Hernán Gil, 43 ans, agent de sécurité à Catia La Mar, résiste depuis sept jours sous les décombres d’un immeuble de sept étages. Selon Le Figaro, son calvaire s’inscrit dans le bilan d’une catastrophe bien plus large : les séismes dévastateurs qui ont frappé le Venezuela le 24 juin dernier, faisant plus de 2 000 morts et réduisant en ruines des zones côtières entières.
Ce qu’il faut retenir
- Hernán Gil, agent de sécurité de 43 ans, est coincé sous sa guérite depuis le 24 juin dans un immeuble effondré de Catia La Mar.
- Les deux séismes meurtriers survenus le 24 juin ont causé plus de 2 000 morts au Venezuela.
- Catia La Mar, zone côtière, a été presque entièrement détruite par les tremblements de terre.
- Plusieurs centaines de sauveteurs s’activent pour tenter de le sortir des décombres, selon une journaliste de l’AFP.
- Les opérations sont ralenties par des difficultés logistiques et l’absence de matériel adapté, notamment de grues.
Un homme survivant sous les décombres
Hernán Gil, employé comme agent de sécurité dans un immeuble de Catia La Mar, se trouve depuis le 24 juin piégé sous sa guérite, écrasée par l’effondrement de la structure. D’après les informations recueillies par Le Figaro, il serait le seul survivant d’un bâtiment de sept étages entièrement rasé par les séismes. Sa situation préoccupe les équipes de secours, qui tentent depuis plusieurs jours de le localiser avec précision sous les tonnes de béton et de ferraille.
Les opérations de sauvetage, menées par plusieurs centaines de sauveteurs mobilisés sur place, s’avèrent particulièrement complexes. Les accès aux décombres sont étroits, instables, et les risques d’effondrement secondaire persistent. Hernán Gil, dont la position exacte reste difficile à déterminer, aurait survécu en puisant dans ses réserves d’eau et de nourriture pendant une semaine, avant d’être repéré par les équipes de secours.
Un bilan humain et matériel effroyable
Les deux tremblements de terre survenus le 24 juin au Venezuela ont laissé derrière eux un paysage de désolation. Selon les dernières estimations officielles, le bilan s’élève à plus de 2 000 morts, tandis que des milliers de personnes restent portées disparues. Catia La Mar, une localité côtière de l’État de Vargas, a été particulièrement touchée : 90 % des infrastructures y ont été endommagées ou détruites, selon les autorités locales.
Les répliques continuent de secouer la région, compliquant les opérations de sauvetage. Les habitants, traumatisés, vivent dans des abris de fortune ou sous des bâches, dans l’attente d’une aide humanitaire qui se fait encore attendre. Les autorités vénézuéliennes, déjà fragilisées par une crise politique et économique prolongée, peinent à mobiliser les moyens nécessaires pour gérer cette catastrophe.
Des difficultés logistiques qui ralentissent les secours
L’absence de grues et d’équipements lourds freine considérablement les efforts des sauveteurs. Selon plusieurs observateurs cités par Le Figaro, le gouvernement vénézuélien serait dans l’incapacité d’acheminer les engins nécessaires pour dégager les décombres. Cette situation aggrave le désarroi des familles des victimes et des rescapés, qui dénoncent un manque de coordination et de moyens.
Les images diffusées par les médias locaux montrent des équipes de bénévoles et de pompiers tentant de progresser à mains nues ou avec des outils rudimentaires. Certains habitants ont formé des chaînes humaines pour évacuer les débris, tandis que des ONG internationales appellent à une aide d’urgence plus massive. La question des communications, souvent coupées dans les zones sinistrées, ajoute une couche supplémentaire de complexité aux opérations.
Un espoir fragile pour Hernán Gil
Malgré l’urgence de la situation, les équipes de secours refusent d’abandonner. Hernán Gil, dont l’état de santé reste inconnu, serait toujours en vie, d’après les informations transmises par les autorités locales. Les sauveteurs tentent de stabiliser les structures autour de lui pour éviter tout nouvel effondrement, tout en cherchant à localiser avec précision sa position sous les décombres.
Un porte-parole des secours a indiqué à l’AFP que « les chances de le retrouver vivant diminuent à chaque heure qui passe », tout en précisant que « les efforts se poursuivent sans relâche ». Les familles des victimes, réunies près du site, suivent les opérations avec angoisse, espérant contre toute attente un miracle.
Une crise qui révèle les failles de l’État vénézuélien
Ce drame met en lumière l’état de déliquescence des infrastructures et des services publics au Venezuela, aggravé par des années de crise économique et de sanctions internationales. Les témoignages recueillis par Le Figaro soulignent l’absence de moyens techniques et humains pour faire face à une telle catastrophe. Certains habitants dénoncent un « abandon systématique » de la part des autorités, incapables d’assurer même les secours les plus élémentaires.
Les appels à l’aide internationale se multiplient, mais les retards dans l’acheminement des secours prolongent l’agonie des rescapés et des familles endeuillées. Dans ce contexte, Hernán Gil incarne à lui seul l’espoir ténu d’une issue positive, alors que le pays tout entier tente de se relever d’un des séismes les plus meurtriers de son histoire récente.
Les séismes survenus le 24 juin 2026 au Venezuela sont liés à la faille de La Victoria, une zone de subduction active située près de la côte nord du pays. Cette faille, déjà responsable de tremblements de terre historiques, a provoqué deux secousses majeures de magnitude supérieure à 7 sur l’échelle de Richter, selon l’Institut géophysique vénézuélien cité par Le Figaro.