L’Arsenal FC a franchi une étape décisive vers sa première finale de Ligue des champions depuis 2006, mardi 5 mai 2026, en s’imposant 1-0 face à l’Atlético Madrid au match retour des demi-finales, au stade Emirates à Londres. Selon Le Figaro, ce succès ouvre aux Gunners les portes d’une finale européenne qu’ils convoitent depuis deux décennies.
La rencontre, initialement équilibrée, a basculé peu avant la mi-temps. Le prodige anglais Bukayo Saka a profité d’un rebond pour crucifier le gardien slovène Jan Oblak, mettant fin à la résistance d’une défense madrilène en difficulté. Un but qui scelle le sort d’un match dominé par la détermination des Londoniens.
Ce qu'il faut retenir
- Un match retour marqué par l’enjeu, avec un score cumulé de 2-1 en faveur d’Arsenal après le match aller (1-1 à Madrid).
- Bukayo Saka devient l’auteur du but décisif à la 44e minute, profitant d’une erreur défensive de l’Atlético.
- Arsenal se qualifie pour sa première finale de Ligue des champions depuis 2006, une performance historique pour le club.
- Jan Oblak, habituellement fiable, est battu par un joueur en forme qui confirme son statut de leader offensif.
- L’Atlético Madrid, mené par Antoine Griezmann, quitte la compétition avec l’amertume d’une élimination à domicile.
Une rencontre tendue et tactique
Dès les premières minutes au stade Emirates, on a senti que les deux équipes abordaient ce match retour avec prudence. L’Atlético Madrid, en quête d’un exploit après le match nul 1-1 du 23 avril à Madrid, a d’abord cherché à contrôler le jeu avec possession. Mais Arsenal, bien organisé en bloc compact, a su étouffer les tentatives madrilènes.
Côté français, Antoine Griezmann a été le joueur le plus dangereux, multipliant les appels de balle et les passes décisives. Pourtant, malgré son influence, les Colchoneros n’ont jamais réussi à concrétiser leurs occasions, notamment grâce à une défense londonienne solide menée par William Saliba et Gabriel Magalhães.
Le déclic venu de Saka
Le tournant du match est survenu à la 44e minute. Leandro Trossard, entré en jeu peu avant, a frappé depuis la surface de réparation. Oblak a détourné le ballon, mais le rebond est tombé sur les pieds de Saka, seul dans la surface. Sans hésiter, le latéral gauche a poussé le ballon au fond des filets, sous les ovations du public londonien. Un but qui a marqué la fin de la première période et donné un avantage précieux à Arsenal.
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« Saka a été le seul à suivre la trajectoire du ballon après la frappe de Trossard. Une erreur défensive madrilène a suffi pour faire basculer le match. »— a analysé un observateur présent au stade pour Le Figaro.
L’Atlético Madrid en quête d’un miracle
Avec ce but, Arsenal a pris une longueur d’avance qu’il devait conserver en seconde période. Les Madrilènes, sous la pression, ont tenté de réagir, mais les contre-attaques d’Arsenal, orchestrés par Martin Ødegaard, ont mis en difficulté la défense adverse. Oblak, malgré son statut de grand gardien, a été décisif à plusieurs reprises, notamment sur une frappe de Declan Rice en début de seconde période.
Malgré les efforts de Griezmann et de ses coéquipiers, l’Atlético n’a jamais réussi à égaliser, condamnant le club à une nouvelle désillusion en Ligue des champions. Pour l’ancien Ballon d’Or 2020, cette élimination s’ajoute à une liste déjà longue de demi-finales perdues en Europe.
Un parcours historique pour Arsenal
Ce parcours en Ligue des champions 2025-2026 marque un tournant pour Arsenal. Après avoir éliminé le Bayern Munich en quarts de finale, les Londoniens ont confirmé leur statut de force montante du football européen. Leur jeu collectif, leur solidité défensive et leur efficacité offensive en font un adversaire redoutable pour la finale.
Pour le club, l’enjeu est double : décrocher une qualification historique pour la finale et offrir à ses supporters un titre longtemps espéré. Une victoire permettrait également de clore une saison marquée par une régularité exceptionnelle en championnat, où Arsenal est actuellement en tête du classement de Premier League.
Les réactions après le match
Du côté d’Arsenal, la joie était palpable. Mikel Arteta, l’entraîneur, a salué le mental de ses joueurs, tout en reconnaissant le travail accompli. « C’est une victoire collective, a-t-il déclaré à la presse. Nous avons cru en notre capacité à marquer, et Saka a été décisif. Maintenant, place à la finale. »
Pour l’Atlético Madrid, le constat est plus amer. Malgré des performances solides en championnat, le club quitte l’Europe avec une nouvelle désillusion. « Nous avons tout donné, mais le football est un sport cruel, a reconnu Diego Simeone, le coach madrilène. Nous devons analyser cette défaite pour rebondir. »
Alors que les Gunners se préparent pour l’épreuve ultime, l’attention se porte désormais sur la finale du 30 mai. Une rencontre qui s’annonce comme un sommet entre deux styles de jeu opposés : l’efficacité pragmatique d’Arsenal et la rigueur tactique du Bayern ou du PSG.
Reste à savoir si Arsenal parviendra à écrire une nouvelle page de son histoire européenne. Une chose est sûre : après cette victoire face à l’Atlético, plus rien ne semble impossible aux Londoniens.