Une glace classique de supermarché pourrait s’avérer moins néfaste pour la glycémie qu’un sorbet, contrairement aux idées reçues. C’est ce que suggère une expérience menée par la biochimiste Jessie Inchauspé, spécialiste des effets des aliments sur le métabolisme. Selon nos confreres de Top Santé, cette observation remet en cause une habitude courante chez les consommateurs soucieux de leur taux de sucre dans le sang.
Ce qu'il faut retenir
- Une glace industrielle classique provoquerait des pics de glycémie moins élevés qu’un sorbet, selon Jessie Inchauspé.
- Les sorbets, souvent perçus comme une alternative saine, contiennent des sucres concentrés sans fibres ni protéines pour atténuer leur impact métabolique.
- L’expérience repose sur des mesures glycémiques comparatives réalisées après consommation des deux produits.
- Jessie Inchauspé recommande de privilégier les aliments qui limitent les variations brutales de glycémie.
Une expérience qui bouscule les idées reçues
Jessie Inchauspé, auteure de plusieurs ouvrages sur la glycémie et fondatrice de la plateforme Glucose Goddess, a partagé les résultats d’une expérience personnelle sur les réseaux sociaux. D’après ses observations, une glace classique de marque industrielle entraînerait une montée moins brutale de la glycémie qu’un sorbet, pourtant souvent présenté comme l’option « saine ». « Les gens pensent que les sorbets sont meilleurs, mais en réalité, leur teneur élevée en sucres rapides et l’absence de fibres ou de graisses pour ralentir l’absorption en font des bombes glycémiques », a-t-elle expliqué à Top Santé.
Pourquoi le sorbet est-il plus dangereux qu’il n’y paraît ?
Les sorbets, composés principalement d’eau, de sucre et d’arômes, affichent des indices glycémiques élevés. À l’inverse, certaines glaces industrielles intègrent des protéines ou des lipides, qui modèrent l’absorption des sucres. « Un sorbet est essentiellement un sirop glacé. Sans les éléments qui ralentissent la digestion, comme les fibres ou les graisses, le sucre passe immédiatement dans le sang », précise Jessie Inchauspé. Cette différence explique pourquoi une glace classique pourrait, dans certains cas, être moins néfaste pour la glycémie que son équivalent fruité.
Cette affirmation s’inscrit dans le cadre des travaux de la biochimiste, qui plaide depuis plusieurs années pour une meilleure compréhension des mécanismes glycémiques. Ses recommandations, relayées par de nombreux médias, visent à éduquer le public sur les choix alimentaires à privilégier pour stabiliser son taux de sucre dans le sang.
Quelles conclusions tirer pour les consommateurs ?
Jessie Inchauspé ne prône pas pour autant la consommation systématique de glaces industrielles. Elle rappelle que l’équilibre alimentaire reste la clé. Son expérience souligne simplement que toutes les options « sans sucre ajouté » ou « fruitées » ne sont pas nécessairement les meilleures pour la santé métabolique. « L’objectif n’est pas de diaboliser le sorbet, mais de montrer que les alternatives existent », a-t-elle souligné. Pour les personnes surveillant leur glycémie, elle suggère de combiner plaisir et modération, en optant par exemple pour des versions moins sucrées ou des portions réduites.
Les produits laitiers ou les glaces contenant des noix figurent parmi les options qu’elle considère comme moins agressives pour la glycémie, grâce à leur teneur en protéines ou en graisses. Une glace à la vanille classique, par exemple, pourrait ainsi représenter un choix plus raisonnable qu’un sorbet à l’orange, souvent dépourvu de ces éléments protecteurs.
Interrogée sur la portée de ses conclusions, la biochimiste a conclu : « La glycémie est un sujet complexe, et chaque individu réagit différemment. L’important est d’expérimenter pour trouver ce qui convient à son propre corps ». Une recommandation qui rappelle que, même en matière de nutrition, il n’existe pas de solution universelle.
Selon Jessie Inchauspé, l’impact dépend principalement de la concentration en sucres et de l’absence d’éléments ralentissant leur absorption. Certains sorbets allégés en sucre ou enrichis en fibres pourraient présenter un profil plus favorable, mais leur teneur en fibres reste généralement faible.