Une centaine de médecins du Grand hôpital de l’Est francilien (GHEF) ont été sommés de rembourser jusqu’à 80 000 euros chacun pour des versements jugés indus par le Trésor Public, selon Le Figaro.
Ces médecins avaient reçu des primes et des compléments de salaire pour les convaincre de rester dans l’hôpital, mais ces rémunérations ont depuis été jugées irrégulières par le Trésor Public. La direction de l’hôpital a expliqué que « nous n’avons pas eu d’autre choix » que de demander le remboursement de ces sommes.
Ce qu'il faut retenir
- Une centaine de médecins du GHEF sont concernés par cette demande de remboursement.
- Les sommes à rembourser peuvent aller jusqu’à 80 000 euros par médecin.
- Les rémunérations en question ont été jugées irrégulières par le Trésor Public.
Le contexte
Le GHEF, qui regroupe quatre établissements de Seine-et-Marne, avait accordé ces primes et compléments de salaire pour lutter contre la pénurie de soignants. Cependant, depuis 2025, l’hôpital a réclamé à ces médecins le remboursement de ces sommes, sur demande du Trésor Public.
Ce revirement concerne une centaine de praticiens du GHEF, soit 10% des effectifs. Les professionnels concernés sont pour moitié des médecins diplômés hors de l’Union Européenne (PADHUE) et pour l’autre des praticiens titulaires, selon la direction de l’hôpital.
Les réactions
Les médecins concernés ont exprimé leur incompréhension et leur indignation face à cette demande de remboursement. Certains ont déclaré se sentir « salis » et traités comme si ils avaient « volé l’hôpital ».
La direction de l’hôpital a toutefois assuré que pour l’instant « personne ne rembourse quoi que ce soit ». La majorité des praticiens ont instruit deux recours devant la justice : un recours en annulation, qui supprimerait les demandes de remboursement, et un recours en indemnité, qui statuerait sur le préjudice subi par les soignants.
Les conséquences
Malgré les assurances de la direction, une vague de démissions a eu lieu au sein de l’hôpital. 40% des radiologues ont quitté l’établissement, dont l’ancien chef de pôle. L’hôpital compense avec des prestataires privés et assure que cela ne lui revient pas plus cher qu’avant.
Yves Rébufat, médecin et président d’Action Praticiens Hôpital, a affirmé que les hôpitaux publics sont en « déficit chronique ». L’exemple du GHEF représente un cas exceptionnel par sa taille et son importance, mais « c’est un phénomène global en France ».
En conclusion, cette affaire met en lumière les difficultés rencontrées par les hôpitaux publics en France et les conséquences de la pénurie de soignants. Il est essentiel de trouver des solutions pour attirer et conserver les professionnels de la santé dans ces établissements, afin de garantir la qualité des soins et la sécurité des patients.