En juin 1972, le Britannique Maurice Bailey et son épouse Maralyn prenaient la mer à bord de leur voilier, *Auralyn*, fraîchement retapé. Leur objectif ? Boucler un tour du monde en solitaire, comme le rapporte Ouest France. Mais leur périple a basculé en plein océan Pacifique, où une collision avec une baleine a envoyé leur embarcation par le fond. Pendant **117 jours**, le couple a lutté pour survivre à bord d’un radeau gonflable avant d’être secouru in extremis.
Ce qu'il faut retenir
- En juin 1972, Maurice et Maralyn Bailey quittent la Grande-Bretagne à bord du voilier Auralyn, en route pour un tour du monde.
- Leur bateau est heurté et coulé par une baleine dans le Pacifique, les laissant sans autre choix que de survivre sur un radeau gonflable.
- La dérive a duré **117 jours** avant leur sauvetage miraculeux.
Un voyage interrompu par la rencontre fatale
Maurice Bailey, alors âgé de 46 ans, et son épouse Maralyn, de deux ans sa cadette, avaient préparé leur expédition pendant des mois. Selon les récits ultérieurs rapportés par Ouest France, leur voilier *Auralyn* était en parfait état lorsque ils ont quitté les côtes britanniques. Pourtant, le 4 juin 1972, leur rêve de tour du monde s’est brisé en quelques instants. Une baleine a percuté leur coque, provoquant une voie d’eau irréparable. Le couple a eu à peine le temps d’embarquer dans leur radeau gonflable avant de voir leur bateau sombrer.
— « Nous avons entendu un énorme *crac* sous l’eau, puis le bateau s’est mis à gîter violemment », a déclaré Maurice Bailey des années plus tard. — « Nous savions que nous n’avions que quelques minutes pour agir. »
Quatorze semaines de survie sur un radeau de fortune
Une fois à bord du radeau, les Bailey ont dû faire face à une série de défis extrêmes. Le modèle utilisé, un Zodiac de type « Avon », ne mesurait que **3,6 mètres de long** pour **1,8 mètre de large**, selon les descriptions ultérieures. Avec une réserve initiale d’eau potable pour seulement **trois jours**, le couple a dû rationner chaque goutte. Leur seule source de nourriture provenait des poissons attrapés à la main ou avec des hameçons improvisés, tandis que l’eau de pluie recueillie dans des vêtements leur permettait de se désaltérer.
Les conditions météorologiques n’ont rien arrangé. Des tempêtes ont balayé leur embarcation, les projetant parfois à plusieurs mètres de haut. — « Nous étions trempés en permanence, et le froid nous glaçait jusqu’aux os », a souligné Maralyn Bailey dans un entretien cité par Ouest France. — « La nuit, nous dormions à tour de rôle, serrés l’un contre l’autre pour tenter de garder un peu de chaleur. »
Un sauvetage inespéré après 117 jours de dérive
Le 29 septembre 1972, après **plus de quatre mois** d’errance, le cargo sud-coréen *Hyundai No. 10* repère enfin le radeau des Bailey. À ce moment-là, ils avaient parcouru près de **6 000 milles nautiques** (environ **11 000 kilomètres**), dérivant entre les îles Galápagos et la Polynésie française. L’équipage du cargo, stupéfait de découvrir deux personnes encore en vie, les recueille immédiatement. Leur état de santé est critique : déshydratation avancée, épuisement extrême, mais surtout, une résistance psychologique remarquable.
— « Quand nous avons vu ce cargo, nous avons pleuré comme des enfants », a confié Maurice Bailey. — « Nous savions que c’était notre dernière chance. »
Un héritage de courage et de détermination
De retour en Angleterre, le couple a été accueilli en héros. Leur aventure a fait la une des journaux du monde entier, et des livres ont été écrits pour raconter leur incroyable épopée. En 1973, ils ont publié un récit détaillé de leur expérience, intitulé *Staying Alive*, qui est devenu un best-seller. Maurice Bailey est décédé en 2019 à l’âge de 93 ans, mais son épouse, aujourd’hui âgée de 97 ans, continue de partager leur histoire lors de conférences et d’interviews.
Leur histoire reste un témoignage poignant de la capacité humaine à endurer l’inimaginable. Comme le souligne Ouest France, leur cas illustre à quel point la survie en mer dépend autant de la préparation que de la chance. Une leçon qui, aujourd’hui encore, guide les marins et les secours en mer.
Ils disposaient d’un radeau gonflable de type Zodiac modèle « Avon », mesurant **3,6 mètres de long** pour **1,8 mètre de large**. Ce modèle, conçu pour des sauvetages en mer, était équipé d’une tente et de quelques outils de base, mais aucune réserve alimentaire ou hydrique significative.