Le cyclisme est à nouveau au cœur de l'actualité avec le Tour de France 2026, et les débats sur le dopage ne sont pas près de s'éteindre. Selon RMC Sport, Christophe Bassons, ancien coureur et désormais chargé de la lutte contre le trafic de produits dopants au ministère des Sports, s'exprime sur l'absence de contrôles positifs dans le cyclisme, estimant qu'il est « impossible que personne ne triche ».

Ces dernières années, les contrôles positifs sont devenus extrêmement rares dans le cyclisme, ce qui n'est pas forcément une bonne nouvelle selon Christophe Bassons. « Très peu de contrôles positifs ? Je ne pense pas que ce soit bon signe », a-t-il déclaré dans les colonnes de la Charente Libre. « S’il y a des progrès sur le matériel, c’est aussi vrai sur les façons d’échapper aux contrôles. Les tricheurs aussi ont progressé. »

Ce qu'il faut retenir

  • Christophe Bassons s'inquiète de l'absence de contrôles positifs dans le cyclisme.
  • Il estime qu'il est « impossible que personne ne triche ».
  • Les contrôles positifs sont devenus extrêmement rares dans le cyclisme ces dernières années.

Le contexte du Tour de France 2026

Le Tour de France 2026 a relancé le sujet de la lutte antidopage, vieux serpent de mer qui accompagne inexorablement la caravane du Tour chaque été. Après les contrôles nocturnes très médiatisés de Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard, dans la nuit de samedi à dimanche, une nouvelle vague de visites des inspecteurs de l'International Testing Agency (ITA) a eu lieu lundi lors de la journée de repos.

Ces contrôles ont été effectués à des heures plus traditionnelles, dans la soirée, même si certains athlètes étaient déjà au lit. « Certains coureurs dormaient déjà », a déclaré Ralph Denk, le manager de Red Bull-BORA-hansgrohe à la chaîne de télévision allemande ZDF. Les huit coureurs de la formation allemande, dont le Belge Remco Evenepoel, deuxième du classement général, ont été contrôlés vers 22h00, a confirmé un porte-parole.

Les déclarations de Christophe Bassons

Christophe Bassons, figure de la lutte antidopage, estime que les contrôles positifs sont nécessaires pour dissuader les coureurs de tricher. « Les contrôles ont un intérêt dissuasif. Ils permettent d’éviter que ce ne soit la foire et qu’ils fassent n’importe quoi », a-t-il déclaré. Il regrette que « personne ne dit rien, alors qu’il est impossible que personne ne triche, car c’est dans la nature humaine ».

« Aujourd’hui, la lutte contre le dopage ne permet pas de s’assurer que personne ne triche. Il y a des portes ouvertes, et il est évident que sur les plus de 180 coureurs au départ du Tour, il y en a au moins quelques-uns qui vont les franchir », a-t-il ajouté. Christophe Bassons estime que les coureurs sont dans un milieu où ils gagnent bien leur vie et font ce qui leur plaît, et qu'ils n'ont donc aucun intérêt à parler ou à dénoncer des leaders ou des coureurs qui dominent le cyclisme mondial.

Les réactions des coureurs et des équipes

Les coureurs et les équipes ont réagi aux contrôles antidopage effectués pendant le Tour de France. L'équipe Decathlon CMA CGM de Paul Seixas a reçu la visite des contrôleurs de l'ITA « en début de soirée », tout comme Groupama-FDJ dont l'ensemble des sept coureurs encore en course ont été testés vers 20h30. Les formations Picnic, Jayco-AlUla, et Bahrain ont également été contrôlées.

Et maintenant ?

Le Tour de France 2026 se poursuit, et les débats sur le dopage continueront de faire l'actualité. Les prochaines étapes du Tour seront surveillées de près, et les coureurs et les équipes devront faire face aux conséquences de leurs actes. La lutte contre le dopage est un combat de longue haleine, et il faudra attendre pour voir si les efforts déployés par les autorités et les organisations antidopage porteront leurs fruits.

En conclusion, le cyclisme est confronté à un défi majeur avec la question du dopage, et les déclarations de Christophe Bassons mettent en lumière les difficultés de la lutte antidopage. Il reste à voir comment les autorités et les organisations antidopage réagiront pour lutter contre ce phénomène et garantir l'intégrité du sport.