Une plainte pour viols sur mineure déposée en août 2025 contre Jérôme B., principal suspect dans l’affaire de la disparition de Lyhanna, n’a jamais abouti à une audition. C’est ce que révèle Libération, qui pointe du doigt un « dysfonctionnement » de l’État dans la prise en charge des violences sexuelles sur les enfants et les femmes.

Ce qu'il faut retenir

  • Une plainte pour viols sur mineure avait été déposée contre Jérôme B. en août 2025.
  • Ce dernier, principal suspect dans l’affaire Lyhanna, n’a jamais été entendu par la justice.
  • L’avocate Carine Durrieu Diebolt dénonce un « dysfonctionnement » de l’État dans ces dossiers.
  • Les investigations et la protection des mineurs ne seraient pas prioritaires, selon elle.

Une plainte ignorée malgré son urgence

En août 2025, soit plusieurs mois avant la disparition de Lyhanna, une plainte pour viols sur mineure avait été déposée contre Jérôme B. Selon Libération, cette procédure n’a cependant jamais abouti à une audition du suspect. Pourtant, les faits reprochés étaient suffisamment graves pour justifier une intervention rapide de la justice.

L’affaire prend une nouvelle dimension depuis que Jérôme B. est devenu le principal suspect dans la disparition de Lyhanna, une enfant dont le corps n’a toujours pas été retrouvé. Carine Durrieu Diebolt, avocate de la famille, a exprimé son indignation face à cette inaction.

Des dysfonctionnements dénoncés par les professionnels

Carine Durrieu Diebolt a critiqué ouvertement le manque de réactivité des institutions. « La justice ne priorise ni les investigations, ni la protection des enfants », a-t-elle déclaré à Libération. Pour elle, cette affaire illustre un problème structurel dans la manière dont les violences sexuelles sur mineurs sont traitées en France.

Les retards dans le traitement des plaintes et l’absence de mesures de protection immédiates mettent en lumière les failles du système judiciaire. D’après Libération, cette situation n’est pas isolée et concerne de nombreux dossiers similaires à travers le pays.

Un contexte national préoccupant

Les violences sexuelles sur mineurs constituent un enjeu majeur en France. Selon les dernières statistiques disponibles, des milliers de plaintes sont déposées chaque année, mais un grand nombre d’entre elles n’aboutissent pas à des condamnations. Libération rappelle que les associations de défense des droits de l’enfant alertent régulièrement sur ce sujet.

Les familles des victimes dénoncent souvent un manque de moyens et de volonté politique pour traiter ces affaires avec la rigueur nécessaire. Dans ce contexte, l’affaire Lyhanna pourrait devenir un symbole des dysfonctionnements à corriger.

Et maintenant ?

Une enquête interne ou une inspection judiciaire pourrait être diligentée pour faire la lumière sur les raisons de l’inaction dans ce dossier. Par ailleurs, des associations pourraient saisir le Défenseur des droits pour exiger des mesures correctives. Les prochaines semaines pourraient aussi voir émerger des propositions législatives visant à renforcer la protection des mineurs.

De son côté, l’avocate Carine Durrieu Diebolt a indiqué qu’elle comptait poursuivre ses démarches pour obtenir justice pour Lyhanna et sa famille. Reste à voir si cette affaire entraînera des changements concrets dans le traitement des violences sexuelles sur enfants.

À ce stade, aucune date n’a été fixée pour une audition de Jérôme B. ou pour la transmission du dossier au parquet. Les investigations restent en cours, et aucune décision n’a été rendue publique.