L’actrice Alice Taglioni, connue pour ses rôles au cinéma et à la télévision, sort ce vendredi 5 juin 2026 son premier album, « ADN », marquant ainsi son entrée officielle dans le monde de la musique. Ce projet artistique, annoncé comme une plongée intime dans son univers, intervient après des décennies de pratique du piano, instrument qu’elle maîtrise depuis l’enfance. Selon Franceinfo - Culture, cette transition reflète une volonté de s’exprimer autrement, au-delà des écrans.
Ce qu'il faut retenir
- Alice Taglioni publie son premier album, « ADN », le 5 juin 2026.
- L’artiste, habituée au cinéma, explore désormais la musique après quarante ans de pratique du piano.
- L’album est présenté comme une forme de libération, où elle aborde des émotions enfouies et une quête de confiance en soi.
- Elle évoque le déclic de ce projet il y a trois ans, inspiré par des artistes émergents et le soutien de ses proches.
- L’album s’inscrit dans une démarche de reconquête de soi, après des années de doute sur son image.
Un projet musical né d’une enfance au piano
Alice Taglioni ne découvre pas la musique avec « ADN ». Dès l’âge de sept ans, elle s’initie au piano, un instrument qu’elle partage avec sa mère, elle-même musicienne. Cette transmission familiale, à la fois source d’inspiration et de pression, a façonné son rapport à l’art. « Ma mère attendait énormément de moi sur cet instrument », confie-t-elle à Franceinfo - Culture. « Elle et ma grand-mère n’étaient pas allées au bout. Il en fallait une, et c’était moi. » Pourtant, cette héritage s’est accompagné d’une exigence de performance, où l’amour semblait conditionnel à la réussite.
Si elle a remporté des concours dès l’enfance, le piano est resté pendant des années un refuge plutôt qu’un métier. C’est bien plus tard, après des décennies passées à incarner des personnages à l’écran, qu’elle a ressenti le besoin de se réapproprier cette passion. « J’ai commencé à vraiment composer de vrais trucs avec des paroles à 20 ans, après une peine de cœur », explique-t-elle. Un déclic qui l’a menée, trois ans plus tôt, à se lancer sérieusement dans l’écriture de chansons.
« ADN » : un album comme une thérapie
L’album « ADN » est présenté comme une exploration de soi, une manière de « relier toutes les parts d’elle-même », pour reprendre ses mots. Les titres comme Hypersensible ou Synthèse laissent entrevoir une démarche artistique où la pudeur le dispute à l’audace. Pour Alice Taglioni, il s’agit avant tout d’une libération. « C’est vrai que je suis habituée à la promo, à parler d’un personnage, d’un film, donc toujours un peu cachée derrière quelque chose », reconnaît-elle. « Là, j’aime parler de quelque chose qui est très intime. »
Ce disque, presque trente ans après ses débuts au cinéma, marque une rupture. Après des rôles qui l’ont rendue célèbre, comme dans Les Clefs de bagnole ou Ne le dis à personne, elle prend le risque de se montrer sous un jour nouveau. « J’ai récupéré ma confiance en moi. Ah non, en fait, je l’ai perdue. C’est passé par tout ça », résume-t-elle avec une franchise qui caractérise l’album. Un cheminement qui, selon elle, aurait pu commencer il y a vingt ans… ou hier.
Une confiance retrouvée après des années de doute
Le parcours d’Alice Taglioni n’a pas toujours été simple. Dans les années 2000, sa carrière au cinéma s’est accompagnée de critiques acerbes sur son apparence, une expérience qu’elle a vécue comme une épreuve. « À un moment, l’image même que je me projetais de moi ne me plaisait pas », confie-t-elle. « Je ne voulais pas être comme ça et rester comme ça. » Cette période a nourri une quête d’identité, où la musique est devenue un exutoire. « Forcément, c’est plus facile maintenant puisque je suis un peu celle à qui je voulais ressembler quand j’avais 15 ou 20 ans », souligne-t-elle.
Cette reconquête de soi s’inscrit aussi dans une réflexion plus large sur la liberté dans le métier d’actrice. « Je ne suis pas forcément libre dans ce métier », admet-elle, en citant l’actrice Nathalie Baye, disparue en 2023, dont une phrase lui a particulièrement marquée : « Je dédie ce César à toutes les actrices et surtout à celles qui ne travaillent pas, qui sont dans l’attente, qui sont dans le trou. » Une déclaration qui, pour Alice Taglioni, résume les difficultés du milieu. « Être une bonne actrice, c’est la moindre des choses », rappelle-t-elle, soulignant ainsi l’injonction permanente à se dépasser.
Un album qui s’inscrit dans une dynamique collective
Le lancement de « ADN » ne doit rien au hasard. L’artiste évoque l’influence des nouveaux talents émergents, notamment dans le domaine du piano solo, comme un catalyseur. « Grâce à des artistes émergents, notamment dans le piano solo, je me suis dit que ce serait peut-être le moment », explique-t-elle. Ce projet, porté par une envie de sincérité, s’adresse aussi à celles et ceux qui, comme elle, ont hésité à franchir le pas artistique.
Alice Taglioni insiste sur le fait que ce disque n’est pas une rupture, mais une continuation. « Je serai à ma place aussi en tant qu’actrice, en tant que femme, en tant qu’entité, dans tout ce qu’on entreprend », déclare-t-elle. Une affirmation qui résume son état d’esprit actuel : une artiste en mouvement, prête à assumer toutes les facettes de son identité.
Avec ce disque, Alice Taglioni rejoint le club des acteurs et actrices ayant tenté l’aventure musicale, comme Cate Blanchett ou Ethan Hawke. Une transition qui, si elle réussit, pourrait inspirer d’autres artistes à osé franchir le pas.
D’après les informations communiquées par Franceinfo - Culture, « ADN » s’inscrit dans un registre mélancolique et introspectif, avec des influences piano solo et des compositions originales mêlant sensibilité et synthèse. Les titres évoquent des thèmes comme la pudeur, la confiance en soi et la quête d’identité.
Non, l’actrice a précisé qu’elle comptait poursuivre sa carrière au cinéma tout en développant ses projets musicaux. Elle considère cette transition comme un complément à son parcours artistique, et non comme un abandon d’un domaine pour un autre.