Avec Vampire Survivors, le studio indépendant Poncle avait marqué l’histoire du jeu vidéo en 2022 en proposant une expérience minimaliste mais diablement efficace. Trois ans plus tard, le développeur Luca Galante récidive avec un spin-off nommé Vampire Crawlers: The Turbo Wildcard from Vampire Survivors, qui reprend la recette à succès tout en y ajoutant une dimension de deck-building et d’éléments roguelite. Selon Numerama, ce nouvel opus confirme le talent de Poncle pour créer des mécaniques de jeu profondément addictives, sans pour autant être une suite directe de l’original.

Ce qu'il faut retenir

  • Un spin-off innovant : Vampire Crawlers reprend l’univers de Vampire Survivors en y intégrant un système de construction de deck et des éléments roguelite, tout en abandonnant les vampires.
  • Un gameplay addictif : Le jeu mise sur des enchaînements de cartes et des combos pour récompenser les joueurs, avec un système de mana qui ajoute une couche stratégique.
  • Une esthétique revisitée : Les décors passent en 3D à la première personne, tout en conservant l’ambiance sonore et visuelle de l’original, avec des bruitages satisfaisants comme des « slat slat » ou « shliiink ».
  • Un succès critique et public : Comme son prédécesseur, Vampire Crawlers est salué pour sa capacité à rendre chaque partie unique, malgré des runs qui se terminent invariablement par un échec.
  • Des points perfectibles : Certains aspects, comme l’interface du hub central ou la répétitivité structurelle, sont critiqués, mais n’entament pas l’expérience globale.

Un héritage revisité : quand le minimalisme rencontre l’innovation

Lorsqu’il découvre Vampire Survivors en 2022, Luca Galante, fondateur du studio Poncle, ne se doute pas que son titre va révolutionner le paysage des jeux vidéo indépendants. Avec ses sprites grossiers, son gameplay rudimentaire et l’absence totale d’intrigue narrative, le jeu semble, à première vue, loin des standards habituels. Pourtant, Numerama rappelle que c’est précisément cette simplicité qui a séduit des millions de joueurs à travers le monde. Le titre repose sur une mécanique de boucle de gameplay ultra-addictive, où le joueur doit survivre le plus longtemps possible face à des vagues d’ennemis générées aléatoirement.

Trois ans plus tard, Poncle propose un spin-off intitulé Vampire Crawlers: The Turbo Wildcard from Vampire Survivors. Le concept ? Transposer l’univers du jeu original dans un système de deck-building, tout en intégrant des éléments roguelite — un mélange audacieux de construction de deck et de progression procédurale. Selon Numerama, l’originalité réside dans le fait que le jeu n’intègre aucun vampire, malgré son titre évocateur. À la place, le joueur incarne des personnages dotés de compétences uniques, évoluant dans des donjons générés aléatoirement, où chaque partie est une nouvelle aventure.

Une immersion renforcée, des mécaniques repensées

Dès les premières minutes, Vampire Crawlers se distingue par son changement de perspective. Là où Vampire Survivors misait sur une vue en 2D, ce nouvel opus adopte une vue en 3D à la première personne, rappelant les premiers FPS comme Doom. Les décors, bien que sommaires, ont été retravaillés pour offrir une immersion accrue. Numerama souligne que certains environnements, comme les donjons, sont « magnifiques à leur manière », avec une attention particulière portée aux détails et à l’ambiance sonore. Les bruitages, hérités de l’original, restent omniprésents : « slat slat », « shliiink », « broouuim » ou encore « cling cling » ponctuent chaque action, créant une expérience sensorielle gratifiante.

Le cœur du gameplay repose sur un système de cartes à jouer, chacune représentant une attaque, une défense ou un effet passif ou actif. Chaque carte a un coût en mana, allant de 0 à 3 points, voire plus. Le joueur doit donc construire son deck en temps réel, tout en planifiant des combos pour maximiser l’efficacité de ses attaques. Numerama explique que la mécanique repose sur l’enchaînement des cartes selon leur coût en mana : plus le joueur monte en puissance, plus les multiplicateurs s’accumulent, récompensant les enchaînements ambitieux. Une fois un ennemi rencontré, le combat s’engage, et le joueur doit gérer à la fois sa main de cartes et ses ressources pour survivre.

Un équilibre entre stratégie et chaos contrôlé

Pour Numerama, l’attrait principal de Vampire Crawlers réside dans sa capacité à récompenser à la fois la stratégie et l’expérimentation. Chaque personnage possède des compétences uniques, et le joueur peut choisir de fuir les combats ou de s’y engager de front, selon sa stratégie. Une fois engagé, le système de combos ajoute une couche de profondeur : enchaîner des cartes dans l’ordre croissant de leur coût en mana déclenche des effets multiplicateurs, transformant une simple attaque en un raz-de-marée destructeur.

Le jeu propose également un système de progression procédurale, typique des jeux roguelite. Chaque partie, ou « run », se termine par un échec inévitable, mais les récompenses accumulées — expérience, pièces, nouvelles cartes ou bonus — permettent de progresser et d’améliorer son deck. Numerama note que cette mécanique, bien que frustrante à première vue, devient rapidement addictive, car chaque défaite est une opportunité d’apprendre et d’expérimenter de nouvelles combinaisons. « Le besoin, presque physique, d’y retourner se fait de plus en plus fort », observe la source.

Des défauts mineurs, une expérience globale captivante

Malgré ses qualités, Vampire Crawlers n’est pas exempt de critiques. Numerama relève notamment un hub central un peu déroutant, une interface parfois peu engageante, et une certaine répétitivité dans la structure des donjons. Ces défauts, bien que réels, ne suffisent pas à entamer l’expérience globale. Le jeu est salué pour son système de pictogrammes clair, qui permet de reconnaître instantanément les effets des cartes, et pour sa capacité à rendre chaque partie unique grâce aux différentes combinaisons de personnages, de bonus et de cartes.

L’interface, bien que perfectible, reste fonctionnelle et ne nuit pas à l’immersion. Numerama souligne que le jeu parvient à maintenir un équilibre entre simplicité et profondeur, offrant une expérience accessible aux nouveaux joueurs tout en proposant une courbe de progression satisfaisante pour les vétérans. « Tout reste lisible et vous ne serez que très rarement perdu », précise la source.

Et maintenant ?

Avec un succès critique et public déjà bien établi, Vampire Crawlers pourrait bien s’imposer comme un incontournable du genre, aux côtés de son prédécesseur. Poncle pourrait poursuivre sur cette voie en développant d’autres spin-offs ou en enrichissant l’expérience actuelle avec du contenu additionnel. Reste à voir si le studio parviendra à maintenir cette dynamique sur le long terme, alors que l’engouement pour les jeux roguelite et les mécaniques de deck-building continue de croître dans l’industrie vidéoludique.

Pour les joueurs en quête d’une expérience à la fois stratégique, immersive et addictive, Vampire Crawlers se présente comme une option idéale. Entre l’héritage de Vampire Survivors et l’innovation apportée par son système de deck-building, ce spin-off prouve que Poncle sait exploiter les recettes à succès sans tomber dans la redondance.

Non, il s’agit d’un spin-off, c’est-à-dire un dérivé indépendant. Vampire Crawlers reprend l’univers et certaines mécaniques de Vampire Survivors, mais il introduit un nouveau système de gameplay axé sur le deck-building et les éléments roguelite, sans inclure de vampires dans son gameplay.

Oui, mais il nécessite une courbe d’apprentissage, notamment lors de la première heure de jeu. Après un premier run complet, les mécaniques deviennent plus claires et le système de gestion de deck reste gérable, à condition de bien comprendre le rôle de chaque carte. Numerama souligne que le jeu est conçu pour récompenser l’expérimentation et la prise de risque.