Dans le nord de l’Ille-et-Vilaine, une fromagerie familiale perpétue un savoir-faire anglais avec une touche bretonne. Selon Ouest France, Erica Hicks, une Australienne installée en Bretagne, et ses deux fils y fabriquent un cheddar atypique, élaboré à partir de lait de vaches normandes. Une spécialité qui séduit de plus en plus les amateurs de fromages locaux et internationaux.
Ce qu'il faut retenir
- Erica Hicks, originaire d’Australie, dirige une fromagerie en Ille-et-Vilaine avec ses deux fils.
- Leur produit phare est un cheddar fabriqué à partir de lait de vaches normandes.
- Ce fromage anglais s’inscrit dans un savoir-faire traditionnel tout en s’adaptant aux ressources locales.
- La fromagerie mise sur une production artisanale et une qualité distinctive.
Un savoir-faire anglais en terre bretonne
Au cœur du nord de l’Ille-et-Vilaine, une famille australienne a su s’imposer dans le paysage fromager breton. Erica Hicks, accompagnée de ses deux fils, a choisi de perpétuer la fabrication du cheddar, un fromage emblématique de la tradition fromagère anglaise. Pourtant, leur approche diffère des méthodes classiques : ils utilisent du lait de vaches normandes, une race bovine réputée pour la qualité de son lait. Une alliance inattendue qui donne naissance à un cheddar au profil unique, à mi-chemin entre les saveurs du terroir breton et les caractéristiques du fromage anglais.
La fromagerie, située dans un département où l’élevage laitier est bien implanté, bénéficie d’un approvisionnement local en lait. Ce choix reflète une volonté de s’inscrire dans une démarche à la fois traditionnelle et innovante. « Nous voulions apporter une touche d’originalité tout en restant fidèles à nos racines fromagères », a expliqué Erica Hicks à Ouest France.
Une production artisanale au service de la qualité
La fabrication du cheddar dans cette fromagerie repose sur un processus artisanal, où chaque étape est soigneusement contrôlée. Le lait, collecté auprès d’éleveurs normands, est transformé selon des méthodes ancestrales, avec un affinage qui peut s’étendre sur plusieurs mois. Le résultat est un fromage à pâte pressée, au goût fruité et légèrement acidulé, qui se distingue des cheddars industriels disponibles sur le marché.
La production reste limitée, ce qui garantit une qualité constante et une traçabilité totale. Les clients, qu’ils soient particuliers ou professionnels, apprécient cette approche qui met en avant le terroir et le travail manuel. « Chaque meule est un produit unique, façonné par le temps et le savoir-faire familial », précise Erica Hicks. Cette philosophie séduit une clientèle de plus en plus large, en quête de produits authentiques.
Une reconnaissance qui dépasse les frontières
Si la fromagerie est bien ancrée en Bretagne, sa réputation commence à s’étendre au-delà des frontières régionales. Les réseaux sociaux et les marchés locaux ont joué un rôle clé dans la diffusion de cette spécialité. Des dégustations et des salons fromagers ont permis de faire découvrir ce cheddar atypique à un public international. Certains amateurs étrangers, séduits par son profil gustatif, n’hésitent pas à se procurer des colis pour l’exporter jusqu’en Australie ou aux États-Unis.
Pour répondre à cette demande croissante, la famille Hicks envisage d’augmenter progressivement sa production, tout en conservant les mêmes standards de qualité. « Nous restons prudents pour ne pas sacrifier l’authenticité de notre produit », souligne Erica Hicks. Un équilibre délicat entre croissance et préservation d’un savoir-faire unique.
Si la Bretagne est connue pour ses crêpes et ses galettes, elle abrite aussi des trésors fromagers méconnus. Ce cheddar normand-britannique en est la preuve : un produit qui marie avec brio tradition et innovation. Une aventure gustative qui pourrait bien inspirer d’autres artisans du pays.
Le cheddar est actuellement disponible en vente directe à la fromagerie, située en Ille-et-Vilaine, ainsi que sur certains marchés locaux et via des commandes en ligne. Une boutique en ligne dédiée devrait ouvrir d’ici la fin de l’année 2026, selon Erica Hicks.