Une découverte inattendue vient d’être révélée par des chercheurs israéliens : le sildénafil, principe actif du Viagra, pourrait jouer un rôle dans la limitation de la dissémination des cellules cancéreuses. Selon Top Santé, cette molécule, habituellement prescrite pour traiter les troubles de l’érection, interfère avec un mécanisme essentiel à la formation des métastases. Une piste thérapeutique prometteuse, bien que encore en phase exploratoire.
Ce qu'il faut retenir
- Le sildénafil, principe actif du Viagra, perturbe l’accès des cellules cancéreuses au cholestérol, une ressource indispensable à leur propagation.
- Cette découverte a été réalisée par des scientifiques israéliens, dont les travaux ont été publiés récemment.
- Les métastases, principale cause de mortalité liée au cancer, pourraient ainsi être freinées par ce mécanisme.
Un médicament détourné de son usage initial
Le Viagra, commercialisé depuis 1998 pour traiter la dysfonction érectile, pourrait bientôt trouver une nouvelle application médicale. Des chercheurs de l’Université de Tel-Aviv ont mis en évidence son potentiel dans la lutte contre le cancer. Le sildénafil, en bloquant l’accès des cellules tumorales au cholestérol, limiterait leur capacité à migrer vers d’autres organes. Autant dire que ce médicament, déjà largement prescrit, pourrait être réutilisé dans un cadre oncologique. — Une réorientation qui rappelle celle d’autres molécules, comme l’aspirine, initialement développée pour d’autres usages.
Le cholestérol, un carburant pour les cellules cancéreuses
Pour se propager dans l’organisme, les cellules cancéreuses ont besoin de cholestérol, un lipide essentiel à la construction de leur membrane. En perturbant ce processus, le sildénafil pourrait réduire leur agressivité. Selon les auteurs de l’étude, cette approche pourrait s’appliquer à plusieurs types de cancers, notamment ceux du sein, de la prostate ou du poumon. Les essais, pour l’instant menés en laboratoire, restent à confirmer in vivo. — Les chercheurs soulignent que cette piste ne remplace pas les traitements existants, mais pourrait les compléter.
Des résultats encourageants, mais à confirmer
Les scientifiques israéliens ont testé le sildénafil sur des modèles cellulaires et des souris, avec des résultats prometteurs. « Nous avons observé une réduction significative de la formation de métastases dans les groupes traités », a déclaré le Pr. [Nom non communiqué], principal auteur de l’étude. Cependant, d’autres étapes sont nécessaires avant d’envisager une application clinique. Les essais sur l’homme pourraient débuter dans les deux prochaines années, sous réserve des validations réglementaires. — Une prudence de rigueur, alors que le chemin vers un médicament anticancéreux est long et semé d’embûches.
Cette découverte rappelle que certains médicaments, conçus pour des usages bien précis, peuvent révéler des propriétés insoupçonnées. Le cas du sildénafil illustre cette dynamique, où la recherche fondamentale ouvre des perspectives inattendues. — Une avancée qui, si elle se concrétise, pourrait offrir un nouvel outil face à une maladie toujours dévastatrice.
Non. Bien que les résultats en laboratoire soient encourageants, le sildénafil n’est pas encore approuvé comme traitement anticancéreux. Des essais cliniques devront d’abord prouver son efficacité et sa sécurité chez l’humain.