La nuit dernière a marqué un tournant historique dans l'exploration spatiale, tandis que la diplomatie et la justice américaine ont également été au cœur de l'actualité. Selon Courrier International, la mission lunaire Artemis II a décollé avec succès depuis le centre spatial Kennedy en Floride, tandis que Washington a annoncé la levée des sanctions contre la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez. Par ailleurs, la Cour suprême des États-Unis a affiché son scepticisme face à la volonté de Donald Trump de remettre en cause le droit du sol.
Ce qu'il faut retenir
- Premier vol habité vers la Lune depuis 1972 : la mission Artemis II a décollé le 1er avril 2026 avec quatre astronautes à bord, dont une femme, un homme de couleur et un Canadien.
- Retour prévu sur la Lune en 2028 : si les alunisseurs développés par SpaceX et Blue Origin sont prêts à temps.
- Levée des sanctions contre Delcy Rodríguez : les États-Unis ont mis fin aux mesures restrictives en vigueur depuis 2018, trois mois après la capture de Nicolás Maduro.
- La Cour suprême sceptique face à la proposition de Donald Trump de supprimer le droit du sol, inscrit dans le 14e amendement depuis 1868.
- Décision attendue en juillet : les juges doivent trancher sur la constitutionnalité de la réforme proposée par l'administration Trump.
Artemis II : un nouveau chapitre pour l'exploration lunaire
Pour la première fois depuis plus de cinquante ans, des astronautes ont quitté la Terre à destination de la Lune. Selon Courrier International, la fusée SLS (Space Launch System), la plus puissante jamais construite par la Nasa, s'est arrachée du pas de tir 39B du centre spatial Kennedy à 18h35 locales, illuminant le ciel nocturne de Floride. À son bord, quatre astronautes – dont une femme, un homme de couleur et un Canadien – entament un voyage de dix jours autour de notre satellite naturel. « Pour la première fois depuis plus de 50 ans, des astronautes partis de la Terre se sont envolés vers la Lune », a souligné Space.com, cité par la source.
Huit minutes après le décollage, la capsule Orion s'est séparée du premier étage de la fusée avant de se placer en orbite terrestre. Elle effectuera 25 heures de révolution autour de la Terre avant de poursuivre sa trajectoire vers la Lune, où elle doit arriver aujourd'hui, lundi 2 avril. Bien que l'équipage ne se posera pas sur le sol lunaire – il s'agit d'un simple survol –, cette mission constitue une étape clé dans le programme Artemis, qui vise à étendre la présence humaine au-delà de l'orbite terrestre basse. Le retour des astronautes sur la Lune est programmé pour 2028, sous réserve que les alunisseurs développés par SpaceX et Blue Origin soient opérationnels à temps.
Le Venezuela et les États-Unis : un rapprochement en demi-teinte
Washington a levé les sanctions qui frappaient depuis 2018 Delcy Rodríguez, actuelle présidente par intérim du Venezuela. Selon Courrier International, cette décision intervient près de trois mois après l'opération militaire du 3 janvier 2026, au cours de laquelle les États-Unis ont capturé Nicolás Maduro, permettant à Delcy Rodríguez d'accéder à la tête du gouvernement vénézuélien. Depuis, celle-ci a critiqué la capture de son prédécesseur tout en se disant prête à « entretenir des relations de coopération et de respect avec les États-Unis ».
La levée des sanctions – qui impliquaient le gel de ses avoirs aux États-Unis et l'interdiction pour les citoyens américains de traiter avec elle – a été saluée par Delcy Rodríguez comme « un pas dans la voie de la normalisation et du renforcement des relations » entre Caracas et Washington. Elle a également appelé de ses vœux la levée des sanctions qui pèsent encore sur son pays, rappelant que ces mesures restrictives ont été instaurées dans le cadre de la crise politique vénézuélienne.
Droit du sol aux États-Unis : la Cour suprême freine les ambitions de Trump
Les juges de la Cour suprême américaine, à majorité conservatrice, ont affiché leur scepticisme face aux arguments avancés par Donald Trump pour supprimer le droit du sol. Comme le rapporte CNN, entendue mercredi, l'administration Trump soutient que le monde a considérablement changé depuis l'adoption du 14e amendement en 1868, qui garantit la citoyenneté américaine à toute personne née sur le sol des États-Unis, quel que soit le statut de ses parents.
Le président de la Cour, John Roberts, a rétorqué : « C'est un nouveau monde, mais c'est la même Constitution ». Les juges Amy Coney Barrett et Neil Gorsuch, deux figures conservatrices, ont également remis en question les principaux arguments de l'administration. Donald Trump, présent lors des débats – une première pour un président en exercice –, pourrait donc subir un nouveau revers judiciaire. En février, la Cour avait déjà invalidé la majorité de ses droits de douane. La décision des magistrats est attendue pour juillet 2026.
Ces événements illustrent les dynamiques géopolitiques et technologiques qui redéfinissent l'actualité internationale. Alors que l'humanité regarde vers les étoiles, les enjeux diplomatiques et juridiques continuent de façonner l'équilibre des pouvoirs sur Terre.
Il s'agit du premier vol habité vers la Lune depuis la mission Apollo 17 en 1972. Contrairement aux missions précédentes, Artemis II ne se posera pas sur la Lune, mais effectuera un survol autour du satellite avant de revenir sur Terre.
La Nasa prévoit un retour des astronautes sur la surface lunaire avec la mission Artemis III, prévue pour 2028. Cette mission dépendra de la disponibilité des alunisseurs développés par SpaceX et Blue Origin.
