Pam Bondi, qui a occupé le poste de ministre de la Justice sous l’administration Trump entre 2017 et 2019, a reconnu vendredi 29 mai 2026 devant une commission du Congrès américain des « erreurs dans le processus de caviardage » des documents liés à l’affaire Jeffrey Epstein. Selon RFI, cette audition s’inscrit dans un contexte d’accusations persistantes de manque de transparence de la part du gouvernement américain.
Ce qu'il faut retenir
- Pam Bondi, ex-ministre de la Justice sous Trump (2017-2019), a été entendue le 29 mai 2026 par une commission du Congrès américain.
- Elle a reconnu des erreurs dans le processus de caviardage des documents rendus publics concernant l’affaire Epstein.
- Cette audition intervient dans un contexte d’accusations de manque de transparence portées contre l’administration Trump.
- L’affaire Epstein, qui a défrayé la chronique depuis plusieurs années, continue d’alimenter les débats politiques et judiciaires aux États-Unis.
Une audition sous pression politique
L’exécutif de Donald Trump, aujourd’hui sous le feu des critiques, fait face à des questions récurrentes sur la manière dont il a géré les révélations liées à Jeffrey Epstein. Ce dernier, milliardaire américain condamné pour trafic sexuel de mineures, s’est suicidé en prison en août 2019, alors qu’il attendait un procès pour de nouvelles accusations. L’affaire a depuis révélé des dysfonctionnements judiciaires et des soupçons de protection de la part de personnalités influentes, y compris au sein de l’administration Trump.
Lors de son audition devant la commission du Congrès, Pam Bondi a tenté de justifier la position de l’exécutif. Elle a souligné que les documents rendus publics avaient subi des révisions pour des raisons de confidentialité, tout en reconnaissant que des erreurs avaient été commises dans ce processus. « Nous avons travaillé pour garantir la transparence, mais certains manquements dans le caviardage doivent être corrigés », a-t-elle déclaré, sans entrer dans le détail des corrections nécessaires.
Des accusations persistantes de non-transparence
Les auditions au Congrès s’intensifient depuis plusieurs mois, alimentées par des révélations de médias et des témoignages accablants. En 2024, des documents judiciaires partiellement déclassifiés avaient déjà révélé des liens entre Epstein et des personnalités politiques, dont certains proches de Donald Trump. Ces éléments ont relancé les accusations selon lesquelles l’administration aurait cherché à étouffer l’affaire, notamment en limitant l’accès aux informations.
L’audition de Pam Bondi intervient alors que des élus démocrates exigent une enquête approfondie sur la gestion de l’affaire par le département de la Justice. Certains républicains, en revanche, minimisent les critiques, évoquant une instrumentalisation politique du dossier. « L’administration a agi dans le respect de la loi, mais des ajustements techniques étaient nécessaires », a tenté de nuancer Bondi, sans convaincre totalement ses détracteurs.
L’affaire Epstein, loin d’être close, continue de diviser l’opinion publique américaine. Entre les demandes de vérité des victimes et les tentatives de défense des institutions, le Congrès se retrouve au cœur d’un débat plus large sur l’équilibre entre transparence et protection des secrets d’État.