Trois soldats ont été tués et quatre autres blessés dans de nouvelles attaques menées vendredi 7 août par les rebelles houthis contre les positions de l’armée yéménite, soutenue par l’Arabie saoudite. Deux civils ont également péri dans la ville de Marib, selon les informations communiquées par le ministre yéménite de la Santé. Ces assauts surviennent après l’offensive la plus meurtrière lancée par le groupe armé depuis quatre ans, jeudi, où 58 soldats avaient été tués. L’ensemble de ces événements est rapporté par RFI.
Le conflit au Yémen, qui dure depuis plus de huit ans, s’intensifie malgré les multiples tentatives de médiation internationale. Les Houthis, mouvement chiite soutenu par l’Iran, multiplient les attaques contre les forces gouvernementales, qui bénéficient du soutien d’une coalition internationale dirigée par l’Arabie saoudite. Ces affrontements récents illustrent une escalade de la violence dans un pays déjà dévasté par la guerre et la crise humanitaire.
Ce qu'il faut retenir
- Trois soldats tués et quatre blessés dans les nouvelles attaques des Houthis contre les forces gouvernementales, vendredi 7 août 2026.
- Deux civils tués à Marib, selon le ministre yéménite de la Santé, lors de ces mêmes opérations.
- 58 soldats tués jeudi 6 août, lors de l’offensive la plus meurtrière des Houthis depuis quatre ans.
- Les rebelles, soutenus par l’Iran, ciblent les positions de l’armée yéménite, allié à une coalition menée par l’Arabie saoudite.
- Le conflit au Yémen s’inscrit dans un contexte de crise humanitaire durable et de tensions régionales persistantes.
Une escalade de la violence après une offensive meurtrière
Les Houthis ont lancé jeudi 6 août leur attaque la plus sanglante depuis 2022, faisant 58 morts parmi les soldats gouvernementaux. Ces raids, qui ont visé plusieurs positions stratégiques, marquent un tournant dans l’intensification des combats ces dernières semaines. Les forces loyalistes, soutenues par la coalition saoudienne, subissent une pression accrue dans plusieurs régions du pays, notamment autour de Marib, dernier bastion gouvernemental dans le nord du Yémen.
Selon des observateurs locaux, ces attaques s’inscrivent dans une stratégie plus large des Houthis, visant à étendre leur contrôle territorial et à affaiblir le gouvernement internationalement reconnu. Les rebelles cherchent également à renforcer leur position dans les négociations de paix, suspendues depuis plusieurs mois.
Marib, cible récurrente des combats
La ville de Marib, riche en ressources pétrolières, reste un enjeu majeur du conflit. Deux civils y ont été tués vendredi 7 août lors des combats, selon les autorités sanitaires locales. Cette zone, stratégique pour les deux camps, est régulièrement le théâtre d’affrontements meurtriers. Les frappes et les combats au sol y provoquent des déplacements massifs de populations et aggravent une crise humanitaire déjà catastrophique.
Les organisations humanitaires alertent depuis des années sur l’urgence de la situation au Yémen, où plus de 80 % de la population dépend de l’aide internationale. Les restrictions d’accès aux soins, à l’eau potable et à la nourriture s’aggravent avec la reprise des combats, rendant la vie quotidienne des Yéménites toujours plus précaire.
Les Houthis, qui contrôlent déjà une grande partie du nord du pays, pourraient tenter de renforcer leur emprise sur Marib, tandis que les forces gouvernementales, soutenues par l’Arabie saoudite, devraient chercher à stabiliser leurs positions. La situation humanitaire, déjà critique, risque de se dégrader davantage si les combats se poursuivent.
RFI souligne que ces événements interviennent alors que le Yémen tente de se relever après des années de guerre, mais que les divisions politiques et les ingérences extérieures continuent de nourrir l’instabilité. Les prochaines échéances diplomatiques seront déterminantes pour l’avenir du pays.
Marib est une ville stratégique pour les Houthis, car elle est riche en ressources pétrolières et représente un bastion gouvernemental dans le nord du Yémen. Le contrôle de cette zone permettrait aux rebelles de renforcer leur emprise territoriale et de peser davantage dans les négociations de paix.