La nuit du 27 au 28 février 2026 a été marquée par un événement important dans le domaine de l'intelligence artificielle, selon nos confrères de Numerama. Le président américain, Donald Trump, a ordonné l'exclusion immédiate d'Anthropic, l'entreprise derrière le modèle d'IA Claude, de toutes les agences fédérales américaines. Cette décision a été prise après le refus d'Anthropic de lever ses restrictions éthiques sur l'usage militaire de son IA.

Ce refus a conduit le Pentagone à désigner Anthropic comme un « risque pour la chaîne d'approvisionnement en matière de sécurité nationale », interdisant toute collaboration avec l'armée américaine. Cependant, OpenAI, concurrent direct d'Anthropic, a récupéré le contrat, obtenant les mêmes garanties qu'Anthropic réclamait, notamment l'interdiction de la surveillance de masse domestique et la responsabilité humaine dans le recours à la force, y compris pour les armes autonomes.

Ce qu'il faut retenir

  • Donald Trump a ordonné l'exclusion d'Anthropic des agences fédérales américaines.
  • Le Pentagone a désigné Anthropic comme un « risque pour la chaîne d'approvisionnement en matière de sécurité nationale ».
  • OpenAI a récupéré le contrat, obtenant les mêmes garanties qu'Anthropic réclamait.

Contexte et déroulement

Pendant 72 heures, Anthropic a tenu tête au département de la Défense américain en refusant de lever deux restrictions qu'elle juge non négociables : la surveillance de masse des citoyens américains et le recours aux armes entièrement autonomes. Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, avait posé un ultimatum clair : céder avant le vendredi 28 février à 17h01, heure de la côte Est.

C'est finalement Donald Trump lui-même qui a tranché sur son propre réseau Truth Social, avant même que l'ultimatum expire officiellement, en déclarant : « J'ordonne à TOUTES les agences fédérales du gouvernement américain de CESSER IMMÉDIATEMENT toute utilisation de la technologie d'Anthropic. Nous n'en avons pas besoin, nous n'en voulons pas, et nous ne travaillerons plus jamais avec eux. »

Conséquences et réactions

La décision du Pentagone implique qu'aucun contractant, fournisseur ou partenaire travaillant avec l'armée américaine ne peut plus faire affaire avec Anthropic. L'entreprise dirigée par Dario Amodei a immédiatement répondu, contestant la portée légale de la déclaration d'Hegseth, et a annoncé qu'elle contestera toute désignation officielle devant les tribunaux.

Sam Altman, le patron d'OpenAI, a annoncé que son entreprise récupère le contrat, affirmant avoir obtenu du Pentagone un accord écrit reflétant les mêmes lignes rouges qu'Anthropic défendait. Il a également appelé à une désescalade de la situation, espérant que ces mêmes termes soient désormais proposés à l'ensemble des entreprises d'IA.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront cruciales pour Anthropic et OpenAI, alors que les conséquences de cette décision commencent à se faire sentir. Il reste à voir comment les deux entreprises vont gérer cette situation et quels seront les prochains développements dans ce dossier. La date à retenir est celle de la fin du délai de six mois accordé pour la transition, notamment au Pentagone, qui doit désentrelacer Claude de ses systèmes classifiés.

En conclusion, cet événement met en lumière les défis et les risques liés à l'utilisation de l'intelligence artificielle dans le domaine militaire, et souligne l'importance de trouver un équilibre entre la sécurité nationale et les considérations éthiques.