Un navire de l’organisation Sea Shepherd, affiliée à la Fondation Watson, a été arraisonné par les autorités islandaises au large de ses côtes après une intervention contre un baleinier, comme le rapporte BMF - International.

Selon BMF - International, l’incident s’est produit ce vendredi 8 août 2026 dans les eaux territoriales islandaises. Le navire de la Fondation Watson, engagé dans une campagne contre la chasse à la baleine, aurait tenté d’empêcher un baleinier de harponner une baleine avant d’être intercepté par les garde-côtes islandais.

Ce qu'il faut retenir

  • Un navire de la Fondation Watson (Sea Shepherd) a été arraisonné par les autorités islandaises ce 8 août 2026 au large des côtes islandaises.
  • L’intervention fait suite à une tentative d’interdiction d’un baleinier en action de chasse.
  • Les autorités islandaises ont saisi le navire pour violation des eaux territoriales et entrave à une activité légale.
  • Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une campagne internationale contre la chasse à la baleine, déjà controversée en Islande.
  • L’Islande autorise encore une chasse « scientifique » à la baleine, malgré les critiques internationales.

Une action symbolique aux conséquences immédiates

D’après BMF - International, l’équipage du navire de la Fondation Watson affirmait avoir tenté d’empêcher un baleinier islandais de capturer une baleine dans une zone protégée. Les garde-côtes islandais ont cependant considéré cette intervention comme une intrusion dans leurs eaux territoriales, conduisant à l’arraisonnement du bâtiment.

Le capitaine du navire arraisonné, interrogé par BMF - International, a déclaré : « Nous agissons en vertu du droit international pour protéger les espèces menacées. Notre action était légitime, mais nous respectons la souveraineté islandaise ». Il a précisé que l’équipage n’opposait aucune résistance à l’interpellation.

Contexte : la chasse à la baleine en Islande, un sujet toujours sensible

L’Islande est l’un des rares pays au monde à autoriser encore la chasse à la baleine, sous couvert d’une dérogation pour des « activités scientifiques ». Chaque année, quelques dizaines de baleines sont prélevées dans les eaux islandaises, malgré les condamnations répétées de l’Union européenne et d’organisations de protection animale.

En 2025, le gouvernement islandais avait annoncé le maintien de cette pratique, arguant qu’elle relevait d’une « tradition culturelle ». Pourtant, les quotas de chasse n’ont cessé de diminuer ces dernières années, passant de plus de 200 baleines par an dans les années 2010 à une cinquantaine aujourd’hui, selon les chiffres officiels islandais.

— La Fondation Watson, organisation internationale de défense des océans, mène depuis des décennies des campagnes contre la chasse à la baleine, souvent en recourant à des actions directes comme celle qui a conduit à l’arraisonnement de ce navire.

Réactions et suites judiciaires en suspens

BMF - International indique que le navire arraisonné a été conduit vers le port de Reykjavik, où son équipage devrait être présenté devant un tribunal islandais dans les prochaines 48 heures. Les autorités n’ont pas encore précisé quelles charges pourraient être retenues contre les membres de l’équipage.

Du côté de la Fondation Watson, on évoque déjà une mobilisation internationale. L’organisation a appelé à la libération immédiate de son navire et de son équipage, qualifiant l’intervention des autorités islandaises de « disproportionnée ».

Et maintenant ?

Une audience préliminaire est prévue dès lundi 11 août 2026 à Reykjavik pour statuer sur la détention du navire et de son équipage. Selon des observateurs, l’Islande pourrait être tentée de durcir sa position après cette intervention, d’autant que le pays prépare une nouvelle saison de chasse à la baleine dans les prochains mois.

De son côté, la Fondation Watson a indiqué qu’elle « ne reculerait pas » dans ses actions, ce qui laisse présager de nouvelles tensions dans les semaines à venir.

L’incident soulève une nouvelle fois la question du statut juridique de la chasse à la baleine en Islande, alors que plusieurs pays européens, dont la France, ont déjà interdit cette pratique sur leur territoire.

La Fondation Watson, via son bras opérationnel Sea Shepherd, mène des campagnes contre la chasse à la baleine depuis les années 1970. L’Islande, bien que membre de l’Union européenne, maintient une chasse dite « scientifique », que l’organisation considère comme une couverture pour une activité commerciale illégale sous couvert de protection animale.

Ils pourraient être poursuivis pour violation des eaux territoriales islandaises et entrave à une activité légale. Les peines encourues varient selon la gravité des faits retenus, mais des amendes ou une expulsion du territoire islandais sont les scénarios les plus probables à court terme.