Plusieurs rassemblements contre les violences sexuelles sont organisés ce samedi 4 juillet dans plusieurs villes de France. L’initiative, portée par la Coalition féministe et enfantiste – qui regroupe **150 associations** – intervient dans un contexte marqué par l’affaire Lyhanna, une collégienne de 11 ans violée puis assassinée fin mai. Selon Ouest France, ces marches visent à interpeller les pouvoirs publics sur les lacunes du système judiciaire face à ces crimes.
Ce qu'il faut retenir
- Des marches sont organisées ce samedi 4 juillet dans plusieurs villes de France.
- La mobilisation est portée par la Coalition féministe et enfantiste, regroupant 150 associations.
- L’affaire Lyhanna, 11 ans, violée et assassinée fin mai, a servi de déclencheur à ces rassemblements.
- Ces marches réclament une loi intégrale contre les violences sexuelles.
Une mobilisation née d’un drame national
L’affaire Lyhanna a révélé les failles du système judiciaire dans la prise en charge des violences sexuelles. La collégienne de 11 ans, dont le corps a été retrouvé fin mai, avait été victime d’un viol avant son assassinat. Le caractère particulièrement choquant de ce crime a conduit la Coalition féministe et enfantiste à lancer un appel national pour une loi globale contre ces violences. Selon Ouest France, cette mobilisation s’inscrit dans une volonté de transformer l’indignation en actions concrètes.
La Coalition, qui rassemble des associations de défense des droits des femmes et des enfants, dénonce depuis des années l’insuffisance des moyens alloués à la prévention et à la répression de ces infractions. « Cette affaire montre que le système actuel ne protège pas suffisamment les victimes », a souligné une porte-parole de l’une des associations membres, citée par le quotidien. Les organisateurs rappellent que les violences sexuelles concernent chaque année des dizaines de milliers de personnes en France.
Des rassemblements dans une dizaine de villes
Les marches sont prévues dans une dizaine de villes, dont Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux et Lille. À Paris, le point de départ sera fixé place de la République, avec un parcours prévu jusqu’à l’Assemblée nationale. Selon les organisateurs, plus de 5 000 personnes sont attendues pour défiler dans la capitale. D’autres rassemblements sont annoncés à Toulouse, Nantes, Strasbourg et Grenoble, avec des horaires similaires en début d’après-midi.
Les participants porteront des pancartes et des slogans exigeant des mesures fortes, comme l’allongement des délais de prescription pour les crimes sexuels ou la formation systématique des magistrats et des forces de l’ordre. « Nous voulons des actes, pas des discours », a déclaré une militante lors d’une conférence de presse préparatoire. Les organisateurs ont également appelé à la présence des familles des victimes, dont certaines ont déjà confirmé leur venue.
Des revendications portées par une coalition large
La Coalition féministe et enfantiste, qui fédère des associations comme Osez le Féminisme, le Collectif Féministe Contre le Viol ou encore la Fondation des Femmes, a publié une liste de 12 mesures clés qu’elle souhaite voir intégrées dans une future loi. Parmi elles, figurent la création de centres spécialisés pour les victimes, l’obligation de signalement des violences dans les établissements scolaires et l’interdiction des réductions de peine pour les auteurs de crimes sexuels.
Cette coalition, née en 2021, s’est distinguée par son approche intersectorielle, associant des associations féministes, des syndicats et des collectifs de parents. « Nous ne voulons plus que les victimes soient doublement victimes, une première fois par l’acte lui-même, une seconde fois par la machine judiciaire », a expliqué une représentante de la Fondation des Femmes. Les organisateurs rappellent que la France se classe parmi les pays européens où le taux de condamnation pour viol est l’un des plus bas.
Les prochaines semaines pourraient être déterminantes pour savoir si ces rassemblements, portés par l’émotion suscitée par l’affaire Lyhanna, aboutiront à des changements structurels. Les associations, elles, promettent de maintenir la pression tant que leurs revendications ne seront pas entendues.
Les rassemblements sont prévus à Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Lille, Toulouse, Nantes, Strasbourg et Grenoble, selon les organisateurs.