Les épargnants français ont franchi un nouveau cap en matière d’assurance-vie. Selon nos confrères du Figaro, les cotisations ont atteint 18,8 milliards d’euros en juillet 2026, un montant inédit pour un mois de juillet. Ce record porte les encours totaux de ces contrats à 2 174 milliards d’euros à la fin du mois, soit une progression de 6 % sur un an.

Ce qu'il faut retenir

  • Les cotisations en assurance-vie ont atteint un pic historique de 18,8 milliards d’euros en juillet 2026.
  • Les encours totaux s’élèvent désormais à 2 174 milliards d’euros, en hausse de 6 % sur un an.
  • Les fonds en unités de compte progressent de 5 %, tandis que les fonds euros reculent de 2 %.
  • La collecte nette sur les sept premiers mois de 2026 atteint 41,3 milliards d’euros, un record depuis 20 ans.
  • Le livret A enregistre un retour en positif avec une collecte de 80 millions d’euros en juillet.

Un record historique pour les cotisations en assurance-vie

Le mois de juillet 2026 marque un tournant pour l’assurance-vie en France. Les épargnants ont déposé 18,8 milliards d’euros sur leurs contrats, dépassant ainsi le précédent record de 18,7 milliards enregistré en juillet 2025. Cette performance s’inscrit dans une dynamique annuelle positive, avec une hausse de 1 % par rapport à l’année précédente. « Le niveau des cotisations en assurance-vie reste très bon, et la dynamique observée depuis le début de l’année se poursuit », a déclaré Paul Esmein, directeur général de France Assureurs, lors d’une conférence téléphonique.

Cette collecte exceptionnelle porte les encours totaux des contrats d’assurance-vie à 2 174 milliards d’euros à la fin juillet 2026, un chiffre en progression de 6 % sur un an. Les épargnants français continuent donc de privilégier ce placement, malgré un contexte économique encore incertain.

Une répartition contrastée entre fonds euros et unités de compte

Derrière ce record se cachent des disparités entre les différents types de supports. Les cotisations sur les fonds en unités de compte, qui offrent un potentiel de rendement supérieur mais avec un risque accru, ont progressé de 5 % en juillet 2026. En revanche, les fonds euros, réputés pour leur sécurité et leur garantie en capital, ont enregistré un repli de 2 %. Cette tendance reflète une recherche accrue de rendement de la part des épargnants, malgré les risques associés.

Sur les sept premiers mois de l’année, les cotisations totales atteignent 127,8 milliards d’euros, en hausse de 9 % par rapport à la même période en 2025. Une progression qui confirme l’engouement persistant pour l’assurance-vie, même si les prestations (retraits) ont également augmenté de 4 % en juillet par rapport à 2025. La collecte nette, calculée en retranchant les retraits des cotisations, s’élève à 4,7 milliards d’euros pour le seul mois de juillet, soit un recul de 400 millions par rapport à juillet 2025.

La collecte nette sur 2026 bat des records depuis deux décennies

Sur l’ensemble de l’année 2026, la collecte nette atteint 41,3 milliards d’euros, un montant supérieur de 8,7 milliards à celui enregistré sur les sept premiers mois de 2025. « On a tout simplement la deuxième plus forte collecte nette de l’histoire après celle de 2006 », a souligné Paul Esmein. Un chiffre qui illustre l’attractivité persistante de l’assurance-vie auprès des Français, malgré un environnement économique peu porteur.

Cette dynamique contraste avec la situation du livret A, autre placement phare des Français. Après six mois de décollecte, le livret réglementé est revenu en territoire positif en juillet 2026, avec une collecte de 80 millions d’euros. Cette embellie intervient alors que son taux de rémunération devait passer à 1,7 % le 1er août 2026, contre 1,5 % en début d’année. La Caisse des dépôts et consignations (CDC) souligne que cette reprise s’explique par l’anticipation d’une hausse du taux, après une année 2026 marquée par la pire performance du livret A depuis près de vingt ans.

Et maintenant ?

La tendance observée en 2026 pourrait se poursuivre dans les prochains mois, à condition que le contexte économique et les rendements des placements restent attractifs. Les épargnants pourraient continuer à privilégier les unités de compte, tandis que les fonds euros pourraient subir une pression accrue. Du côté du livret A, la prochaine révision de son taux, prévue en février 2027, sera un indicateur clé pour évaluer l’attractivité de ce placement réglementé.

Les prochains mois seront donc déterminants pour confirmer ou non cette dynamique. Les professionnels du secteur surveilleront de près l’évolution des taux d’intérêt et des marchés financiers, qui pourraient influencer les choix des épargnants. Une chose est sûre : l’assurance-vie reste un pilier de l’épargne des Français, malgré les aléas économiques.

Les fonds euros enregistrent un repli de 2 % en juillet 2026, principalement en raison de leur rendement en baisse et de la recherche de rendements plus élevés par les épargnants. Les unités de compte, bien que plus risquées, offrent un potentiel de gains supérieur, ce qui explique leur progression de 5 % sur la même période.