Selon BFM Business, le tourisme à Cuba connaît une « paralysie quasi totale » en raison des sanctions imposées par les États-Unis. Le Premier ministre cubain, Manuel Marrero, a déploré que sept chaînes hôtelières, qui géraient 46% des chambres du pays, se sont retirées, laissant environ 25 000 employés « en situation de vulnérabilité ».

Les conséquences de la pénurie de carburant et des sanctions ont entraîné une paralysie quasi totale des services touristiques, a déclaré Manuel Marrero devant le Parlement. Le Premier ministre a précisé qu'actuellement, 73% des établissements hôteliers ont fermé leurs portes. À la suite des pressions exercées, sept chaînes hôtelières, qui géraient 46% des chambres du pays, se sont retirées, a-t-il indiqué.

Ce qu'il faut retenir

  • Plus de 70% des hôtels de Cuba ont fermé en raison des sanctions américaines.
  • Sept chaînes hôtelières, qui géraient 46% des chambres du pays, se sont retirées.
  • Environ 25 000 employés sont en situation de vulnérabilité.
  • Le tourisme est la seconde source de revenus en devises à Cuba.
  • Jusqu'en janvier, le secteur employait plus de 300 000 personnes sur l'île qui compte 9,4 millions d'habitants.

Le contexte

D'après BFM Business, l'administration du président Donald Trump a déployé ces derniers mois des sanctions visant des dirigeants, des entreprises et des institutions cubaines. Après les sanctions prises en mai contre le conglomérat militaire cubain GAESA, plusieurs chaînes internationales ont cessé d'administrer des hôtels exploités conjointement avec ce groupe afin d'éviter les restrictions américaines.

Cependant, certaines, comme les espagnoles Meliá et Iberostar, ont conservé des établissements gérés en partenariat avec le ministère du Tourisme. Washington a annoncé ce mois-ci de nouvelles sanctions contre ce ministère, étendant la pression à des opérations qui jusqu'alors étaient restées en marge.

Les conséquences

Comme le rapporte BFM Business, le retrait de ces groupes hôteliers internationaux laisse « quelque 25 000 employés en situation de vulnérabilité ». Le tourisme est la seconde source de revenus en devises à Cuba. Jusqu'en janvier, le secteur employait plus de 300 000 personnes sur l'île qui compte 9,4 millions d'habitants.

Entre janvier et juin, le tourisme s'est effondré de 58% par rapport à la même période de 2025, selon des données officielles. Les compagnies aériennes canadiennes, russes et européennes ont également annoncé la suspension de leurs vols vers l'île après l'annonce officielle en février concernant la pénurie de carburant pour l'aviation, provoquée par le blocus pétrolier des États-Unis.

Et maintenant ?

Il est difficile de prédire ce qui va se passer ensuite, mais il est clair que le gouvernement cubain devra prendre des mesures pour pallier les conséquences des sanctions américaines. Le secteur touristique cubain devra peut-être se tourner vers de nouveaux marchés pour compenser les pertes subies. Les prochaines semaines et mois seront cruciaux pour déterminer l'avenir du tourisme à Cuba.

En conclusion, la situation du tourisme à Cuba est critique, avec plus de 70% des hôtels fermés et des milliers d'employés en situation de vulnérabilité. Il est essentiel que le gouvernement cubain et les acteurs du secteur touristique trouvent des solutions pour relancer l'économie et préserver les emplois.