La Fédération tunisienne de football (FTF) a annoncé mardi 16 juin 2026, au lendemain d’une cinglante défaite (5-1) face à la Suède lors de son entrée en lice à la Coupe du monde, le départ de son sélectionneur Sabri Lamouchi. Comme le rapporte Ouest France, cette décision intervient dans un contexte de résultats décevants et ouvre la voie à l’arrivée probable d’Hervé Renard sur le banc des Carthaginois.
Ce qu'il faut retenir
- Défaite historique : la Tunisie s’incline 5-1 contre la Suède lors de son premier match de Coupe du monde.
- Licenciement immédiat : Sabri Lamouchi est limogé par la FTF dès le lendemain de cette contre-performance.
- Arrivée imminente d’Hervé Renard : l’ancien sélectionneur de la Côte d’Ivoire et de l’Arabie saoudite est le favori pour reprendre l’équipe.
- Retour en pleine compétition : Renard pourrait prendre en main l’équipe tunisienne alors que la compétition est déjà lancée.
Une défaite qui scelle le destin de Lamouchi
Le sélectionneur français Sabri Lamouchi, en poste depuis 2023, quitte ses fonctions après une entrée ratée en Coupe du monde. Selon les informations d’Ouest France, la défaite 5-1 enregistrée contre la Suède — une équipe pourtant en reconstruction — a précipité sa fin de cycle. Les dirigeants de la FTF ont justifié cette décision par la nécessité de « redonner un nouvel élan à l’équipe nationale », dans un communiqué publié mardi matin.
Cette défaite, la plus large encaissée par la Tunisie depuis plus de dix ans, a mis en lumière les lacunes défensives et offensives de l’équipe. Les critiques se sont multipliées à l’encontre de la stratégie de Lamouchi, notamment après le choix de certains joueurs et la gestion des remplacements. « Les résultats ne sont pas au rendez-vous, et c’est le collectif qui doit être repensé », a indiqué un membre de la direction de la FTF sous couvert d’anonymat.
Hervé Renard, l’homme providentiel ?
C’est donc Hervé Renard, figure expérimentée du football africain et mondial, qui est désormais pressenti pour reprendre les rênes de l’équipe tunisienne. L’ancien sélectionneur de la Côte d’Ivoire (2014-2015), de l’Arabie saoudite (2015-2017) et de la France (2012-2014) a déjà exprimé son intérêt pour le poste. « Je connais bien le football africain et les enjeux des sélections nationales. La Tunisie a un potentiel énorme », a-t-il déclaré à la presse internationale.
Renard, connu pour son pragmatisme et son sens tactique, pourrait apporter une stabilité bienvenue à une équipe en crise. Son expérience en Coupe du monde, où il a notamment mené le Maroc en quarts de finale en 2022, est un atout majeur. La FTF a déjà entamé les discussions avec son entourage pour officialiser son arrivée dans les prochains jours. Une annonce qui devrait intervenir avant le prochain match de la Tunisie, prévu ce week-end.
Un pari risqué pour la Tunisie
Le choix d’Hervé Renard représente un pari audacieux pour la Fédération tunisienne. Si l’expérience du technicien français est indéniable, son intégration dans un vestiaire tunisien déjà fragilisé pourrait s’avérer complexe. Les joueurs, certains proches de Lamouchi, devront rapidement s’adapter à une nouvelle philosophie de jeu. Par ailleurs, la pression des supporters et des médias locaux, habitués à des performances régulières, sera intense.
« Le plus important est de retrouver une dynamique positive. La Coupe du monde est une compétition où tout peut basculer rapidement », a rappelé un observateur du football africain. Pour la Tunisie, l’enjeu est double : éviter l’élimination prématurée tout en préparant l’après-compétition. La route s’annonce difficile, mais pas impossible.
Cette situation rappelle les défis auxquels sont confrontées de nombreuses sélections africaines en Coupe du monde, où les changements de sélectionneurs en pleine compétition sont devenus monnaie courante. Pour la Tunisie, l’heure est désormais à la reconstruction, sous le regard attentif de tout un pays.
Hervé Renard est un entraîneur français de 57 ans, spécialiste des sélections nationales. Il a mené la Côte d’Ivoire à la victoire en Coupe d’Afrique des nations en 2015 et a atteint les quarts de finale de la Coupe du monde 2022 avec le Maroc. La Tunisie mise sur son expérience et sa capacité à gérer des groupes en crise, comme il l’a démontré à plusieurs reprises.