Le troisième Grand Chelem de la saison a officiellement débuté ce lundi 29 juin 2026 sur les courts du All England Lawn Tennis and Croquet Club, selon RMC Sport. Après les sacres d’Alexander Zverev et Mirra Andreeva à Roland-Garros, c’est désormais au tour de Jannik Sinner et Iga Świątek de défendre leur titre sur le gazon londonien, dans un tournoi qui s’étendra jusqu’au 12 juillet.
Dès 14h30, le Centre Court a ouvert le bal avec Jannik Sinner, numéro 1 mondial et favori à sa propre succession, face à Miomir Kecmanović. Aryna Sabalenka, toujours en quête d’une première finale à Wimbledon, et Novak Djokovic, septuple vainqueur sur le gazon londonien, ont également fait leur entrée en lice en fin de journée.
Ce qu'il faut retenir
- 6 Français étaient alignés dès le premier jour du tournoi, selon le décompte établi par RMC Sport.
- Le numéro 1 mondial Jannik Sinner a ouvert le bal sur le Centre Court face à Miomir Kecmanović.
- Novak Djokovic, septuple vainqueur à Wimbledon, a fait son entrée en lice en milieu de journée.
- Serena Williams, bénéficiaire d’une wild-card, a fait son retour sur les courts londoniens à 44 ans.
- Arthur Fils, forfait à Roland-Garros pour blessure, a confirmé sa participation malgré l’absence de compétition sur gazon.
Un plateau relevé pour ce premier jour
Dès l’ouverture des portes à 12h00, les courts annexes ont accueilli une partie des 128 joueurs et joueuses en lice. Court n°1 a notamment programmé l’affrontement entre Jelena Ostapenko et Harriet Dart, ainsi que le duel entre Marin Čilić et Daniil Medvedev, tous deux anciens vainqueurs en Grand Chelem. Court n°2 a vu s’affronter Jessica Pegula, classée n°4, contre Darja Vidmanova, tandis que Felix Auger-Aliassime (n°3) a ouvert son tournoi face à Alexander Shevchenko.
Côté français, six représentants étaient présents dès le premier jour. Hugo Gaston, issu des qualifications, a hérité d’un match serré contre Stefanos Tsitsipas sur le Court n°16. Arthur Rinderknech (n°25), également issu des qualifications, a affronté Oliver Tarvet. Adrien Mannarino, moins médiatisé mais toujours régulier, a été programmé sur l’un des courts extérieurs.
Les absences notables et les retours marquants
Parmi les absents de marque, Carlos Alcaraz, blessé, ne participera pas à la défense de son titre. Une opportunité pour Sinner, qui a reconnu avoir apporté « de petits changements » dans sa préparation après sa défaillance à Roland-Garros. « Les effets ne seront pas immédiats, mais cela me permet d’aborder ce tournoi avec plus de sérénité », a-t-il déclaré à la presse.
Autre retour spectaculaire, celui de Serena Williams, septuple vainqueure à Wimbledon et bénéficiaire d’une wild-card. À 44 ans, l’Américaine a longtemps hésité avant d’accepter l’invitation, évoquant une « dernière chance » de fouler à nouveau le gazon londonien. « C’est une opportunité unique, mais le niveau est tel qu’il faut être réaliste », a-t-elle souligné lors d’une conférence de presse.
Les Français sous les projecteurs
Le contingent tricolore était particulièrement suivi ce lundi. Arthur Fils, forfait à Roland-Garros pour une blessure non précisée, a assuré que ses « soucis physiques étaient derrière lui ». « Je préfère garder ça pour moi », a-t-il répondu aux questions des journalistes, tout en confirmant sa présence à Londres. Son absence de compétition sur gazon n’a pas entamé sa détermination à bien figurer dans ce tournoi.
Hugo Gaston et Hugo Nys (en double) figuraient également parmi les Français à suivre. Gaston, issu des qualifications, a hérité d’un adversaire coriace en la personne de Tsitsipas, tandis que Nys, associé à un partenaire italien, a tenté de percer en double. Côté dames, Clara Burel et Varvara Gracheva étaient également engagées, bien que leurs matchs n’aient pas été programmés en première partie de journée.
Les favoris et les outsiders
Si Sinner et Świątek partent favoris pour conserver leur titre, le tableau est loin d’être verrouillé. Novak Djokovic, malgré son âge et ses résultats irréguliers cette saison, reste un sérieux prétendant à une nouvelle couronne. « Chaque victoire à Wimbledon est une victoire à part. Je me bats pour chaque point comme si c’était le dernier », a-t-il rappelé lors de son arrivée à Londres.
Côté dames, Aryna Sabalenka, finaliste à Wimbledon en 2023, espère enfin remporter son premier titre sur gazon. « Je me sens plus à l’aise chaque année sur cette surface. Cette fois, je veux aller jusqu’au bout », a-t-elle confié. D’autres joueuses comme Coco Gauff (n°7) ou Naomi Osaka (n°14) pourraient créer la surprise, tout comme les outsiders Mirra Andreeva ou Linda Nosková, finalistes à Roland-Garros chez les juniors.
Les observateurs s’interrogent déjà sur la capacité des favoris à confirmer leur statut, alors que le gazon reste une surface imprévisible. Une chose est sûre : la bataille pour les titres hommes et dames promet d’être intense, entre expérience, jeunesse et retour en forme de légendes.
Les matchs se jouent en trois sets gagnants, à l’exception de la finale masculine qui se joue en cinq sets. En cas d’égalité à deux sets partout, un tie-break décisif est disputé au cinquième set, jusqu’à 10 points, selon la règle du « champions tie-break ». Cette particularité rend les matchs sur gazon encore plus imprévisibles.
Sept wild-cards ont été attribuées pour l’édition 2026, dont une pour Serena Williams en simple et une autre pour le Britannique George Loffhagen. Les organisateurs ont également octroyé des invitations en double à plusieurs paires, dont une franco-britannique composée de Harriet Dart et d’une partenaire locale.