Un nouvel incident s’est déroulé jeudi dernier, vers 17h50, heure de la distribution des repas, à la prison de Bordeaux-Gradignan, où les surveillants pénitentiaires sont en sous-effectif face aux détenus, selon nos confrères de Le Figaro. L’UFAP UNSa Justice demande la révision des protocoles mis en place.

Les agressions contre les surveillants pénitentiaires se poursuivent à la prison de Bordeaux-Gradignan. Après avoir jeté son repas sur le chariot du personnel, un prisonnier, âgé de 33 ans, a projeté de l’eau bouillante sur les agents qui tentaient de le réintégrer dans sa cellule. L’un des gardiens a été brûlé à l’avant-bras et à l’oreille droite.

Ce qu'il faut retenir

  • Un prisonnier a agressé des surveillants pénitentiaires à la prison de Bordeaux-Gradignan en leur jetant de l’eau bouillante.
  • L’incident s’est déroulé jeudi dernier, vers 17h50, heure de la distribution des repas.
  • L’un des gardiens a été brûlé à l’avant-bras et à l’oreille droite.

Contexte

D’après Le Figaro, le syndicat pénitentiaire UFAP UNSa Justice dénonce des moyens de surveillance des détenus inadaptés à leur surpopulation carcérale. « Déterminé à en découdre », selon Ronan Roudaut, le délégué syndical l’UFAP UNSa Justice, le détenu a ensuite « frappé violemment sur la porte de sa cellule en générant un tapage qui a nécessité l’intervention de l’équipe de sécurité pour le conduire en quartier disciplinaire ».

Le même syndicat indique que l’auteur des faits a été condamné à « 30 jours de cellule disciplinaire », et demande son transfert. Quelques jours plus tôt, le 16 février dernier, un autre prisonnier agressait une gardienne et inondait son étage après avoir refusé de quitter sa cellule pour prendre sa douche.

Situation à la prison de Bordeaux-Gradignan

La prison de Bordeaux-Gradignan compte actuellement 1185 prisonniers, alors que la structure dispose officiellement de 633 places, selon nos confrères de Le Figaro. En parallèle, environ 60 surveillants pénitentiaires sont absents pour des raisons médicales.

Le délégué du personnel de l’UFAP UNSa Justice souligne que « force est de constater que la présence de gradé ne suffit pas à répondre à ce type de population carcérale, il est urgent de revoir les protocoles mis en place, tout comme le regroupement de ce type de profil dans une zone spécifique avec les moyens adaptés ».

Et maintenant ?

Il est probable que les autorités prennent des mesures pour améliorer la sécurité et les conditions de travail des surveillants pénitentiaires à la prison de Bordeaux-Gradignan. Cela pourrait inclure une révision des protocoles de surveillance et de gestion des détenus, ainsi que des mesures pour réduire la surpopulation carcérale.

Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer les mesures à prendre pour améliorer la situation à la prison de Bordeaux-Gradignan. Il est essentiel que les autorités prennent des décisions éclairées pour garantir la sécurité et le bien-être des surveillants pénitentiaires et des détenus.