Selon nos confrères de Libération, trois reporters de l’Agence France-Presse (AFP) ont été pris à partie ce mardi 25 août alors qu’ils couvraient des affrontements près de Bethléem, en Cisjordanie. Ce territoire palestinien, sous occupation israélienne depuis 1967, est régulièrement le théâtre de tensions entre les communautés locales et les colons israéliens. Ces derniers sont souvent accusés de harceler les populations palestiniennes, une situation dénoncée à maintes reprises par les organisations de défense des droits humains.
Ce qu'il faut retenir
- Trois journalistes de l’AFP ont été agressés par des colons israéliens le 25 août 2026 près de Bethléem, en Cisjordanie.
- Les reporters couvraient des affrontements lorsque l’incident s’est produit, selon Libération.
- La Cisjordanie est un territoire palestinien sous occupation israélienne depuis 1967.
- Les colons israéliens sont régulièrement pointés du doigt pour des actes de harcèlement envers les populations palestiniennes.
Un incident survenu lors d’affrontements près de Bethléem
Les trois journalistes de l’AFP se trouvaient en reportage dans la région de Bethléem, une ville palestinienne située en Cisjordanie. Selon les informations rapportées par Libération, ils couvraient alors des affrontements entre des Palestiniens et des forces israéliennes. C’est dans ce contexte tendu que des colons israéliens auraient pris à partie les reporters, les empêchant de poursuivre leur travail d’information. Aucun détail supplémentaire n’a été communiqué sur les circonstances exactes de l’agression, mais l’incident a immédiatement suscité l’attention des médias internationaux.
La Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis près de six décennies, est régulièrement le théâtre de violences entre colons israéliens et Palestiniens. Ces tensions s’inscrivent dans un contexte plus large de colonisation israélienne, jugée illégale par le droit international. Les Nations unies et plusieurs ONG ont à plusieurs reprises alerté sur les exactions commises par des groupes de colons, allant du vol de terres aux violences physiques.
Des journalistes pris pour cible en plein reportage
Selon les premières informations, les trois journalistes de l’AFP ont été identifiés comme des cibles par des colons israéliens présents sur place. L’un des reporters aurait été blessé légèrement lors de l’incident, tandis que les deux autres ont subi des insultes et des menaces. L’AFP a immédiatement condamné cet acte et exigé des autorités israéliennes qu’elles assurent la sécurité des professionnels de l’information sur le terrain. « Ces agressions sont inacceptables et mettent en péril la liberté de la presse », a réagi un porte-parole de l’agence.
Les affrontements entre colons et Palestiniens ne sont pas rares en Cisjordanie. Les colons, souvent soutenus par des groupes d’extrême droite israéliens, s’opposent régulièrement à la présence palestinienne dans certaines zones. Ces tensions peuvent dégénérer rapidement, comme en témoignent les multiples rapports des ONG locales et internationales. En 2025, l’ONU avait recensé plus de 1 000 incidents impliquant des colons, entraînant des blessés et des déplacements de populations.
Un contexte de tensions récurrentes en Cisjordanie
La Cisjordanie reste l’un des points les plus sensibles du conflit israélo-palestinien. Depuis des années, les colons israéliens s’installent dans des colonies jugées illégales par le droit international, tout en bénéficiant d’une protection militaire israélienne. Ces colonies, qui se multiplient, réduisent considérablement l’espace vital des Palestiniens et exacerbent les tensions. En 2026, leur nombre a encore augmenté, malgré les condamnations répétées de la communauté internationale.
Les journalistes couvrant ces zones à risque sont souvent pris pour cible, soit par les forces israéliennes, soit par des groupes de colons. En 2025, Reporters sans frontières (RSF) avait déjà alerté sur le nombre croissant d’agressions envers les professionnels de l’information en Cisjordanie. « Travailler dans ces conditions relève du parcours du combattant », avait déclaré un correspondant présent sur place à l’époque. La situation ne semble pas s’améliorer en 2026, comme en témoigne l’incident impliquant les journalistes de l’AFP.
En attendant, la question de la sécurité des journalistes en zone de conflit reste entière. Comme le rappelle souvent la Fédération internationale des journalistes (FIJ), « couvrir un conflit devrait être un droit, pas un danger ». Pourtant, en Cisjordanie comme ailleurs, les professionnels de l’information continuent de payer un lourd tribut dans l’exercice de leur métier.