Deux nouvelles victimes présumées, Prescyllia et Maeva, ont rompu le silence dans l’affaire Joël Barella, père de l’influenceur Jérôme Barella, qu’elles accusent de viols commis dans leur enfance. Selon BFM - Faits Divers, leurs témoignages, rendus publics ces derniers jours, relancent l’enquête judiciaire et soulèvent de nouvelles interrogations sur l’ampleur des agressions sexuelles imputées à cet homme de 52 ans.
Ce qu'il faut retenir
- Deux nouvelles victimes présumées, Prescyllia et Maeva, accusent Joël Barella de viols commis dans leur enfance.
- Leur parole s’ajoute à celle d’autres victimes présumées, dont la mère de Jérôme Barella, révélées précédemment dans cette affaire.
- Les témoignages ont été recueillis après la réouverture de l’enquête, rendue possible par de nouvelles preuves et déclarations.
- Gabrielle Cathala, vice-présidente de la commission d’enquête sur l’inceste parental, évoque la possibilité que Joël Barella ait lui-même été victime de violences sexuelles.
- Les déclarations de Maeva et Prescyllia révèlent des années de silence par crainte des représailles et du déni familial.
Des témoignages qui confirment un schéma inquiétant
Les déclarations de Prescyllia et Maeva apportent un éclairage nouveau sur les accusations portées contre Joël Barella, déjà mis en cause par plusieurs membres de sa famille, dont Jérôme Barella lui-même. Selon BFM - Faits Divers, Maeva a expliqué que « le reste de [sa] famille nous a toujours traitées de menteuses », confirmant ainsi le climat de déni qui entoure ces révélations depuis des années. « Je n’ai jamais rien dit par peur », a-t-elle confié, décrivant des décennies de silence imposé par la peur des conséquences.
Prescyllia, de son côté, a livré un témoignage tout aussi accablant. « Il a détruit ma vie », a-t-elle déclaré, évoquant les traumatismes durables causés par les agressions présumées. Ces deux voix s’ajoutent à celle de Jérôme Barella, qui a récemment évoqué la possibilité que son père ait lui-même été victime de violences sexuelles dans son enfance. Gabrielle Cathala, vice-présidente de la commission d’enquête sur l’inceste parental, a souligné cette hypothèse lors d’une intervention publique, invitant à une réflexion plus large sur les cycles de violence intra-familiale.
Une enquête relancée par de nouveaux éléments
Les révélations de Prescyllia et Maeva interviennent alors que l’enquête sur Joël Barella a été rouverte il y a quelques semaines, après des années de classement sans suite. Selon BFM - Faits Divers, les investigations ont été relancées grâce à de nouveaux témoignages et à la mobilisation de plusieurs associations de défense des victimes de violences sexuelles. Maeva a réagi à cette réouverture en déclarant : « On va enfin pouvoir être entendues », tandis que Prescyllia a évoqué un soulagement après des années de silence.
Ces déclarations surviennent dans un contexte où les violences sexuelles intra-familiales font l’objet d’une attention accrue en France. En moins de 48 heures, une plateforme dédiée aux violences sexuelles a enregistré plus de 800 témoignages, reflétant l’ampleur du phénomène et la libération de la parole des victimes. Les associations espèrent que ces nouveaux éléments permettront de faire éclater la vérité et de condamner les auteurs de ces actes.
Un climat familial marqué par le déni et les tensions
L’affaire Barella illustre les difficultés rencontrées par les victimes de violences sexuelles intra-familiales, souvent confrontées à l’incompréhension, voire au rejet de leur entourage. Maeva a ainsi expliqué que sa famille avait systématiquement mis en doute ses accusations, préférant la traiter de « menteuse » plutôt que d’affronter la réalité. « On nous a toujours fait sentir que nous n’étions pas crédibles », a-t-elle précisé, évoquant un sentiment d’isolement et d’abandon.
Ces révélations interviennent également dans un contexte familial déjà très médiatisé, notamment en raison du statut d’influenceur de Jérôme Barella. Ce dernier a pris position publiquement en soutien aux victimes, tout en appelant à une réflexion sur les mécanismes de la violence intra-familiale. « Peut-être découvrirons-nous ensuite qu’il a lui-même été victime », a-t-il suggéré, invitant à une approche plus nuancée dans l’analyse de ces affaires complexes.
Cette affaire soulève également des questions sur la prise en charge des victimes de violences sexuelles en France, notamment lorsqu’elles sont mineures au moment des faits. Les témoignages de Prescyllia et Maeva rappellent que le chemin vers la justice reste semé d’embûches pour celles et ceux qui osent briser le silence. Reste à savoir si ces nouvelles révélations permettront enfin de faire la lumière sur cette affaire et de rendre justice aux victimes présumées.
Joël Barella est le père de l’influenceur Jérôme Barella. Il est accusé par plusieurs membres de sa famille, dont deux nouvelles victimes présumées nommées Prescyllia et Maeva, d’avoir commis des viols sur leur personne lorsqu’elles étaient mineures. Ces accusations, portées à la connaissance de la justice après des années de silence, ont conduit à la réouverture d’une enquête judiciaire.