Benoit Villiers, président de la société lyonnaise Amoéba, était l’invité ce vendredi 31 juillet de l’émission French Tech sur BFM Business, présentée par Sandra Gandoin. Il y a détaillé le modèle d’une greentech spécialisée dans le biocontrôle, une alternative aux produits chimiques grâce à l’utilisation d’amibes naturelles dans les secteurs cosmétique et agricole. L’entreprise se positionne ainsi comme un acteur clé de la transition écologique dans ces industries, selon BFM Business.
Ce qu'il faut retenir
- Amoéba, fondée à Lyon, développe des solutions à base d’amibes pour remplacer les pesticides et les ingrédients chimiques dans les cosmétiques.
- La biotech propose deux axes principaux : un produit pour le biocontrôle en agriculture et un ingrédient naturel pour l’industrie cosmétique.
- Benoit Villiers a présenté cette technologie lors de l’émission French Tech sur BFM Business, diffusée le 31 juillet 2026.
- L’entreprise mise sur une approche durable pour répondre aux enjeux environnementaux des secteurs agricole et cosmétique.
- Cette innovation s’inscrit dans la dynamique de la French Tech, qui soutient les startups technologiques françaises à impact écologique.
Une biotech lyonnaise à l’origine d’une innovation disruptive
Fondée à Lyon, Amoéba est une entreprise spécialisée dans le développement de solutions de biocontrôle basées sur l’utilisation d’amibes. Ces micro-organismes, naturellement présents dans l’environnement, permettent de lutter contre les pathogènes et les ravageurs sans recourir aux produits chimiques, explique Benoit Villiers lors de son intervention. La société propose ainsi une alternative écologique aux pesticides traditionnels, une solution particulièrement attendue dans un contexte de transition agricole vers des pratiques plus durables.
En parallèle, Amoéba travaille également sur des applications dans l’industrie cosmétique. L’entreprise développe des ingrédients naturels à base d’amibes, capables de remplacer certains composants synthétiques utilisés dans les produits de soin. Une démarche qui s’aligne sur les attentes croissantes des consommateurs pour des cosmétiques plus respectueux de la santé et de l’environnement.
Un modèle économique axé sur deux marchés complémentaires
Le président d’Amoéba a détaillé lors de son passage dans French Tech deux axes majeurs pour son entreprise. D’une part, la commercialisation d’un produit de biocontrôle destiné aux agriculteurs, qui pourrait leur permettre de réduire leur dépendance aux pesticides chimiques. D’autre part, la fourniture d’ingrédients naturels pour les industriels du cosmétique, une niche en pleine expansion avec l’essor des labels « clean beauty ».
Selon les informations rapportées par BFM Business, Amoéba se positionne comme un acteur pionnier dans ces deux domaines. Son approche repose sur une technologie brevetée, issue de plusieurs années de recherche en microbiologie. Une innovation qui pourrait, à terme, séduire des partenaires industriels soucieux de verdir leurs processus de production.
L’ambition de la French Tech et les attentes du marché
L’invitation de Benoit Villiers dans l’émission French Tech s’inscrit dans une volonté de mettre en lumière les startups françaises innovantes, notamment celles qui répondent aux enjeux climatiques. La French Tech, réseau qui soutient les entreprises technologiques françaises, accorde une attention particulière aux greentechs comme Amoéba. Ces dernières années, le label « French Tech Green20 » a d’ailleurs été créé pour valoriser les startups à fort impact environnemental.
Le marché du biocontrôle en Europe est en pleine croissance, porté par les réglementations européennes qui restreignent l’usage des pesticides chimiques. Les prévisions indiquent que ce secteur pourrait atteindre plus de 5 milliards d’euros d’ici 2030, avec un taux de croissance annuel composé (CAGR) supérieur à 10 %, selon des études sectorielles citées par BFM Business. Dans ce contexte, Amoéba pourrait bénéficier d’un effet d’aubaine, à condition de parvenir à industrialiser sa production et à convaincre les acteurs du marché.
Les prochaines étapes pour Amoéba et ses perspectives
Interrogé sur les perspectives de développement, Benoit Villiers a indiqué que l’entreprise travaille actuellement à l’optimisation de ses procédés de production. L’objectif est de passer à une phase industrielle dans les deux prochaines années, afin de répondre à une demande croissante. Un enjeu majeur pour une greentech qui doit prouver sa viabilité économique tout en maintenant ses promesses écologiques.
Côté financement, Amoéba a jusqu’ici levé des fonds auprès d’investisseurs spécialisés dans l’innovation durable. La société a également bénéficié de subventions publiques, notamment via des appels à projets dédiés à l’agriculture durable et à la cosmétique naturelle. Pour les mois à venir, l’entreprise pourrait lancer des partenariats stratégiques avec des groupes industriels, afin d’accélérer son déploiement commercial.
Une innovation qui s’inscrit dans la durée
L’approche d’Amoéba ne se limite pas à une simple substitution des produits chimiques. L’entreprise mise sur une compréhension fine des mécanismes biologiques des amibes, afin de proposer des solutions durables et adaptées aux besoins spécifiques des agriculteurs et des formulateurs cosmétiques. Une stratégie qui pourrait, à terme, lui ouvrir les portes de nouveaux marchés, notamment celui des biostimulants en agriculture ou des ingrédients « probiotiques » en cosmétique.
Dans un secteur où la R&D est coûteuse et les délais de validation longs, Amoéba a choisi de miser sur une technologie éprouvée en laboratoire avant de se lancer dans la course à l’industrialisation. Un pari audacieux, mais qui pourrait bien faire d’elle un acteur incontournable de la greentech française dans les années à venir, si les promesses tenues par Benoit Villiers se concrétisent.
Les solutions d’Amoéba, à base d’amibes naturelles, permettent de lutter contre les pathogènes et ravageurs sans recourir à des produits chimiques. Elles offrent ainsi une alternative écologique, réduisant la pollution des sols et des eaux, tout en préservant la biodiversité. De plus, ces solutions s’inscrivent dans une démarche de santé publique, en limitant l’exposition des agriculteurs et des consommateurs à des substances potentiellement nocives.
Amoéba a levé des fonds auprès d’investisseurs spécialisés dans l’innovation durable et bénéficie de subventions publiques, notamment via des appels à projets dédiés à l’agriculture durable et à la cosmétique naturelle. La société pourrait également s’appuyer sur des partenariats industriels pour accélérer son développement commercial et industriel.