Un mois avant le coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, prévue du 11 juin au 19 juillet, l’enthousiasme autour de l’événement reste mesuré à Los Angeles, où la compétition peine à trouver sa place dans le cœur des habitants et des médias locaux. Comme le rapporte Le Monde, cette édition, organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, se heurte à un manque d’engouement visible dans la deuxième ville des États-Unis, pourtant habituée aux grands événements sportifs internationaux.
Ce qu'il faut retenir
- La Coupe du monde 2026, coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, peine à susciter l’enthousiasme à Los Angeles malgré son ampleur.
- Un mois avant le coup d’envoi, l’événement reste peu médiatisé localement, contrairement à d’autres compétitions majeures.
- Los Angeles, habituée aux grands événements, n’affiche pas un soutien unanime pour la compétition, notamment en raison de la forte concurrence avec le football américain et d’autres sports.
- Les correspondants du Monde soulignent que l’engouement reste limité, malgré l’importance historique de cette Coupe du monde à 48 équipes.
- La compétition devrait se dérouler dans trois stades de la région : le SoFi Stadium, le Banc of California Stadium et l’AT&T Stadium à Dallas, mais l’impact local reste à confirmer.
Selon les observations de Le Monde, Los Angeles, ville emblématique du sport américain, ne semble pas encore s’être emparée du phénomène. Les correspondants du quotidien parisien notent que l’événement, bien que historique – il s’agit de la première Coupe du monde à 48 équipes –, peine à mobiliser au-delà des cercles traditionnels du football. « Les médias locaux privilégient encore le football américain, la NBA ou encore le baseball », explique l’un des journalistes du Monde, qui précise que « les programmes télévisés et les unes de journaux accordent peu de place à la compétition ».
Les raisons de cette relative indifférence sont multiples. D’abord, la concurrence avec les autres sports est féroce : le Super Bowl, les finales de la NBA ou les matchs des Dodgers de Los Angeles attirent bien plus l’attention des fans. Ensuite, le football, malgré sa popularité croissante aux États-Unis, reste moins ancré dans les habitudes que le baseball ou le football américain. Enfin, l’absence d’équipe américaine qualifiée pour cette édition – les États-Unis n’ont pas réussi à se qualifier pour la Coupe du monde – limite encore davantage l’engouement local. Pourtant, l’organisation de trois matchs dans la région, dont un quart de finale, aurait pu servir de catalyseur.
Un calendrier chargé qui ne laisse pas de place au football
Los Angeles est une ville où le sport rythme la vie quotidienne, mais le calendrier 2026 semble déjà saturé pour les habitants. Entre les matchs des Lakers en NBA, les rencontres des Angels en MLB ou encore les compétitions universitaires, les opportunités de suivre la Coupe du monde restent limitées. « On parle plus des transferts en NBA que des préparatifs pour la Coupe du monde », confie un habitant interrogé par Le Monde. Les stades de la région, comme le SoFi Stadium, accueilleront pourtant des matchs, mais l’affluence et l’intérêt du public restent à confirmer.
Les autorités locales et les organisateurs misent sur l’effet « Coupe du monde » pour mobiliser les fans. Des campagnes de promotion ont été lancées, notamment dans les quartiers hispaniques, où le football est plus populaire. « On essaie de toucher les communautés où le football est déjà ancré, comme les Latinos ou les supporters des équipes européennes », explique un responsable de la Fédération américaine de football. Pourtant, malgré ces efforts, l’adhésion massive n’est pas encore au rendez-vous.
Un enjeu économique et médiatique sous-estimé ?
La Coupe du monde 2026 représente un enjeu économique majeur pour les villes hôtes, avec des retombées attendues dans les secteurs du tourisme, de la restauration et des transports. À Los Angeles, où le tourisme est une manne économique essentielle, l’opportunité de recevoir des milliers de supporters étrangers pourrait changer la donne. Pourtant, les hôtels et les entreprises locales semblent encore peu préparés à l’afflux potentiel de visiteurs. « Les réservations sont en dessous des attentes pour un événement de cette ampleur », confie un responsable d’un office de tourisme local. Les organisateurs tablent sur un afflux tardif, mais le risque de désillusion est réel si l’engouement ne décolle pas d’ici le mois de juin.
Les médias internationaux, eux, ne manquent pas de couvrir l’événement, mais la couverture locale reste en retrait. Les chaînes de télévision américaines, à l’exception de celles spécialisées dans le sport comme ESPN ou Fox Sports, consacrent peu de temps à la compétition. « On a l’impression que la Coupe du monde est encore perçue comme un phénomène européen ou sud-américain, et non comme un événement global », analyse un journaliste du Monde.
Les prochaines semaines seront cruciales pour mesurer l’impact réel de la compétition dans une ville où le sport est roi, mais où le football peine encore à s’imposer pleinement.
Trois matchs sont programmés dans la région de Los Angeles : deux matchs de groupe au SoFi Stadium et un quart de finale au Banc of California Stadium. Aucun match ne se déroulera au Rose Bowl, malgré sa renommée historique.
Plusieurs facteurs expliquent ce manque d’enthousiasme : la concurrence avec les autres sports majeurs (NBA, NFL, MLB), l’absence de l’équipe américaine qualifiée, et une culture sportive locale moins ancrée dans le football que dans d’autres disciplines.