La Cour de cassation italienne a confirmé, début août 2026, la condamnation d’un sexagénaire pour avoir construit et exploité un faux site archéologique dans les collines de la province de Vicence, dans le nord-est de l’Italie. Selon Ouest France, l’homme de 69 ans a écoulé son arnaque pendant près d’une décennie en faisant passer son « amphithéâtre » en plâtre et papier mâché pour un vestige romain authentique. Il en tirait un revenu en facturant l’entrée à 40 euros aux visiteurs, attirés par la promesse d’une plongée dans l’histoire antique.
Ce qu'il faut retenir
- Un faux site archéologique : un « amphithéâtre » en plâtre et papier mâché, présenté comme un vestige romain antique dans la province de Vicence.
- Une arnaque sur dix ans : l’homme a exploité son installation illégale de 2016 à 2026 avant d’être condamné par la justice italienne.
- Un business lucratif : l’entrée était vendue 40 € aux visiteurs, générant un revenu régulier pour son auteur.
- Deux chefs d’accusation : construction illégale et falsification d’œuvres d’art, retenus par la Cour de cassation italienne début août 2026.
- Un sexagénaire condamné : l’auteur des faits, aujourd’hui âgé de 69 ans, a vu sa peine confirmée en dernier recours.
Un stratagème monté de toutes pièces dans les collines italiennes
Dans les paysages verdoyants des collines de Vicence, un faux vestige romain a berné des dizaines, voire des centaines de visiteurs pendant près de dix ans. Selon les éléments rapportés par Ouest France, l’homme a façonné son « amphithéâtre » à l’aide de matériaux bon marché — plâtre et papier mâché — avant de le présenter comme une découverte archéologique majeure. Les détails de sa construction, bien que sommaires, ont suffi à convaincre plus d’un touriste en quête d’authenticité historique.
Le site, accessible moyennant un billet à 40 euros, attirait des curieux séduits par l’idée de fouler un lieu chargé de plus de deux mille ans d’histoire. Pendant une décennie, l’escroc a ainsi exploité cette tromperie, sans que les autorités locales ne décèlent la supercherie. Ce n’est qu’après des signalements répétés et une enquête approfondie que la justice italienne a pu établir la supercherie et engager des poursuites.
Deux chefs d’accusation retenus en dernière instance
La Cour de cassation italienne a rendu son verdict début août 2026, confirmant la condamnation de l’homme pour deux infractions distinctes. D’une part, la construction illégale d’un bâtiment sans autorisation préalable, en violation des règles d’urbanisme locales. D’autre part, la falsification d’œuvres d’art, au sens où son « amphithéâtre » était présenté comme une œuvre historique authentique, alors qu’il s’agissait d’une contrefaçon grossière.
« L’accusé a délibérément trompé le public en créant une illusion d’authenticité », a déclaré le procureur lors du procès, cité par Ouest France. Le montant des dommages et intérêts n’a pas été précisé, mais la justice a estimé que la tromperie avait causé un préjudice moral et financier aux visiteurs, ainsi qu’à l’image des sites archéologiques locaux. La peine prononcée en première instance, confirmée en appel puis en cassation, n’a pas été rendue publique.
Une condamnation qui interroge sur la protection du patrimoine
L’affaire soulève des questions sur la surveillance des sites historiques en Italie, un pays où le patrimoine archéologique attire des millions de touristes chaque année. Selon les associations de protection du patrimoine, les faux sites ou les détournements d’authenticité sont rares, mais cette affaire rappelle la nécessité de renforcer les contrôles. « Ce cas est exceptionnel par sa durée, mais il montre que même des installations modestes peuvent induire en erreur », a expliqué un archéologue local à Ouest France.
Les autorités de Vicence ont indiqué qu’elles allaient renforcer les inspections des sites touristiques, notamment ceux situés en dehors des zones archéologiques officielles. Une circulaire a été envoyée aux offices de tourisme locaux pour les sensibiliser à ce type de fraude. « Nous ne pouvons pas exclure que d’autres cas similaires existent », a reconnu un responsable municipal sous couvert d’anonymat.
Reste à savoir si cette affaire servira d’exemple pour dissuader d’éventuels imitateurs. Pour l’heure, les autorités locales ont ordonné la démolition du faux amphithéâtre, mettant fin à une supercherie qui avait duré bien plus longtemps que prévu.
Selon Ouest France, ce sont des signalements répétés de visiteurs mécontents, ainsi que des anomalies relevées par des archéologues locaux, qui ont permis d’identifier le faux site. Une enquête a ensuite confirmé l’utilisation de matériaux non historiques pour sa construction.