Selon Top Santé, intégrer une simple poignée de légumineuses au déjeuner pourrait contribuer à diminuer le taux de cholestérol LDL, souvent désigné comme le « mauvais cholestérol ». Une recommandation partagée par la nutritionniste espagnole Júlia Farré, qui s’appuie sur des preuves scientifiques tout en soulevant des questions pratiques sur les quantités à consommer et la tolérance individuelle.
Ce qu'il faut retenir
- Une poignée de légumineuses au déjeuner est présentée comme un moyen efficace pour réduire le cholestérol LDL, selon la nutritionniste Júlia Farré.
- Cette suggestion repose sur des études scientifiques, mais son application concrète suscite des interrogations sur les doses et la digestibilité.
- Les légumineuses, riches en fibres solubles, sont reconnues pour leur rôle dans la régulation du cholestérol.
- Le conseil est popularisé via la plateforme TikTok, où Júlia Farré partage régulièrement des conseils en nutrition.
Un remède naturel soutenu par la science
Júlia Farré, nutritionniste reconnue et auteure de plusieurs ouvrages sur l’alimentation saine, affirme que la consommation d’une poignée de légumineuses à midi pourrait avoir un impact significatif sur la baisse du cholestérol LDL. « Les légumineuses sont une excellente source de fibres solubles, explique-t-elle. Ces fibres se lient au cholestérol dans le système digestif et aident à l’éliminer naturellement. » Selon elle, une portion de 30 à 50 grammes suffirait à observer des effets bénéfiques sur le long terme. Cette recommandation s’inscrit dans une approche globale visant à améliorer les habitudes alimentaires sans recourir systématiquement à des médicaments.
Cette affirmation n’est pas isolée. Plusieurs études épidémiologiques ont déjà mis en lumière le lien entre la consommation régulière de légumineuses et la réduction des taux de LDL. Une méta-analyse publiée dans le Journal of the American Heart Association en 2020 soulignait qu’une augmentation de 10 grammes par jour de fibres solubles était associée à une baisse de 5 à 10 % du cholestérol LDL. Autant dire que l’hypothèse de la nutritionniste espagnole s’appuie sur des bases scientifiques solides.
Des limites pratiques à ne pas négliger
Si l’idée semble séduisante, son application soulève des questions de quantité et de tolérance. Combien de fois par semaine faut-il consommer des légumineuses pour en tirer des bénéfices ? Fèves, lentilles, pois chiches ou haricots rouges : lesquelles sont les plus efficaces ? Et surtout, comment intégrer cette habitude sans souffrir de troubles digestifs ? « Le passage brutal à une alimentation riche en légumineuses peut provoquer des ballonnements ou des gaz, précise Júlia Farré. Il est conseillé de commencer par de petites quantités et d’augmenter progressivement. »
Côté fréquence, la nutritionniste recommande d’en consommer au moins trois fois par semaine. Une fréquence qui correspond aux préconisations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour une alimentation équilibrée. Reste que pour les personnes souffrant de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) ou d’intolérances spécifiques, cette suggestion doit être adaptée sous supervision médicale.
« Les légumineuses sont une excellente source de fibres solubles. Ces fibres se lient au cholestérol dans le système digestif et aident à l’éliminer naturellement. »
— Júlia Farré, nutritionniste
Enfin, si cette astuce semble prometteuse, elle ne remplace pas un suivi médical personnalisé, surtout pour les personnes sous traitement contre l’hypercholestérolémie. En attendant des données plus précises, les légumineuses restent un atout nutritionnel à explorer, à condition d’y aller avec mesure.
Selon Júlia Farré, une portion de 30 à 50 grammes par jour, soit l’équivalent d’une petite poignée, suffirait à observer des effets bénéfiques. Elle recommande également une fréquence minimale de trois fois par semaine pour des résultats durables.