Un jeune Français de 18 ans, titulaire d’un visa étudiant à Singapour, risque jusqu’à trois mois de prison pour atteinte à l’ordre public après avoir léché une paille avant de la replacer dans un distributeur automatique de boissons. Selon BMF - International, qui cite des documents judiciaires rendus publics ce lundi 27 avril 2026, le jeune homme a également été inculpé pour avoir causé un trouble matériel, une infraction passible de deux ans d’emprisonnement et d’une amende.

Didier Gaspard Owen Maximilien, 18 ans, a filmé son geste le 12 mars dernier avant de publier la vidéo sur Instagram en sachant pertinemment que cela « causerait ou risquerait de causer un désagrément au public », indiquent les pièces du dossier judiciaire. Les autorités singapouriennes estiment que son acte a engendré « une perte ou des dégâts injustifiés » pour l’entreprise iJooz, gestionnaire du distributeur concerné, qui a dû remplacer 500 pailles dans la machine. Une audience est prévue le 22 mai 2026 pour statuer sur cette affaire.

Ce qu'il faut retenir

  • Un étudiant français de 18 ans, Didier Gaspard Owen Maximilien, est poursuivi à Singapour pour avoir léché une paille avant de la remettre dans un distributeur de boissons.
  • Il encourt jusqu’à trois mois de prison pour atteinte à l’ordre public et deux ans de prison pour trouble matériel, en plus d’amendes.
  • Son geste a été filmé le 12 mars 2026 et publié sur Instagram, provoquant une réaction publique.
  • L’entreprise iJooz a dû remplacer 500 pailles après cette action, selon les autorités.
  • Une audience est prévue le 22 mai 2026 pour juger ce dossier.

Un acte filmé et diffusé sur les réseaux sociaux

Didier Gaspard Owen Maximilien a enregistré sa propre action le 12 mars 2026 dans un lieu public de Singapour, avant de publier la vidéo sur Instagram. Les autorités judiciaires locales ont retenu contre lui le fait d’avoir agi en pleine conscience des conséquences potentielles de son geste. Dans les documents judiciaires consultés par BMF - International, il est précisé que le jeune homme savait que sa publication « causerait ou risquerait de causer un désagrément au public ».

Cette vidéo a rapidement circulé en ligne, suscitant des réactions de surprise et d’indignation parmi les internautes singapouriens. Le The Straits Times, quotidien local de référence, a rapporté que les images avaient « choqué et inquiété » une partie de la population, illustrant l’impact immédiat de ce geste anodin en apparence, mais lourd de conséquences juridiques.

Des accusations graves et des peines potentiellement lourdes

Le parquet de Singapour a retenu deux chefs d’accusation à l’encontre du jeune Français. Le premier, l’atteinte à l’ordre public, est passible d’une peine maximale de trois mois de prison et d’une amende. Le second, le trouble matériel, est plus sévèrement sanctionné : jusqu’à deux ans d’emprisonnement et une amende, en raison des dommages estimés à l’entreprise iJooz. Selon les autorités, le remplacement de 500 pailles dans le distributeur concerné a entraîné des coûts logistiques et financiers non négligeables.

Ce type d’infraction s’inscrit dans un cadre juridique singapourien strict, où les atteintes à la salubrité publique et à l’hygiène collective sont prises très au sérieux. Singapour, connue pour son application rigoureuse des lois, n’hésite pas à sanctionner sévèrement les comportements jugés irrespectueux des normes sociales, même lorsqu’ils paraissent mineurs aux yeux des visiteurs étrangers.

Un visa étudiant en jeu et une audience décisive

Didier Gaspard Owen Maximilien, qui réside à Singapour dans le cadre d’un visa étudiant, voit désormais son statut remis en question par cette procédure judiciaire. Les conséquences de ce procès pourraient aller au-delà des peines encourues, avec un impact possible sur son autorisation de séjour dans le pays. Une audience est prévue le 22 mai 2026 pour examiner les charges retenues contre lui et déterminer les suites à donner.

Si le tribunal devait le condamner, le jeune homme pourrait faire face à une expulsion ou à une restriction de son visa, en plus des peines de prison et des amendes prévues par la loi. Singapour, qui accueille chaque année des milliers d’étudiants internationaux, rappelle ainsi que le respect des règles locales est une condition sine qua non pour poursuivre son séjour sur son territoire.

Et maintenant ?

L’audience du 22 mai 2026 s’annonce décisive pour Didier Gaspard Owen Maximilien, dont le cas illustre la rigueur du système judiciaire singapourien. Selon les observateurs, la décision pourrait servir de précédent pour les autorités locales dans la gestion des contentieux liés aux réseaux sociaux et aux atteintes à l’ordre public. Reste à voir si une médiation ou une peine alternative sera envisagée, ou si le jeune Français devra assumer pleinement les conséquences de son acte.

Cette affaire soulève également des questions sur la responsabilité des plateformes numériques et des utilisateurs en matière de diffusion de contenus. À l’ère des réseaux sociaux, où une vidéo peut devenir virale en quelques heures, les comportements individuels sont désormais soumis à une vigilance accrue, y compris à l’autre bout du monde.

Singapour applique une politique de tolérance zéro envers les atteintes à l’ordre public et à la salubrité collective. Le pays, qui mise sur une image de propreté et d’efficacité, considère que des actes comme celui-ci peuvent nuire à la cohésion sociale ou engendrer des coûts évitables. Les peines encourues visent donc à dissuader tout comportement pouvant perturber l’harmonie ou les normes sanitaires en vigueur.