Selon Euronews FR, trois lionnes d’un parc zoologique de Tokyo sont mortes en l’espace de trois jours, probablement en raison d’un coup de chaleur. Cet épisode survient dans un contexte de canicule intense au Japon, où les températures dépassent régulièrement les 40 °C depuis plusieurs semaines. Le parc zoologique de Tama, situé dans la banlieue de Tokyo, a fermé au public l’enclos des lions jusqu’à nouvel ordre.
Ce qu'il faut retenir
- Trois lionnes âgées de 3, 11 et 15 ans sont décédées entre le 5 et le 9 août 2026, probablement des suites d’un coup de chaleur.
- Dix des seize lions du parc présentent depuis mi-juillet des symptômes comme une perte d’appétit et une baisse d’activité.
- Le Japon traverse une vague de chaleur exceptionnelle, avec des températures dépassant les 40 °C dans plusieurs régions.
- Les soigneurs ont renforcé les mesures de prévention, mais la combinaison chaleur et humidité reste un défi pour les félins.
- Près de 18 600 personnes ont été hospitalisées pour coups de chaleur entre le 20 et le 26 juillet 2026 au Japon.
Un été caniculaire meurtrier pour les félins du zoo de Tama
Dix des seize lions du parc zoologique de Tama, situé dans la préfecture de Tokyo, souffrent depuis la mi-juillet de symptômes inquiétants : perte d’appétit, baisse d’activité et léthargie. Trois lionnes, âgées respectivement de 3, 11 et 15 ans, ont succombé en trois jours, entre mardi 5 août et dimanche 9 août 2026. La première, âgée de trois ans, est morte mardi, suivie d’une lionne de onze ans vendredi, puis d’une troisième de quinze ans dimanche. Selon un communiqué du zoo, la cause probable de ces décès serait un coup de chaleur.
« Selon notre vétérinaire, la déshydratation et une défaillance multiviscérale ont été constatées », a déclaré une porte-parole du parc à l’agence AFP. Les analyses ont confirmé que les félins avaient succombé à des complications liées à la chaleur extrême, aggravée par un taux d’humidité élevé. « Même si les lions résistent généralement bien à la chaleur, la situation au Japon est différente de celle de l’Afrique, où la chaleur est sèche. Ici, l’humidité rend la situation plus difficile à supporter », a-t-elle expliqué.
Le Japon sous l’emprise d’une vague de chaleur historique
Le Japon traverse une période caniculaire d’une intensité record. L’été 2025 avait déjà été marqué par le plus chaud jamais enregistré dans le pays, avec des températures frôlant les 42 °C dans certaines régions. Cette année, la vague de chaleur persiste, avec des températures dépassant régulièrement les 40 °C. Depuis le 20 juillet 2026, près de 18 600 personnes ont été hospitalisées pour des coups de chaleur, dont 45 sont décédées à leur arrivée à l’hôpital, selon l’Agence de gestion des incendies et des catastrophes.
« La chaleur est arrivée brutalement cet été, juste après la fin de la saison des pluies fin juillet », a indiqué la porte-parole du zoo de Tama. Les soigneurs ont depuis renforcé leurs mesures de prévention : arrosage régulier des enclos, amélioration de la ventilation et installation de climatiseurs d’appoint. Plusieurs lions sont encore sous surveillance médicale, mais leur état reste préoccupant. L’enclos, normalement accessible aux visiteurs via des bus « safari » à motifs de zèbre, est désormais interdit au public jusqu’à nouvel ordre.
Les zoos dans le viseur des associations de protection animale
L’association PETA a réagi à cette tragédie en dénonçant les conditions de vie des animaux en captivité. « Les lionnes Mugi, Ichigo et Luena sont nées, ont vécu et sont mortes en captivité, privées de tout ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue pour un animal sauvage », a déclaré l’organisation dans un communiqué. PETA rappelle que « les zoos ne sont ni des refuges ni des sanctuaires ; ils existent pour exposer des animaux et en tirer profit, pas pour faire passer leurs besoins en premier ».
Cette prise de position relance le débat sur le bien-être animal dans les parcs zoologiques, surtout dans un contexte de changement climatique. Les associations demandent une réévaluation des conditions de détention des animaux exotiques, alors que les vagues de chaleur deviennent plus fréquentes et plus intenses au Japon, comme ailleurs dans le monde.
Un défi climatique qui dépasse le cadre des zoos
Le Japon recense en moyenne 1 300 décès liés à la chaleur chaque année. Les autorités se sont fixé pour objectif de réduire ce chiffre de moitié d’ici 2030. Les scientifiques attribuent cette hausse des températures à l’augmentation des épisodes de chaleur extrême, un phénomène directement lié au changement climatique d’origine humaine. En août 2025, le pays avait enregistré un pic historique à 41,8 °C dans la ville d’Isesaki, au nord de Tokyo.
Face à cette situation, les autorités japonaises ont d’ores et déjà adapté leur calendrier : plusieurs événements culturels et sportifs, comme le World Cosplay Summit de Nagoya, ont été reportés ou modifiés pour limiter l’exposition du public aux températures extrêmes. Ces ajustements pourraient se multiplier à l’avenir si la tendance se poursuit.
La situation rappelle également l’urgence d’agir face au changement climatique, dont les effets se font de plus en plus sentir sur la santé humaine et animale. Les prochaines semaines seront cruciales pour évaluer l’impact de cette vague de chaleur sur les écosystèmes japonais et adapter les politiques de prévention.
Les soigneurs du parc zoologique de Tama ont mis en place plusieurs dispositifs : arrosage régulier des enclos, amélioration de la ventilation et installation de climatiseurs d’appoint. Les lions sont également confinés dans des zones ombragées et leur accès aux espaces extérieurs est limité aux heures les moins chaudes de la journée.
Oui. L’été 2025 avait déjà été marqué par des températures records, avec un pic à 41,8 °C enregistré le 5 août à Isesaki. Les vagues de chaleur de 2026 s’inscrivent donc dans une tendance de fond, liée au changement climatique.