Selon RFI, la capitale ukrainienne, Kiev, a été la cible samedi matin d’une série de frappes russes combinant drones et missiles. L’attaque a causé un bilan provisoire particulièrement lourd, avec au moins 17 morts et plus d’une cinquantaine de blessés. Ces frappes, visant principalement des entrepôts civils et logistiques situés dans et autour de la ville, illustrent l’intensification des hostilités dans cette zone stratégique malgré les appels internationaux à un cessez-le-feu.
Ce qu'il faut retenir
- Au moins 17 morts et plus de 50 blessés après des frappes russes sur Kiev et ses environs.
- Les attaques ont ciblé des entrepôts, civils et logistiques, dans la capitale ukrainienne.
- L’attaque survient dans un contexte d’escalade des tensions militaires entre les deux pays.
Des frappes combinées visant des infrastructures stratégiques
Les autorités ukrainiennes ont confirmé que les frappes de samedi matin ont été menées à l’aide de drones et de missiles de croisière, selon les premiers éléments recueillis par RFI. Les entrepôts touchés, situés à la périphérie de Kiev, abritaient des stocks de denrées alimentaires et de matériel médical, d’après les premières évaluations des services de secours locaux. « Les cibles étaient clairement choisies pour perturber les chaînes logistiques », a indiqué un responsable municipal sous couvert d’anonymat, avant d’ajouter que les secours continuaient de fouiller les décombres pour retrouver d’éventuels disparus.
Les frappes ont provoqué d’importants dégâts matériels, avec plusieurs bâtiments endommagés et des incendies localisés. Les sirènes d’alerte ont retenti à plusieurs reprises dans la matinée, plongeant momentarily la population dans un climat de tension. Les autorités locales ont demandé à la population de rester en alerte et de se conformer aux consignes de sécurité, alors que des hélicoptères de sauvetage survolaient la zone pour évacuer les victimes.
Un bilan provisoire en cours de consolidation
Le bilan humain, encore provisoire, pourrait s’alourdir dans les prochaines heures, selon les premiers retours des hôpitaux de Kiev. Les services médicaux ont fait état d’une affluence inhabituelle de blessés, dont certains dans un état critique. « Nous avons reçu une vingtaine de patients graves, principalement pour des traumatismes liés aux explosions », a déclaré un porte-parole de l’hôpital central de Kiev, cité par RFI. Les équipes médicales, déjà en tension en raison de la guerre, ont dû mobiliser l’ensemble de leurs ressources pour faire face à l’afflux de victimes.
Les autorités ukrainiennes ont annoncé l’ouverture d’une enquête pour déterminer si des crimes de guerre avaient été commis lors de ces frappes, conformément au droit international. « Toute attaque délibérée contre des infrastructures civiles constitue une violation flagrante du droit humanitaire », a rappelé le ministre ukrainien des Affaires étrangères dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux. De son côté, Moscou n’a pas encore réagi officiellement à ces accusations.
La situation humanitaire à Kiev, déjà fragile en raison des mois de conflit, risque de se dégrader davantage si les frappes se poursuivent. Les habitants, habitués aux alertes aériennes, doivent désormais composer avec la menace permanente d’attaques ciblées sur des infrastructures essentielles. Reste à savoir si ces frappes marquent un tournant dans la stratégie militaire russe ou si elles s’inscrivent dans une logique d’escalade progressive.
Selon les analystes militaires, les entrepôts civils représentent des cibles stratégiques car leur destruction perturbe directement l’approvisionnement des troupes et de la population. En ciblant ces infrastructures, Moscou cherche à affaiblir la logistique ukrainienne, déjà sous pression depuis le début de l’invasion en février 2022. Ces attaques s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à épuiser les ressources du pays, tout en minimisant les risques pour ses propres forces.