Depuis 2025, l'administration Trump considère Alexandre Loukachenko comme un possible intermédiaire avec Vladimir Poutine, selon Courrier International.

À première vue, ils ont été coulés dans le même moule : grands de taille, bruts de décoffrage, et peu portés vers le respect des droits fondamentaux. Donald Trump et Alexandre Loukachenko, le dictateur biélorusse, semblent faits pour s'entendre.

Depuis son arrivée au pouvoir en 1994, Loukachenko écrase toute opposition en Biélorussie, selon Courrier International. L'interview accordée à la télévision russe le dimanche 19 avril, où il a affirmé souhaiter rencontrer Trump dès qu'un "véritable accord" entre les deux pays sera prêt, a suscité l'intérêt de certains observateurs.

Ce qu'il faut retenir

  • Alexandre Loukachenko, le président biélorusse, est considéré comme un possible intermédiaire avec Vladimir Poutine par l'administration Trump.
  • Loukachenko a affirmé souhaiter rencontrer Trump dès qu'un "véritable accord" entre les deux pays sera prêt.
  • La Biélorussie a libéré 123 prisonniers politiques en décembre, dont le Prix Nobel de la paix Ales Bialiatski.
  • Les États-Unis ont partiellement levé les sanctions imposées en 2021 à trois entreprises biélorusses.
  • John Coale, émissaire de Trump, a reconnu ignorer totalement où se trouvait la Biélorussie lorsqu'il a été nommé à ce poste.
  • Coale a attribué la percée diplomatique à de longs dîners arrosés de vodka, de pain noir et de galettes de pommes de terre partagés avec Loukachenko.

Une rencontre au sommet qui intrigue et qui aura aussi de quoi agacer un autre mâle dominant de la région – Vladimir Poutine – si les liens entre Washington et Minsk devenaient trop étroits.

Au cours de l'entretien, Loukachenko a également fait savoir que les sanctions occidentales n'avaient en rien intimidé la Biélorussie.

“Les prisonniers politiques, les sanctions… ce sont des futilités”, a-t-il lancé.

Et maintenant ?

La rencontre entre Loukachenko et Trump pourrait avoir des conséquences importantes pour la région, notamment pour les relations entre la Russie et l'Ukraine.

Il reste à voir si l'accord entre Minsk et Washington sera conclu avant les élections législatives de novembre aux États-Unis, qui pourraient affaiblir Trump ou détourner son attention de ses expérimentations diplomatiques.

L'administration Trump cherche à cultiver des relations étroites avec la Biélorussie, en partie pour faciliter les négociations avec la Russie.

La Biélorussie pourrait subir des sanctions plus sévères de la part de l'Union européenne et des États-Unis si elle se rapproche trop de la Russie.