Le dossier Julián Álvarez prend une nouvelle tournure. Selon RMC Sport, le Real Madrid aurait renoncé à recruter l’attaquant argentin de l’Atlético de Madrid, malgré une offre initiale de 150 millions d’euros. Une décision qui ouvre la voie au FC Barcelone, désormais favori pour s’attacher les services du joueur.

Ce qu'il faut retenir

  • Offre initiale : Le Real Madrid a proposé 150 millions d’euros pour Julián Álvarez, avant de jeter l’éponge.
  • Barça en position de force : Le FC Barcelone est désormais le club le plus avancé pour recruter l’Argentin, dont l’entourage aurait formellement refusé les avances madrilènes.
  • Projet rejeté : Julián Álvarez n’a pas apprécié d’être utilisé comme argument électoral par Florentino Pérez sans être consulté.
  • Contexte sportif : L’Atlético de Madrid pourrait perdre jusqu’à trois attaquants axiaux cet été (Griezmann, Sorloth et Álvarez), ce qui accélère les négociations.
  • Calendrier serré : Aucune décision ne sera prise avant la fin de la Coupe du monde 2026, Álvarez souhaitant se concentrer sur la compétition.

Le Real Madrid quitte la course malgré une offre élevée

Le Real Madrid avait pourtant mis les moyens pour séduire Julián Álvarez. Selon RMC Sport, les Merengues avaient formulé une proposition chiffrée à 150 millions d’euros pour l’attaquant argentin, en activité à l’Atlético de Madrid. Mais face à un refus catégorique de l’intéressé et de son entourage, le club madrilène aurait décidé de ne pas poursuivre les négociations. Une volte-face qui surprend, d’autant que le joueur était régulièrement cité comme une priorité lors des discussions internes au sein du vestiaire.

Cette décision marque un tournant dans un dossier qui, jusqu’ici, semblait plus complexe que prévu. Les observateurs soulignent que le Real Madrid aurait sous-estimé la détermination de Julián Álvarez à rejoindre le FC Barcelone, son club de cœur depuis plusieurs mois. Le joueur, en désaccord avec la méthode employée par le président Florentino Pérez, aurait même été blessé par le manque de transparence dont il a fait l’objet durant les échanges.

Le Barça, destination naturelle selon l’entourage de l’Argentin

D’après les informations rapportées par RMC Sport, Julián Álvarez aurait clairement indiqué sa préférence pour le FC Barcelone. Son entourage aurait même explicitement rejeté les avances du Real Madrid, qualifiant l’approche des Merengues de « superficielle » et « électoraliste ». Le joueur, qui n’a jamais caché son admiration pour le style de jeu catalan, voit désormais dans ce transfert une opportunité de relancer sa carrière au plus haut niveau, dans un club où il pourrait s’épanouir sportivement.

Côté barcelonais, la prudence reste de mise. Si le club catalan est effectivement en tête de la course, d’autres prétendants comme Arsenal et le Paris Saint-Germain surveillent le dossier. Rien ne sera officialisé avant la fin de la Coupe du monde 2026, Álvarez ayant clairement exprimé son souhait de se concentrer pleinement sur la compétition avec l’équipe nationale argentine. Une priorité qui pourrait retarder toute annonce jusqu’à la mi-juillet, voire au-delà.

L’Atlético de Madrid sous pression après le possible départ de ses trois attaquants

Pour l’Atlético de Madrid, la situation devient urgente. Le club pourrait perdre trois de ses attaquants axiaux durant l’été : Antoine Griezmann (déjà en partance), Alexander Sorloth (dont le départ est évoqué) et désormais Julián Álvarez. Une hémorragie offensive qui oblige les Colchoneros à réagir rapidement sur le marché des transferts pour combler ces départs et conserver leur compétitivité en Liga et en Ligue des champions.

Selon les estimations, l’Atlético pourrait encaisser entre 200 et 300 millions d’euros grâce à ces ventes, une somme qui lui permettrait de se renforcer. Mais le défi reste de taille : recruter des profils capables de remplacer un trio aussi redoutable, tout en respectant l’équilibre financier du club. Les dirigeants madrilènes devront agir avec pragmatisme pour éviter un effondrement sportif en début de saison.

Un contexte politique et sportif qui complique le dossier

Le transfert de Julián Álvarez prend une dimension politique, en raison de son instrumentalisation lors de la campagne électorale de Florentino Pérez. L’attaquant argentin, utilisé comme argument de vente par le président du Real Madrid, a vivement réagi en refusant toute collaboration avec le club. Une situation qui illustre les tensions internes au sein du football espagnol, où les transferts deviennent parfois des outils de communication avant d’être des décisions sportives.

Par ailleurs, le calendrier serré imposé par la Coupe du monde 2026 ajoute une couche de complexité. Aucun club ne souhaite annoncer un transfert avant la fin du Mondial, de peur de perturber la préparation de l’équipe nationale. Álvarez, qui a déjà indiqué son intention de rester concentré sur la compétition, n’envisage pas de prendre une décision avant la fin du mois de juillet.

Et maintenant ?

Plusieurs scénarios restent possibles dans les semaines à venir. Si le FC Barcelone confirme son intérêt, une offre définitive pourrait être déposée dès la fin de la Coupe du monde, soit vers le 20 juillet 2026. L’Atlético de Madrid, de son côté, devrait accélérer les négociations pour éviter un vide offensif. Quant au Real Madrid, il pourrait se tourner vers d’autres profils ou attendre une nouvelle opportunité sur le marché. Une chose est sûre : Julián Álvarez ne signera rien sous la pression, et son choix final dépendra autant du projet sportif que des garanties financières proposées.

La prochaine étape clé se jouera donc après le Mondial, lorsque les clubs pourront relancer les discussions sans craindre de perturber la préparation des joueurs en sélection. En attendant, le marché des transferts reste en suspens, et Julián Álvarez pourrait bien devenir l’un des joueurs les plus courtisés – ou les plus difficiles à convaincre – de cet été.