C’est l’un des volcans les plus actifs des Philippines qui vient de montrer une nouvelle fois sa puissance dévastatrice. Selon France 24, le volcan Mayon, situé dans la région de Bicol, est entré en éruption dimanche 2 mai 2026, projetant un vaste nuage de cendres, de gaz et de roches incandescentes sur ses flancs. L’événement a contraint les autorités à évacuer près de 1 500 familles vers des centres d’accueil sécurisés.

Ce qu'il faut retenir

  • Une éruption du volcan Mayon enregistrée le 2 mai 2026, dans la région de Bicol aux Philippines.
  • Une coulée pyroclastique – mélange de cendres, gaz et roches à haute température – a dévalé les pentes du volcan.
  • Près de 1 500 familles, soit environ 6 000 à 7 500 personnes, ont été évacuées vers des centres d’accueil.
  • Les autorités philippines surveillent l’évolution de l’éruption et les risques associés.

Une éruption soudaine et puissante

Le volcan Mayon, situé dans la province d’Albay, est réputé pour son activité fréquente et parfois violente. D’après les informations rapportées par France 24, l’éruption a débuté dans la matinée du 2 mai, sans signe avant-coureur majeur. La coulée pyroclastique, phénomène particulièrement dangereux, s’est formée lorsque le dôme de lave instable s’est effondré sous la pression des gaz accumulés. Cette nuée ardente, capable de dévaler les pentes à plus de 100 km/h, a menacé les zones habitées situées en contrebas.

Des mesures d’urgence immédiates

Face à la rapidité de l’éruption, les autorités locales ont déclenché un plan d’évacuation d’urgence. Selon les données transmises par le bureau de la défense civile de la région de Bicol, près de 1 500 familles – soit environ 6 000 à 7 500 personnes – ont été déplacées vers des centres d’accueil temporaires. Les écoles et bâtiments publics ont été réquisitionnés pour héberger les populations évacuées, tandis que des routes ont été fermées pour éviter tout accès aux zones à risque. Les services de secours ont également distribué des masques de protection afin de limiter l’inhalation des particules fines en suspension dans l’air.

Un risque persistant pour la région

Bien que l’éruption soit pour l’instant de nature phréatomagmatique – c’est-à-dire provoquée par l’interaction entre le magma et l’eau –, les scientifiques surveillent de près l’évolution de la situation. Comme l’a rappelé le directeur de l’Institut philippin de volcanologie et de sismologie (PHIVOLCS), « les risques de nouvelles coulées pyroclastiques et de lahars – coulées de boue volcanique – restent élevés dans les prochaines heures, voire les prochains jours ». Les habitants des municipalités voisines, telles que Legazpi et Daraga, sont invités à rester vigilants et à suivre les consignes des autorités.

Et maintenant ?

Les prochaines 72 heures seront cruciales pour évaluer l’intensité de l’éruption et son impact sur les populations locales. Selon les prévisions de PHIVOLCS, une nouvelle phase explosive pourrait survenir si l’apport en magma venait à augmenter. Les autorités ont d’ores et déjà placé la région en état d’alerte maximale et préparent des distributions supplémentaires de kits d’urgence. Une réunion d’urgence du Conseil national de réduction des risques de catastrophe (NDRRMC) est prévue pour demain, mardi 5 mai, afin de coordonner les actions à venir.

Autant dire que la situation reste sous haute surveillance. Bref, si l’éruption du Mayon ne surprend pas les habitants de la région – habitués aux caprices de leur volcan –, elle rappelle une fois de plus la vulnérabilité des populations face aux forces de la nature.

Les municipalités situées dans un rayon de 10 km autour du volcan sont considérées comme les plus exposées. Selon les autorités, les zones de Legazpi, Daraga et Ligao sont particulièrement surveillées en raison de leur proximité avec les pentes du Mayon.