Le cinéaste sud-coréen Yeon Sang-ho, connu pour ses films de zombies à succès comme « Dernier train pour Busan » (2016), revient sur les écrans avec « The Ugly », un drame familial sorti en salles le mercredi 29 juillet 2026. Selon Ouest France, ce film marque une nouvelle direction pour le réalisateur, qui délaisse les récits apocalyptiques pour un récit intime et socialement engagé.
Ce qu'il faut retenir
- Yeon Sang-ho, réalisateur de « The Ugly », est surtout célèbre pour ses films de zombies comme « Dernier train pour Busan » et « Peninsula ».
- « The Ugly » est un drame familial sorti en salles le 29 juillet 2026 en France.
- Le film aborde la question du sacrifice des jeunes filles en Corée du Sud, un thème historique et sociétal.
- Yeon Sang-ho déclare : « La Corée s’est construite sur le sacrifice de ces jeunes filles » lors d’un entretien avec Ouest France.
Un réalisateur passé maître dans l’art du film de zombies
Yeon Sang-ho s’est imposé comme une figure majeure du cinéma coréen grâce à ses films de zombies, mêlant horreur et critique sociale. Après le succès international de « Dernier train pour Busan », qui a popularisé le genre zombie en Asie, il décide de se tourner vers un registre plus dramatique avec « The Ugly ». Ce changement de ton reflète une volonté de diversifier son approche cinématographique, tout en conservant une dimension sociale forte. D’après Ouest France, le réalisateur explique ce virage artistique par un besoin de raconter des histoires plus personnelles et ancrées dans la réalité coréenne.
Un drame familial ancré dans l’histoire coréenne
« The Ugly » plonge le spectateur dans l’histoire de jeunes filles dont le destin a été sacrifié pour le développement économique de la Corée du Sud. Ce thème, rarement abordé à l’écran, met en lumière une période sombre de l’histoire du pays. Yeon Sang-ho souligne que «
La Corée s’est construite sur le sacrifice de ces jeunes filles, souvent oubliées par l’Histoire officielle», comme il l’a confié lors d’un entretien accordé à Ouest France. Le film explore ainsi les conséquences humaines de la croissance économique sud-coréenne, un sujet qui résonne particulièrement dans une société encore marquée par les inégalités sociales.
Le réalisateur précise que ce projet lui tient à cœur, car il permet de donner une voix à ces femmes dont les souffrances ont été minimisées. Le film s’appuie sur des témoignages historiques et des archives pour reconstituer cette période, offrant une perspective à la fois intime et collective.
Une sortie en salles stratégique en pleine saison estivale
La sortie de « The Ugly » le 29 juillet 2026 s’inscrit dans une stratégie visant à capter l’attention du public pendant les vacances. Selon Ouest France, le distributeur mise sur la qualité du film et la notoriété de Yeon Sang-ho pour attirer un large public, y compris en dehors des festivals. Le film bénéficie d’une campagne promotionnelle axée sur son approche originale, entre drame social et récit historique, ce qui le distingue des blockbusters estivaux habituels.
Les premières critiques soulignent la maturité du réalisateur dans ce nouveau registre, saluant la sobriété de la mise en scène et la puissance des performances des acteurs. « The Ugly » pourrait ainsi s’imposer comme un film marquant de l’été 2026, tant en Corée du Sud qu’à l’international.
Alors que le cinéma coréen continue de gagner en visibilité, « The Ugly » confirme l’ambition de Yeon Sang-ho de repousser les limites de son art. Reste à savoir si ce drame familial parviendra à toucher autant que ses films d’horreur.
« The Ugly » marque une rupture avec les films de zombies de Yeon Sang-ho, comme « Dernier train pour Busan » (2016) ou « Peninsula » (2020). Bien qu’il conserve une dimension sociale, le réalisateur s’éloigne du genre horreur pour se concentrer sur un drame familial ancré dans l’histoire coréenne.