier de 600 000 euros
Le changement de nom s'accompagne d'un partenariat renforcé entre ASO et la région Auvergne-Rhône-Alpes. Selon les informations de RMC Sport, le contrat signé entre les deux parties prévoit un engagement financier régional de 600 000 euros sur au moins quatre ans. Un investissement qui s'inscrit dans une stratégie plus large de promotion du cyclisme dans la région.
Fabrice Pannekoucke, président de la région, n'a pas caché sa satisfaction : « La Région est fière d’être le partenaire majeur d’une telle compétition, véritable figure de proue de notre soutien au cyclisme. » Une déclaration qui illustre l'importance accordée à cette épreuve, désormais présentée comme un symbole de l'ancrage du cyclisme dans le paysage sportif régional.
Paul Seixas, l'étoile montante, attendu comme la tête d'affiche
Avec ce nouveau départ, le Tour Auvergne-Rhône-Alpes mise sur une pépite du cyclisme français : Paul Seixas. Le jeune Lyonnais de 19 ans, membre de l'équipe Decathlon CMA CGM, sera la principale attraction de cette 78e édition. Avant de se lancer dans son premier Tour de France cet été, Seixas affiche clairement ses ambitions : « Je vais viser la victoire », a-t-il déclaré à la presse.
Il devra affronter une concurrence redoutable, composée notamment de Juan Ayuso et Isaac Del Toro, deux autres coureurs prometteurs. Pour Seixas, cette course représente une opportunité de confirmer son statut de futur champion avant l'épreuve reine du cyclisme mondial. Les observateurs s'attendent à une bataille intense, d'autant que la course servira de dernier test avant le Grand Départ du Tour de France.
Un parcours inédit pour marquer l'histoire de l'épreuve
Autant dire que cette première édition sous le nom de Tour Auvergne-Rhône-Alpes se doit d'être mémorable. Selon ASO, les organisateurs ont travaillé à la conception d'un parcours varié, exploitant les richesses géographiques de la région. L'objectif est clair : offrir aux coureurs et aux spectateurs une expérience inédite, à l'image du nouveau nom de l'épreuve.
Les détails du parcours n'ont pas encore été dévoilés officiellement, mais ASO a précisé que les organisateurs ont cherché à multiplier les défis, en intégrant des étapes de montagne, de plaine et potentiellement des contre-la-montre. Une approche qui devrait satisfaire les amateurs de cyclisme, tout en mettant en valeur les paysages d'Auvergne-Rhône-Alpes.
Pour l'heure, tous les regards se tournent vers ce dimanche 8 juin 2026, où le peloton s'élancera pour la première fois sous les couleurs du Tour Auvergne-Rhône-Alpes. Une page d'histoire qui s'ouvre, entre tradition et modernité.
Le changement de nom a été officialisé par ASO le 16 juin 2025, après la victoire de Tadej Pogačar. ASO a justifié cette décision par l'ancrage territorial de l'épreuve, désormais soutenue par la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui a permis d'élargir les possibilités de parcours.
La région s'est engagée à hauteur de 600 000 euros pour au moins quatre ans, dans le cadre d'un partenariat avec ASO pour soutenir le cyclisme.