Comme le rapporte Franceinfo – Faits divers, un maire des Côtes-d'Armor a été placé en détention provisoire mardi 28 avril par le parquet de Saint-Brieuc, après avoir été soupçonné d'avoir dirigé un groupe sectaire. Selon les informations d'ICI Breizh Izel, il s'agit du maire de Tréogan, à la lisière du Morbihan et du Finistère.
Ce dernier doit être présenté devant le magistrat instructeur de Toulon dans les prochains jours, selon le parquet de Toulon. L'affaire remonte à octobre 2022, après la plainte d'une étudiante de 21 ans contre un homme alors âgé de 24 ans, qui affirmait « qu'il la menaçait de mort si elle quittait le groupe de discussions qu'il avait créé sur un réseau social se présentant comme spécialisé dans la rencontre de personnes à haut potentiel intellectuel », précise le parquet de Toulon.
Ce qu'il faut retenir
- Un maire des Côtes-d'Armor a été placé en détention provisoire pour avoir dirigé un groupe sectaire.
- Il est soupçonné d'avoir menacé de mort une étudiante de 21 ans.
- Cinq autres jeunes femmes ont été identifiées comme victimes potentielles.
Les faits
Les enquêteurs ont identifié cinq autres jeunes femmes résidant à différents endroits et susceptibles d'avoir été victimes du même homme, dont l'une était âgée de 17 ans à l'époque des faits. Deux d'entre elles ont refusé de déposer plainte, estimant n’avoir été victime d'aucune infraction. « Outre un contrôle très intrusif dans la vie personnelle et intime de ces jeunes femmes, des contributions financières auraient été mises en place, allant de quelques centaines d'euros pour certaines, et jusqu'à près de 30 000 euros déboursés pour l'une d'elles », détaille le parquet de Toulon.
Toujours selon le procureur, « l'une de ces femmes affirmait avoir vécu des violences psychologiques et avoir subi des actes sexuels sous la contrainte ». La section de recherches de la gendarmerie nationale de Marseille a participé aux investigations.
Les investigations
Une information judiciaire a été ouverte en décembre. Le mis en cause résidant alors dans le secteur d'Hyères (Var), la procédure a été communiquée au parquet de Toulon. Ce dernier a saisi la section de recherches de la gendarmerie nationale de Marseille pour poursuivre les investigations des chefs de menaces de mort et abus de faiblesse par le dirigeant « d'un groupement poursuivant des activités créant, maintenant, ou exploitant la sujétion psychologique des participants », c'est-à-dire d'un groupe à caractère sectaire.
Les prochaines étapes
Il est donc essentiel de suivre cette affaire de près et de voir comment les autorités compétentes vont traiter ce dossier. Les prochaines étapes seront cruciales pour déterminer le sort du maire et des personnes impliquées dans cette affaire.