Un ancien commandant de bord d’Air Canada a été arrêté par les autorités canadiennes pour avoir exercé sans licence réglementaire pendant près de 17 ans, entre 2009 et 2025. Selon Ouest France, cet homme aurait opéré plus de 900 vols sans disposer de l’autorisation requise pour occuper cette fonction. La compagnie aérienne a précisé que la sécurité des passagers n’a jamais été compromise durant cette période.
Ce qu’il faut retenir
- 17 ans d’exercice illégal de la profession par un ancien commandant de bord d’Air Canada
- Plus de 900 vols réalisés sans licence réglementaire entre 2009 et 2025
- La sécurité des passagers n’a jamais été compromise, selon Air Canada
- L’homme a été arrêté par les autorités canadiennes pour exercice illégal de la profession
Un cas sans précédent dans l’histoire de la compagnie
L’affaire, révélée par Ouest France, met en lumière une situation exceptionnelle pour Air Canada. D’ordinaire, les pilotes doivent justifier d’une licence valide et régulièrement renouvelée pour exercer. Pourtant, cet ancien commandant de bord a pu voler pendant près de deux décennies sans que son absence de certification ne soit détectée. Les raisons de ce dysfonctionnement restent à éclaircir, mais la compagnie a tenu à rassurer : « La sécurité de nos passagers a toujours été notre priorité absolue », a déclaré un porte-parole d’Air Canada.
Les faits s’étendent sur une période particulièrement longue, de 2009 à 2025. Durant ces années, l’homme a accumulé plus de 900 vols, ce qui représente une charge de travail significative. Les autorités canadiennes n’ont pas précisé comment une telle situation a pu perdurer aussi longtemps, ni quels mécanismes de contrôle ont failli. Une enquête interne est en cours au sein d’Air Canada pour comprendre les failles ayant permis cet exercice illégal.
Les conséquences juridiques et professionnelles
L’arrestation de l’ancien pilote soulève plusieurs questions sur les sanctions encourues pour un tel manquement. Au Canada, l’exercice illégal d’une profession réglementée est passible de poursuites pénales, pouvant aller jusqu’à des amendes substantielles ou même une peine de prison dans les cas les plus graves. Les autorités n’ont pas encore communiqué sur les charges retenues contre l’intéressé, mais une procédure judiciaire est désormais engagée.
Côté professionnel, Air Canada pourrait être amenée à revoir ses protocoles de vérification des licences de ses pilotes. La compagnie a indiqué qu’elle collaborait pleinement avec les autorités pour faire la lumière sur cette affaire. « Nous prenons cette situation extrêmement au sérieux et mettons tout en œuvre pour éviter qu’elle ne se reproduise », a affirmé un responsable de la compagnie, cité par Ouest France.
Un impact limité sur la réputation de la compagnie
Malgré l’ampleur des faits, Air Canada a rapidement minimisé l’impact de cette affaire sur son image. La compagnie a rappelé que la sécurité de ses passagers n’avait jamais été menacée, ce qui constitue un argument central pour préserver la confiance des voyageurs. « Les passagers peuvent continuer à voyager en toute sérénité avec Air Canada », a-t-on assuré du côté de la compagnie.
Toutefois, cette affaire pourrait relancer le débat sur la rigueur des contrôles dans le secteur aérien. Les syndicats de pilotes, contactés par Ouest France, n’ont pas encore réagi publiquement. Une source proche du dossier a indiqué que « les vérifications croisées entre compagnies et autorités devraient être renforcées » pour éviter de telles dérives à l’avenir.
Cette affaire rappelle que, même dans un domaine aussi régulé que l’aviation, des failles peuvent subsister. Elle interroge aussi sur la responsabilité des compagnies aériennes dans la vérification des certifications de leurs employés.