Selon FrenchBreaches, la société américaine Anthropic va modifier les conditions d'accès à son assistant conversationnel Claude en imposant des contrôles renforcés d'âge et d'identité à partir du 8 juillet 2026. Cette mesure, officialisée dans une mise à jour de sa politique de confidentialité, vise à restreindre l'accès à certaines fonctionnalités pour certains utilisateurs, notamment ceux dont l'âge ou l'identité pourraient poser question.

L'entreprise, spécialisée dans le développement de modèles d'intelligence artificielle, précise que ces vérifications pourraient inclure la transmission de documents officiels, de photographies, de vidéos de vérification ainsi que des données biométriques dérivées des traits du visage. Une évolution qui marque un tournant dans la gestion des accès aux plateformes d'IA générative.

Ce qu'il faut retenir

  • À partir du 8 juillet 2026, Anthropic imposera des vérifications d'âge et d'identité pour accéder à certaines fonctionnalités de Claude.
  • Les utilisateurs pourraient devoir fournir un document d'identité officiel, une photographie, une vidéo de vérification ainsi que des données biométriques issues de la géométrie faciale.
  • Ces mesures s'inscrivent dans un contexte de renforcement des réglementations sur la vérification de l'âge sur Internet, incluant désormais les outils d'IA générative.
  • Anthropic collabore probablement avec Persona, une société spécialisée dans la vérification documentaire et biométrique, pour mettre en œuvre ces contrôles.
  • Les données collectées pourraient inclure la date de naissance, le numéro d'identification du document, ainsi que des modèles biométriques.

Des vérifications d'identité qui pourraient devenir systématiques

Dans une mise à jour de sa politique de confidentialité, Anthropic indique que des procédures de vérification de l'âge ou de l'identité pourront être mises en œuvre « dans certaines circonstances », sans pour autant préciser les critères exacts déclenchant ces contrôles. Selon le document, les informations susceptibles d'être collectées incluent notamment une image d'un document d'identité délivré par une autorité publique, les données figurant sur ce document (comme la date de naissance et le numéro d'identification), une photographie ou une vidéo de l'utilisateur, ainsi que des modèles biométriques issus de la géométrie faciale.

Cette initiative intervient après plusieurs mois d'expérimentations discrètes, durant lesquelles certains utilisateurs avaient déjà signalé avoir reçu des demandes de vérification pour accéder à des fonctionnalités spécifiques. Jusqu'à présent, ces procédures restaient peu documentées et limitées à un petit nombre d'utilisateurs. La mise à jour prévue le 8 juillet vise ainsi à clarifier les catégories de données collectées et les finalités de leur traitement.

Persona, un partenaire clé pour la vérification biométrique

Plusieurs discussions relayées sur Reddit et des forums spécialisés laissent penser qu'Anthropic ferait appel à Persona, une entreprise spécialisée dans la vérification documentaire, la comparaison entre documents officiels et selfies, les systèmes d'estimation de l'âge ainsi que les technologies d'authentification biométrique. Bien que ni Anthropic ni Persona n'aient officiellement confirmé l'étendue de cette collaboration, les premières indications suggèrent que cette société pourrait jouer un rôle central dans la mise en œuvre des nouveaux contrôles.

Les technologies proposées par Persona permettraient notamment de vérifier l'authenticité des documents fournis, de comparer les traits du visage avec les photographies, et d'estimer l'âge des utilisateurs grâce à des algorithmes dédiés. Ces fonctionnalités s'appuient sur des processus automatisés, mais soulèvent des questions quant à la gestion des données sensibles collectées.

Des inquiétudes persistantes sur la protection des données

Dès l'annonce de ces nouvelles mesures, des voix se sont élevées pour souligner les risques potentiels liés à la conservation prolongée des documents d'identité, des vidéos d'authentification et des empreintes biométriques. Ces données, particulièrement sensibles, pourraient être exposées à des failles de sécurité ou utilisées à des fins autres que celles initialement prévues. Anthropic n'a pas précisé la durée de conservation de ces informations, ni les garanties mises en place pour protéger leur intégrité.

Cette initiative s'inscrit dans un mouvement plus large de renforcement des exigences réglementaires concernant la vérification de l'âge sur Internet. Initialement concentrées sur les réseaux sociaux, les plateformes pour adultes ou les services de partage de contenus, ces réglementations s'étendent désormais aux outils d'intelligence artificielle générative. Les autorités cherchent en effet à limiter l'accès non supervisé des mineurs à des systèmes capables de générer des textes complexes, des images, du code informatique ou des réponses influençant les comportements.

Un pas vers une identité numérique renforcée pour les assistants IA

Jusqu'à présent, l'accès à la majorité des grands modèles d'intelligence artificielle, y compris Claude, reposait principalement sur la création d'un compte utilisateur, sans obligation de fournir une pièce d'identité ou des données biométriques. L'introduction de procédures aussi strictes pourrait redéfinir les attentes en matière de sécurité, de conformité réglementaire et de responsabilité des utilisateurs pour les plateformes technologiques.

Cette évolution pourrait également influencer les pratiques des autres acteurs du secteur, incitant les entreprises à adopter des mesures similaires pour anticiper les futures obligations légales. Reste à savoir si ces contrôles seront limités à certains pays, à des fonctionnalités spécifiques ou s'ils préfigurent une transformation plus profonde de l'écosystème de l'IA grand public.

Et maintenant ?

À compter du 8 juillet 2026, les utilisateurs de Claude pourraient être soumis à des vérifications d'identité pour accéder à certaines fonctionnalités. La généralisation de ces mesures dépendra des retours des utilisateurs et des éventuelles adaptations réglementaires. Les prochains mois pourraient voir émerger de nouvelles directives de la part des autorités européennes ou américaines concernant la gestion des données biométriques dans le cadre des services d'IA.

Anthropic, qui n'a pas encore précisé quels services seront directement concernés, devra également clarifier les garanties offertes en matière de protection des données personnelles. Les utilisateurs concernés par ces vérifications sont invités à consulter les nouvelles conditions d'utilisation pour comprendre les implications concrètes de ces changements.

Selon la politique de confidentialité d'Anthropic, les utilisateurs pourraient devoir fournir une image d'un document d'identité officiel (comme une carte d'identité ou un passeport), ainsi que des données biométriques issues de la géométrie faciale. Le document devra comporter des informations telles que la date de naissance et un numéro d'identification.

Rien n'indique pour l'instant que Persona interviendra pour l'ensemble des utilisateurs. Selon les discussions relayées par des forums en ligne, cette collaboration semble limitée à une partie des vérifications, mais Anthropic n'a pas précisé l'étendue exacte de ce partenariat.