Un quinquagénaire a été mis en examen pour « homicide sur conjoint » et placé en détention provisoire, ce jeudi 4 juin, après avoir avoué avoir étranglé sa compagne de 37 ans à Sarreguemines, en Moselle. Selon BFM - Faits Divers, l’homme s’est présenté spontanément au commissariat de la ville lundi soir pour reconnaître les faits, avant que l’autopsie ne confirme la strangulation comme cause du décès.

Ce qu'il faut retenir

  • Un homme de 50 ans a été mis en examen pour « homicide sur conjoint » après avoir avoué avoir étranglé sa compagne à Sarreguemines (Moselle).
  • Il a déclaré reprocher à sa compagne d’avoir entretenu une liaison avec un autre homme.
  • La victime, mère de famille de 37 ans, a été confirmée comme décédée par strangulation lors d’une autopsie.
  • Aucune plainte ni intervention policière n’avait été enregistrée avant les faits.
  • Un enfant de 3 ans, issu du couple, a été pris en charge par des membres de la famille.

Une confession spontanée suivie d’une mise en examen immédiate

L’homme, âgé de 50 ans, s’est rendu au commissariat de Sarreguemines lundi 2 juin en fin de soirée pour avouer avoir étranglé sa compagne. Dès sa garde à vue, il a réitéré ses déclarations, indiquant « reprocher à sa concubine d’avoir entretenu une liaison avec un autre homme », comme l’a précisé le procureur de la République de Metz, David Touvet, à l’Agence France-Presse (AFP).

L’autopsie réalisée mercredi matin a confirmé que la victime était décédée des suites d’une strangulation, corroborant ainsi les propos du mis en cause. L’enquête a été confiée au pôle criminel du parquet de Metz après un dessaisissement du procureur de Sarreguemines, Olivier Glady, initialement saisi. Ce dernier avait évoqué, mardi, des « cris » entendus par une voisine vers 17h30, alors que le médecin légiste situait l’heure du décès à 18 heures.

Un couple sans antécédents de violences signalées

Contrairement à de nombreux cas de féminicides conjugaux, le couple n’était pas connu des services de police ou de justice pour des violences intrafamiliales. Aucune plainte ni intervention des forces de l’ordre n’avait été enregistrée à leur domicile avant les faits. « Des traces de violences entre les clavicules et le cou de la femme ainsi que des traces de suffocation » avaient cependant été constatées lors de la levée de corps, selon Olivier Glady.

Le procureur de Metz a également confirmé que l’enfant du couple, âgé de 3 ans, avait été confié à des membres de la famille après le drame. Aucune information supplémentaire n’a été communiquée sur la situation de l’enfant ou les circonstances exactes des violences ayant précédé la mort de la jeune femme.

Un féminicide parmi une hausse nationale des violences conjugales

Ce cas s’inscrit dans un contexte national marqué par une augmentation de 11 % des féminicides conjugaux entre 2023 et 2024, avec 107 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024, selon les derniers chiffres officiels publiés en octobre 2025. Bien que les motivations de l’auteur restent spécifiques à cette affaire, elles rappellent les mécanismes récurrents dans les homicides conjugaux, où la jalousie ou la rupture du lien amoureux jouent souvent un rôle déclencheur.

Le parquet de Metz n’a pas précisé si d’autres investigations étaient en cours pour établir un mobile plus détaillé ou identifier d’éventuels tiers impliqués. L’enquête se poursuit sous la direction du pôle criminel, sans date de clôture annoncée pour l’instant.

Et maintenant ?

L’homme mis en examen pour « homicide sur conjoint » devrait être présenté devant un juge d’instruction dans les prochaines semaines. La procédure judiciaire suivra son cours, avec une possible mise en accusation devant la cour d’assises si les éléments à charge sont suffisants. Par ailleurs, ce drame pourrait relancer le débat sur la prévention des violences conjugales en Moselle, alors que les associations locales appellent régulièrement à renforcer les dispositifs de signalement et d’accompagnement des victimes.

Quant à l’enfant de 3 ans, son avenir judiciaire et social n’a pas été précisé par les autorités. Les prochaines étapes dépendront notamment des décisions du juge des enfants et des services sociaux compétents.

L’« homicide sur conjoint » désigne le meurtre d’un époux, concubin ou partenaire de PACS par son partenaire. Ce délit est puni de 30 ans de réclusion criminelle en France, selon l’article 221-4 du Code pénal. Il s’agit d’une circonstance aggravante spécifique aux violences conjugales.