Andy Burnham, qui deviendra ce lundi le septième Premier ministre britannique en dix ans, sera immédiatement confronté à une série de défis majeurs qui ont déjà coûté leur poste à plusieurs de ses prédécesseurs, selon BFM Business. La croissance britannique est poussive et les marges budgétaires sont minces. Selon le FMI, après une progression de 1,4% en 2025, la croissance « devrait ralentir à 1% en 2026 ».
Andy Burnham a fait de la décentralisation l'un des principaux leviers pour stimuler l'économie. Face à des marchés inquiets de la dette, la crédibilité de la politique budgétaire sera « essentielle, car elle influence le coût de l'endettement de l'État » et par conséquent l'argent disponible « pour l'investissement et les services publics », explique Silvia Pepino, économiste et chercheuse associée à la London School of Economics (LSE).
Ce qu'il faut retenir
- La croissance britannique devrait ralentir à 1% en 2026, selon le FMI.
- Andy Burnham préconise la décentralisation pour stimuler l'économie.
- La crédibilité de la politique budgétaire sera essentielle pour influencer le coût de l'endettement de l'État.
- Le pouvoir d'achat des Britanniques a été durement entamé ces dernières années par une inflation qui a culminé à des niveaux inédits.
- Andy Burnham sera sous pression pour ne pas réduire drastiquement les aides sociales.
Les défis de la défense et des relations internationales
Après plusieurs mois de retard, Keir Starmer a dévoilé fin juin un plan d'investissement dans la défense, dans un contexte de montée des menaces. Ce plan prévoit de porter le budget militaire à près de 300 milliards de livres (348 milliards d'euros) durant les quatre prochaines années pour moderniser les forces britanniques. Andy Burnham va probablement aussi faire face à des pressions internes et de la part de ses alliés, notamment des États-Unis, pour augmenter encore les dépenses de défense et atteindre l'objectif de l'OTAN consistant à consacrer 3,5 % du PIB à la défense d'ici 2035.
Andy Burnham n'a pas d'expérience dans le domaine des Affaires étrangères. Pour Tony Travers, professeur en politique publique à la LSE, « le principal enjeu sera de gérer Donald Trump ». Les relations bilatérales ont connu des moments difficiles ces derniers mois. L'imprévisible président américain a rarement manqué une occasion de critiquer le gouvernement de Keir Starmer.
Les prochaines étapes
En conclusion, Andy Burnham, le futur Premier ministre britannique, a un défi de taille à relever pour redresser l'économie, gérer les relations internationales et répondre aux attentes des Britanniques. Les prochaines semaines et mois seront cruciaux pour déterminer la réussite de son gouvernement.