Une équipe de scientifiques a identifié une nouvelle espèce d’amphibien dans les montagnes costariciennes, à proximité directe de plantations de caféiers. Selon Libération, cette rainette, provisoirement nommée «grenouille du café» en raison de son habitat, a été officiellement décrite dans la revue spécialisée Ichthyology & Herpetology le 3 juillet 2026. La découverte, réalisée dans le village de San Lorenzo de Tarrazú, dans la province de San José, marque un ajout significatif à la biodiversité locale, souvent menacée par les activités agricoles intensives.
Ce qu'il faut retenir
- Une nouvelle espèce de rainette, surnommée «grenouille du café», a été découverte à San Lorenzo de Tarrazú, dans la province de San José au Costa Rica.
- L’amphibien a été identifié près de plantations de caféiers, d’où son nom vernaculaire.
- La découverte a été publiée le 3 juillet 2026 dans la revue scientifique Ichthyology & Herpetology.
- Cette rainette représente un nouvel exemple de la biodiversité costaricienne, souvent en interaction avec les écosystèmes agricoles.
Une espèce liée aux zones caféières
Les chercheurs ont localisé l’individu dans un environnement montagneux, à proximité immédiate de parcelles de caféiers. Selon Libération, cette localisation n’est pas anodine : elle suggère que cette nouvelle espèce pourrait être adaptée aux zones où l’agriculture est intensive. Les auteurs de l’étude soulignent que cette rainette se distingue par des caractéristiques morphologiques spécifiques, comme une coloration particulière et une taille réduite, typique des amphibiens vivant en altitude.
« Cette espèce pourrait jouer un rôle dans l’écosystème local, notamment en régulant les populations d’insectes », a précisé l’un des principaux auteurs de l’étude, le biologiste Adrián García-Rodríguez, interrogé par Libération. « Son habitat, en bordure de cultures, soulève également des questions sur sa résilience face aux changements d’usage des sols. »
Une publication dans une revue scientifique spécialisée
La découverte a été officialisée dans le numéro de juillet 2026 de Ichthyology & Herpetology, une revue à comité de lecture dédiée à l’étude des animaux aquatiques et des amphibiens. Selon Libération, cette publication s’inscrit dans le cadre d’un projet plus large visant à inventorier les espèces méconnues des zones tropicales d’Amérique centrale. Les spécimens collectés ont fait l’objet d’analyses génétiques et morphologiques approfondies pour confirmer leur statut d’espèce distincte.
« Le processus de description d’une nouvelle espèce peut prendre plusieurs années, mais ici, les données étaient suffisamment convaincantes pour justifier une publication rapide », a expliqué García-Rodríguez. « Nous avons pu comparer ces rainettes avec d’autres espèces du même genre, notamment au Panama et au Nicaragua, ce qui a permis de confirmer leur singularité. »
Un écosystème sous pression
Le Costa Rica, connu pour sa riche biodiversité et ses politiques environnementales strictes, abrite près de 200 espèces de rainettes, dont une grande partie est endémique. Cependant, comme le rappelle Libération, ces amphibiens sont particulièrement vulnérables aux modifications de leur habitat, qu’elles soient naturelles ou anthropiques. L’expansion des cultures, notamment celle du café, est souvent pointée du doigt pour son impact sur les milieux humides, essentiels à la reproduction des amphibiens.
« La découverte de cette nouvelle espèce est une bonne nouvelle, mais elle nous rappelle aussi l’urgence de protéger ces écosystèmes fragiles », a souligné García-Rodríguez. « Les zones de montagne comme San Lorenzo de Tarrazú sont des hotspots de biodiversité, mais elles sont aussi menacées par l’intensification agricole. »
Les scientifiques appellent également à une meilleure prise en compte des amphibiens dans les politiques de conservation, notamment dans les zones où l’agriculture domine. « Nous espérons que cette rainette deviendra un symbole de la biodiversité costaricienne, à l’instar du quetzal ou du paresseux », a conclu García-Rodríguez. « Mais pour cela, il faudra agir vite. »