L’artiste urbain portugais Alexandre Farto, plus connu sous le pseudonyme de Vhils, est mis à l’honneur dans le numéro 1853 du Courrier International, qui lui consacre un dossier illustré. À travers des réalisations disséminées aux quatre coins du globe, de la banlieue sud de Lisbonne jusqu’aux pyramides d’Égypte, l’artiste interroge les visages du monde contemporain à travers son art mural et sculptural.
Ce qu'il faut retenir
- Vhils, de son vrai nom Alexandre Farto, est un artiste urbain portugais reconnu internationalement pour ses œuvres murales et sculpturales.
- Son travail repose sur l’extraction et la révélation de visages, souvent à partir de murs ou de surfaces urbaines, mêlant destruction et création.
- Parmi ses réalisations les plus emblématiques figurent des œuvres situées à Lisbonne, en Égypte, au Brésil ou encore en Chine.
- Le numéro 1853 du Courrier International lui consacre un dossier spécial avec des images de ses œuvres majeures.
- Ses créations interrogent les dynamiques sociales et historiques des lieux où elles sont implantées.
Un artiste engagé dans le paysage urbain mondial
Né en 1987 à Lisbonne, Alexandre Farto, alias Vhils, s’est rapidement imposé comme une figure majeure de l’art urbain. Sa technique, qui consiste à extraire des portraits en creusant des murs ou des surfaces, lui permet de transformer des espaces ordinaires en œuvres chargées de sens. Selon Courrier International, Vhils explore ainsi « les visages invisibles de la société », en mettant en lumière les histoires oubliées ou marginalisées des villes où il intervient.
Son approche artistique, à la fois destructrice et constructive, interroge le rapport entre mémoire collective et urbanisation. Que ce soit à travers des fresques monumentales ou des installations en trois dimensions, l’artiste portugais impose une esthétique brute et poétique, où chaque trait révèle une partie de l’histoire locale.
Des œuvres disséminées sur trois continents
Le tour du monde de Vhils commence dans sa ville natale, Lisbonne, où il a marqué des quartiers emblématiques comme le Cova da Moura, une zone socialement défavorisée au sud de la capitale portugaise. C’est là qu’il a réalisé certaines de ses premières œuvres, comme sa série « Scratching the Surface », où il utilise des outils de gravure pour faire émerger des visages dans le béton.
Mais c’est aussi en Égypte, aux pieds des pyramides de Gizeh, que Vhils a laissé sa trace. En 2017, il a créé une fresque monumentale intitulée « Faces of the Past », qui dialogue avec l’histoire millénaire du pays. D’autres projets notables incluent des interventions à Rio de Janeiro (Brésil), où il a travaillé dans des favelas, ou encore à Shanghai (Chine), où ses œuvres explorent les tensions entre tradition et modernité.
Une reconnaissance internationale croissante
La carrière de Vhils s’étend désormais bien au-delà des frontières portugaises. Ses œuvres ont été exposées dans des galeries et festivals internationaux, de la Biennale de Venise à des événements dédiés à l’art urbain en Europe et en Amérique latine. Courrier International souligne que son travail est « devenu un langage universel pour raconter les histoires des oubliés », une affirmation corroborée par les nombreuses commandes publiques et privées qu’il reçoit chaque année.
En 2025, Vhils a également lancé un projet pédagogique, « Vhils Education », visant à initier les jeunes publics à l’art urbain et à la création de portraits à partir de matériaux recyclés. Une initiative qui s’inscrit dans la continuité de sa démarche artistique, mêlant engagement social et transmission.
Avec un numéro spécial du Courrier International qui lui est entièrement dédié, Vhils confirme sa place parmi les artistes urbains les plus influents de sa génération. Son art, à la fois brut et profondément humain, continue de marquer les murs du monde entier, offrant à chacun l’opportunité de voir l’invisible.
Vhils utilise principalement une technique de gravure et d’extraction sur des surfaces murales ou urbaines. Il creuse la matière – béton, bois ou métal – pour faire émerger des portraits en relief, révélant ainsi les couches historiques et sociales des lieux où il intervient.