Selon BFM - Faits Divers, le parquet de Valence a transmis un réquisitoire définitif dans lequel il requiert le renvoi devant la Cour d’assises des mineurs de 11 accusés pour le meurtre de Thomas Perotto, 16 ans, survenu à Crépol, un village situé à Romans-sur-Isère (Drôme), en novembre 2023. Ces 11 personnes sont notamment visées pour « homicide volontaire », ainsi que pour tentatives d’homicides volontaires et violences.

Ce qu'il faut retenir

  • Thomas Perotto, 16 ans, a été poignardé lors du bal d’hiver de Crépol le 22 novembre 2023.
  • Quatorze personnes avaient initialement été mises en examen dans cette affaire.
  • Le parquet de Valence demande le renvoi devant les assises de 11 accusés pour meurtre et violences.
  • Les chefs d’accusation incluent également des tentatives d’homicides volontaires.
  • Cette affaire sera jugée par la Cour d’assises des mineurs.

Un meurtre survenu lors d’un bal d’hiver

Le 22 novembre 2023, Thomas Perotto, âgé de 16 ans, trouvait la mort lors d’une rixe survenue dans le cadre du bal d’hiver de Crépol, un petit village de la Drôme rattaché à la commune de Romans-sur-Isère. Selon les éléments recueillis par l’enquête, l’adolescent aurait été victime de coups de couteau lors d’un affrontement entre plusieurs groupes de jeunes. Quatorze personnes avaient alors été placées en examen, avant que le parquet ne décide de cibler spécifiquement 11 d’entre elles pour leur rôle présumé dans les faits.

Dès les premiers jours suivant l’homicide, la petite commune drômoise avait été secouée par une vague d’émotion et de colère. Une marche blanche avait été organisée en hommage à Thomas, rassemblant plusieurs centaines de personnes venues rendre un dernier hommage à l’adolescent. L’affaire avait rapidement pris une dimension nationale, alimentant les débats sur la sécurité en milieu rural et la jeunesse.

Des chefs d’accusation précis et multiples

Dans son réquisitoire définitif, consulté par BFM - Faits Divers, le parquet de Valence estime que les 11 accusés peuvent être tenus pour responsables de la mort de Thomas Perotto. Outre le chef de « homicide volontaire », ils sont également visés pour des tentatives d’homicides volontaires, ainsi que pour des actes de violences ayant entraîné ou non une incapacité. Ces qualifications juridiques reflètent la gravité des faits reprochés et la volonté des autorités judiciaires de sanctionner les participants actifs à l’affrontement.

Parmi les 14 personnes initialement mises en examen, trois ne feront donc pas l’objet d’un renvoi devant la Cour d’assises des mineurs. Les raisons de cette distinction n’ont pas été détaillées dans le document consulté par BFM - Faits Divers. Les avocats des parties civiles n’ont pas encore réagi publiquement à cette décision du parquet, mais leur position devrait être connue dans les prochaines semaines.

Une procédure judiciaire qui s’accélère

Avec ce réquisitoire définitif, la procédure judiciaire entre dans une phase décisive. Le renvoi devant la Cour d’assises des mineurs marque une étape clé, car il ouvre la voie à un procès où les accusés, tous mineurs au moment des faits, pourraient écoper de peines de prison ferme. La Cour d’assises des mineurs est compétente pour juger les crimes commis par des personnes âgées de 16 à 18 ans au moment des faits, et ses décisions sont sans appel en première instance pour les peines supérieures à 20 ans de réclusion.

La date du procès n’a pas encore été fixée, mais les parties civiles et les avocats de la défense devraient être informés dans les prochains mois des modalités pratiques de cette audience. Les familles de Thomas Perotto, comme celles des autres victimes des violences survenues cette nuit-là, attendent désormais que justice soit rendue. Une chose est sûre : cette affaire, déjà marquée par la violence et la tragédie, va connaître un nouveau chapitre judiciaire dans les mois à venir.

Et maintenant ?

Une fois le réquisitoire définitif transmis, la prochaine étape consistera en l’organisation matérielle du procès. La Cour d’assises des mineurs devra fixer une date pour l’audience, un calendrier qui dépendra notamment de la disponibilité des juges, des avocats et des experts. Les parties civiles, représentées par leurs avocats, pourront alors déposer leurs conclusions et préparer leurs plaidoiries. Le procès devrait durer plusieurs jours, voire plusieurs semaines, en fonction du nombre de témoins et de la complexité des débats.

Côté défense, les avocats des accusés disposent désormais d’un délai pour étudier le dossier et préparer leurs arguments. Ils pourront notamment contester les qualifications pénales retenues par le parquet ou invoquer des circonstances atténuantes. Quelle que soit l’issue de ce procès, une chose est certaine : il laissera des traces durables dans la mémoire collective de Crépol et de la Drôme.

Cette affaire rappelle également l’importance des enquêtes judiciaires dans les territoires ruraux, où les tensions peuvent rapidement dégénérer. Les autorités locales et les forces de l’ordre ont depuis renforcé leur présence lors des événements festifs, afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent. Reste à savoir si ces mesures suffiront à restaurer un climat de confiance entre les jeunes et les institutions.

Selon BFM - Faits Divers, le parquet de Valence n’a pas détaillé les raisons de cette distinction. Trois des 14 personnes mises en examen ne feront pas l’objet d’un renvoi devant la Cour d’assises des mineurs, ce qui pourrait s’expliquer par un rôle moins actif dans les faits ou par des éléments nouveaux dans leur dossier.