Ce mardi 30 juin, Ane Aanesland, cofondatrice et PDG de ThrustMe, était l’invitée de Frédéric Simottel dans l’émission « Tech & Co, la quotidienne » diffusée sur BFM Business. Elle y a évoqué les avancées technologiques de son entreprise spécialisée dans la fabrication de moteurs ioniques pour satellites, selon BFM Business.

Ce qu'il faut retenir

  • Ane Aanesland, cofondatrice et PDG de ThrustMe, a été reçue dans « Tech & Co » le 30 juin 2026 pour discuter des moteurs pour satellites.
  • ThrustMe conçoit des propulseurs ioniques, une technologie clé pour les missions spatiales modernes.
  • L’émission « Tech & Co » est diffusée du lundi au jeudi sur BFM Business et disponible en podcast.

ThrustMe, un acteur clé de la propulsion spatiale

Fondée par Ane Aanesland et Dmytro Rafalskyi, ThrustMe s’impose comme un acteur innovant dans le domaine des moteurs pour satellites. Contrairement aux systèmes de propulsion chimique traditionnels, la société mise sur des propulseurs ioniques, qui offrent une efficacité énergétique bien supérieure. Ces moteurs, utilisés pour les manœuvres orbitales ou les missions interplanétaires, permettent de réduire significativement la consommation de carburant, un atout majeur pour l’industrie spatiale.

Lors de son passage dans « Tech & Co », Ane Aanesland a détaillé les spécificités techniques de ces moteurs, ainsi que les défis industriels et économiques auxquels ThrustMe fait face. L’entreprise, basée en France et en Chine, collabore avec des agences spatiales et des acteurs privés pour accélérer la démocratisation de cette technologie.

L’émission « Tech & Co » : un rendez-vous incontournable de l’innovation

Animée par Frédéric Simottel, « Tech & Co, la quotidienne » est un programme phare de BFM Business qui met en lumière les tendances technologiques et les acteurs clés de la transformation numérique. Ce 30 juin, l’émission a accueilli plusieurs personnalités du secteur, dont Luc Julia, expert en IA, et Alain Goudey, directeur général adjoint de Neoma Business School.

Parmi les sujets abordés lors de cette édition figuraient l’évolution de TikTok vers une « super-app », le rachat d’Iridium par Rocket Lab pour concurrencer SpaceX, ou encore le lancement imminent par Google de son outil « Overviews » en France. Ane Aanesland y a apporté un éclairage technique sur les enjeux de la propulsion spatiale, un domaine souvent méconnu du grand public mais essentiel pour l’avenir de l’exploration et des télécommunications par satellite.

Les défis de l’industrie spatiale face à la concurrence internationale

L’industrie spatiale connaît une mutation rapide, avec l’émergence de nouveaux acteurs et des technologies disruptives. ThrustMe se positionne comme un concurrent sérieux face à des géants comme SpaceX ou des start-up asiatiques, en misant sur des solutions innovantes et une approche collaborative. Ane Aanesland a souligné lors de l’interview que la réduction des coûts et l’optimisation des performances étaient au cœur des priorités de son entreprise.

Le secteur fait également face à des défis réglementaires et géopolitiques, notamment en ce qui concerne l’accès aux composants électroniques ou aux lancements. ThrustMe, qui fabrique ses moteurs en Europe et en Asie, illustre cette tendance à la délocalisation partielle pour contourner les restrictions commerciales. Une stratégie qui pourrait s’avérer déterminante dans les années à venir.

Un écosystème médiatique dédié à la tech

La présence d’Ane Aanesland dans « Tech & Co » reflète l’intérêt croissant des médias pour les innovations technologiques et leur impact sur la société. BFM Business consacre régulièrement des émissions et des reportages aux acteurs de la deep tech, comme en témoignent les interventions de Matthieu Bienvenu (Nebius) ou de Sergio Colella (SITA Europe) les jours précédents. Ces formats permettent de rendre accessible au public des sujets complexes, tout en mettant en avant le dynamisme de la filière française et européenne.

Pour les auditeurs souhaitant approfondir, l’intégralité de l’émission du 30 juin est disponible en podcast sur les plateformes de BFM Business, offrant ainsi un accès permanent à ces débats d’experts.

Et maintenant ?

À l’horizon 2026-2027, ThrustMe pourrait accélérer ses partenariats avec les agences spatiales européennes et asiatiques pour tester ses moteurs sur des missions réelles. Par ailleurs, l’entreprise devrait bénéficier de l’engouement croissant pour les technologies spatiales, porté par des initiatives comme le programme Artemis de la NASA ou les projets de constellations de satellites privés. Reste à voir si l’industrie parviendra à surmonter les obstacles logistiques et géopolitiques qui freinent son développement.

En élargissant le regard, cette dynamique spatiale interroge plus largement sur la souveraineté technologique de l’Europe. Alors que les États-Unis et la Chine investissent massivement dans l’espace, l’Union européenne tente de structurer sa propre filière, notamment à travers des programmes comme Horizon Europe. Dans ce contexte, des acteurs comme ThrustMe jouent un rôle clé pour positionner le continent comme un leader de l’innovation spatiale.