Un objectif fixé par les autorités pour traiter 70 000 plaintes liées aux violences envers les mineurs d'ici le 14 juillet prochain est jugé irréaliste par l'avocat des parents de Lyhanna. Selon BFM - Faits Divers, Me François Vey, représentant les proches de la fillette de huit ans décédée en 2024 après des violences présumées, a qualifié cette promesse d'« poudre de perlimpinpin » lors d'une intervention publique.

Ce qu'il faut retenir

  • L'avocat des parents de Lyhanna critique la faisabilité de l'examen de 70 000 plaintes d'ici le 14 juillet 2026, selon BFM - Faits Divers.
  • Une minute de silence a été observée à l'Assemblée nationale en mémoire de Lyhanna, d'un gendarme tué en mission et de Noahm, victime d'un meurtre homophobe.
  • Marine Le Pen a réclamé « une vraie introspection » sur le fonctionnement de la justice, tandis que Gérald Darmanin a appelé à « redonner des pouvoirs » au garde des Sceaux.
  • L'avocat de la mère de Rosa, autre victime présumée de Jérôme Barella, a dénoncé des « enquêteurs paresseux » et annoncé le dépôt d'une plainte contre l'État.
  • La mère de Rosa a exprimé son regret de ne pas avoir « fait plus » et son souhait de protéger tous les enfants de France.

Un objectif irréaliste selon l'avocat de la famille

L'avocat des parents de Lyhanna, Me François Vey, a vivement critiqué la volonté des autorités de traiter 70 000 plaintes liées aux violences faites aux mineurs avant le 14 juillet 2026. Pour lui, cet objectif relève de l’utopie. « Étudier 70 000 plaintes d’ici le 14 juillet, c’est de la poudre de Perlimpinpin », a-t-il lancé, selon BFM - Faits Divers. Il a ajouté que cette annonce visait davantage à calmer l’opinion publique qu’à apporter une solution concrète. Les parents de Lyhanna, dont la fille est décédée en 2024 après avoir subi des violences présumées, réclament avant tout « l’efficacité des moyens » mis à disposition de la justice.

Me Vey a également évoqué « un jour de colère » pour décrire le sentiment des familles face à l’inaction perçue des institutions. Il a rappelé que les Français attendent « une vraie introspection » dans le fonctionnement de la justice, une critique partagée par plusieurs responsables politiques.

L'Assemblée nationale rend hommage à Lyhanna et à d'autres victimes

À l’Assemblée nationale, une minute de silence a été observée en mémoire de Lyhanna, mais aussi d’un gendarme tué en mission et de Noahm, victime d’un meurtre homophobe. Cet hommage, symbolique, intervient dans un contexte où les violences envers les mineurs et les minorités restent au cœur des débats publics. Marine Le Pen, figure politique, a pour sa part insisté sur la nécessité d’une « vraie introspection » dans le système judiciaire, sans pour autant proposer de réformes législatives immédiates.

Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, a appelé les sénateurs à « redonner des pouvoirs » au garde des Sceaux afin de « pouvoir appliquer une politique pénale » plus stricte. Cette déclaration s’inscrit dans une volonté affichée de renforcer la répression contre les pédocriminels, une priorité mise en avant par plusieurs responsables politiques ces derniers mois.

Les familles des victimes dénoncent des dysfonctionnements judiciaires

L’avocat de la mère de Rosa, une autre victime présumée de Jérôme Barella, a vivement critiqué le travail des enquêteurs. « Des enquêteurs paresseux, de vrais fainéants », a-t-il lancé, selon BFM - Faits Divers. Il a annoncé que sa cliente allait déposer plainte contre l’État pour « carence dans la protection des mineurs ». Rosa, comme Lyhanna, est au cœur d’une affaire judiciaire toujours en cours, où les responsabilités sont âprement discutées.

La mère de Rosa, dont les propos ont été rapportés par BFM - Faits Divers, a exprimé à plusieurs reprises son regret de ne pas avoir « fait plus » pour protéger sa fille. « Je veux que mes enfants et tous les enfants de France soient protégés », a-t-elle déclaré, soulignant l’urgence d’agir face à la recrudescence des violences envers les mineurs. Ces déclarations illustrent le climat de tension qui entoure les affaires judiciaires en cours, où les familles des victimes réclament justice et réparation.

Les autorités réagissent, mais les attentes restent élevées

Laurent Nuñez, ancien secrétaire d’État chargé de la protection de l’enfance, a reconnu que de nombreuses plaintes pour violences envers les enfants ne sont pas toujours entendues. Cependant, il a mis en garde contre les généralisations hâtives, soulignant les efforts entrepris pour améliorer la prise en charge de ces dossiers. « Il ne faut pas en tirer une généralité », a-t-il précisé, sans pour autant détailler les mesures concrètes mises en place.

De son côté, l’actrice et réalisatrice Sara Forestier a appelé à ce que « les pédocriminels aient peur », reflétant l’indignation partagée par une partie de l’opinion publique. Ces prises de position, bien que symboliques, montrent l’ampleur du débat autour de la protection des mineurs en France, un sujet qui s’est imposé comme une priorité nationale.

Et maintenant ?

La question de la gestion des plaintes liées aux violences envers les mineurs devrait rester au cœur de l’actualité judiciaire dans les semaines à venir. Plusieurs échéances sont attendues, notamment la date du 14 juillet, où les autorités devront rendre compte des progrès réalisés. Par ailleurs, les plaintes déposées contre l’État et les dysfonctionnements judiciaires pourraient donner lieu à des auditions ou à des rapports parlementaires. Enfin, le débat sur l’efficacité des moyens alloués à la justice et sur les réformes éventuelles devrait se poursuivre, sous la pression des familles et de l’opinion publique.

La protection des mineurs et la lutte contre les violences qui leur sont infligées restent des enjeux majeurs pour les institutions, qui devront concilier rapidité et rigueur dans le traitement des dossiers.

L'avocat des parents de Lyhanna, Me François Vey, a qualifié cet objectif d'« irréaliste » et de « poudre de perlimpinpin », estimant que le traitement de 70 000 plaintes en quelques semaines est impossible sans moyens supplémentaires significatifs. Cette déclaration reflète les craintes d'un engorgement des services judiciaires et d'un manque de ressources humaines et techniques.