Plusieurs mesures sociales et économiques entrent en vigueur ce lundi 1er juin, comme le rapporte Franceinfo - Santé. Parmi elles, le doublement de l’aide carburant pour les travailleurs modestes, la revalorisation du SMIC ou encore une légère baisse du prix du gaz pour certains ménages. Ces décisions s’inscrivent dans un contexte de tensions persistantes sur les prix de l’énergie et d’inflation.
Ce qu'il faut retenir
- L’aide carburant pour les « grands rouleurs » passe de 50 à 100 euros, soit une enveloppe totale de 300 millions d’euros pour 3 millions de bénéficiaires potentiels.
- Le SMIC est revalorisé de 2,41 %, soit une hausse de 34,93 euros net par mois pour un temps plein.
- Le prix du gaz baisse de 4,8 % pour 6 millions de ménages, soit une économie moyenne de 1,26 euro sur la facture de juin.
- Les aides à l’achat ou à la location de véhicules électriques utilitaires sont renforcées jusqu’à 9 500 euros pour les professionnels.
- À partir du 14 juin, les étiquettes des produits du petit déjeuner devront afficher des informations plus transparentes sur leur composition.
- Deux médicaments contre l’obésité, Wegovy et Mounjaro, seront remboursés à 65 % (voire 100 % pour certains patients) à partir de la mi-juin.
Une aide carburant doublée pour les travailleurs les plus exposés
Dès ce lundi, l’indemnité carburant réservée aux « grands rouleurs » modestes est portée de 50 à 100 euros, une mesure officialisée au Journal officiel samedi 30 mai. Cette revalorisation, annoncée par le Premier ministre Sébastien Lecornu le 21 mai, s’applique aux actifs dont le revenu fiscal de référence par part est inférieur ou égal à 16 880 euros. Pour y prétendre, il faut effectuer quotidiennement au moins 30 kilomètres aller-retour pour se rendre au travail ou parcourir plus de 8 000 kilomètres par an en voiture.
« Face à la crise énergétique, nous avons fait un choix simple : cibler nos aides pour soutenir l’activité et le travail, et veiller à ce que chaque euro d’argent public soit dépensé utilement », a déclaré Sébastien Lecornu dans un message posté sur X le 31 mai. Depuis mercredi 28 mai, les demandeurs peuvent effectuer leur démarche en ligne via le site des impôts. D’après le ministre de l’Économie Roland Lescure, 439 000 personnes ont déjà déposé leur dossier. Les versements interviendront sous dix jours après la validation, a-t-il précisé dimanche sur le plateau de « Questions politiques » (France Inter, franceinfo TV et Le Monde).
Le SMIC augmente de 2,41 % pour suivre l’inflation
Le salaire minimum de croissance (SMIC) est revalorisé mécaniquement de 2,41 %, conformément à l’inflation mesurée en avril. Cette hausse représente une augmentation nette de 34,93 euros par mois pour un salarié à temps plein, portant le SMIC à 1 477,93 euros net (contre 1 443 euros depuis le 1er janvier 2026). Cette mesure intervient dans un contexte de tensions inflationnistes liées notamment au conflit au Moyen-Orient.
Le gouvernement a également confirmé jeudi la mise en place d’une indemnité différentielle pour les agents publics. Objectif : garantir qu’aucun fonctionnaire ne perçoive un salaire inférieur au SMIC. Environ 862 000 agents sont concernés, dont 306 000 agents de l’État, selon le ministère de l’Action et des Comptes publics.
Le prix du gaz baisse de 4,8 % pour six millions de ménages
Après une hausse de 15 % en mai pour les trois quarts des abonnés, en lien avec la guerre en Iran, le prix du gaz connaît un reflux en ce début de mois. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a annoncé une baisse de 4,8 % à partir du 1er juin, soit une économie moyenne de 1,26 euro sur les factures de juin. Cette réduction ne concerne que les 6 millions de foyers dont les contrats sont indexés sur le prix repère de vente du gaz. Les ménages souscrits à une offre à prix fixe sont donc exclus de cette mesure.
Renforcement des aides à l’électrification des véhicules professionnels
Dans le cadre du plan gouvernemental d’électrification des usages, les aides à l’achat ou à la location de véhicules utilitaires légers électriques sont revalorisées à compter d’aujourd’hui. Les professionnels, notamment les artisans, peuvent désormais bénéficier d’un soutien pouvant aller jusqu’à 9 500 euros pour les grands véhicules, à condition qu’ils soient assemblés en Europe. Les aides destinées aux poids lourds électriques, comme les tracteurs routiers, sont également augmentées et passent de 60 000 à plus de 100 000 euros.
Plus de transparence sur les étiquettes des produits du petit déjeuner à partir du 14 juin
Une nouvelle réglementation européenne, dite « directive Breakfast », impose dès le 14 juin des règles d’étiquetage plus strictes pour certains produits du petit déjeuner. Miels, jus de fruits, confitures, crème de marrons ou lait déshydraté devront désormais indiquer clairement leur origine, leur composition, leur teneur en sucre et les allégations nutritionnelles. L’objectif affiché est d’améliorer l’information des consommateurs, comme le rappelle le site du ministère de l’Économie.
Deux médicaments anti-obésité remboursés à partir de la mi-juin
Les traitements contre l’obésité Wegovy et Mounjaro seront remboursés à partir de la mi-juin, dans le cadre d’une prescription très encadrée. Le taux de remboursement sera fixé à 65 %, mais « pour la très grande majorité, ça sera un remboursement à 100 % », car « quasiment tous ces patients sont pris en charge à 100 % » en raison de leur état de santé, a expliqué la ministre de la Santé Stéphanie Rist sur TF1. Ces médicaments seront réservés aux patients majeurs souffrant d’obésité massive ou sévère avec comorbidités.
Ces changements illustrent la volonté des pouvoirs publics de soutenir le pouvoir d’achat des Français tout en accompagnant la transition énergétique, dans un contexte économique toujours aussi tendu.
Cette aide est réservée aux travailleurs modestes dont le revenu fiscal de référence par part est inférieur ou égal à 16 880 euros et qui parcourent quotidiennement au moins 30 kilomètres aller-retour pour se rendre au travail ou plus de 8 000 kilomètres par an en voiture. Environ trois millions de personnes sont éligibles.
Non. La baisse de 4,8 % du prix du gaz ne s’applique qu’aux 6 millions de ménages dont les contrats sont indexés sur le prix repère de vente du gaz. Les foyers souscrits à une offre à prix fixe ne bénéficient pas de cette réduction.