Un Italien de 31 ans, Salim el Koudri, a été interpellé après avoir renversé huit personnes à Modène, dans le nord de l’Italie, samedi 16 mai 2026. Selon Le Figaro, le parquet local a écarté toute dimension terroriste dans cette attaque, privilégiant une hypothèse psychiatrique.
Ce qu'il faut retenir
- Huit personnes renversées et blessées par un véhicule-bélier à Modène, en Italie, le 16 mai 2026.
- Salim el Koudri, 31 ans, Italien d’origine marocaine, accusé de « violences multiples et blessures aggravées par l’usage d’un couteau ».
- Le parquet de Modène ne retient ni la préméditation ni la circonstance aggravante de terrorisme.
- Une victime a dû être amputée des jambes, une autre reste dans un état « grave mais stable », un troisième blessé a repris conscience.
- Les autorités évoquent un « contexte psychiatrique » pour expliquer l’acte, sans lien avec le terrorisme.
Une attaque suivie d’une course-poursuite et d’une interpellation musclée
Samedi après-midi, Salim el Koudri a foncé avec son véhicule dans une rue menant au centre historique de Modène, blessant huit passants. Après avoir renversé plusieurs personnes, il a tenté de prendre la fuite en brandissant un couteau, avant d’être maîtrisé par des témoins et placé en détention. L’enquête, ouverte pour « violences multiples et blessures aggravées », a rapidement écarté la piste terroriste, malgré la violence de l’acte.
Selon son avocat, Fausto Gianelli, cité par Le Figaro, les chefs d’accusation ne retiennent ni la préméditation ni la circonstance aggravante de terrorisme. « Le parquet de Modène ne requiert ni la circonstance aggravante de terrorisme ni la préméditation », a-t-il précisé. L’enquête se concentre désormais sur les motivations personnelles du suspect, dont les antécédents psychiatriques ont été évoqués dès dimanche par le ministre italien de l’Intérieur.
Trois victimes dans un état grave, dont une amputation
Les services sanitaires de la région ont fait un point détaillé ce mardi 19 mai 2026 sur l’état des victimes. Parmi les huit blessés, trois présentent un pronostic grave. Une personne de 55 ans a pu reprendre conscience, tandis qu’une femme de 53 ans reste hospitalisée dans un état « grave mais stable ». La troisième victime, dont l’identité n’a pas été révélée, a subi une amputation des deux jambes, une nouvelle qui a marqué les esprits par sa gravité.
Ces blessures, combinées à la méthode utilisée, avaient initialement fait craindre un acte terroriste. Cependant, les autorités ont rapidement infirmé cette hypothèse, privilégiant une analyse centrée sur le profil du suspect. « À ce jour, ce qui ressort le plus clairement, c’est (une) situation personnelle de nature psychiatrique », avait déclaré le ministre de l’Intérieur italien dimanche, tout en précisant que l’enquête était encore en cours.
Un profil marqué par des troubles psychiatriques et une situation professionnelle précaire
Salim el Koudri, diplômé en économie, résidait à proximité de Modène et était au chômage au moment des faits. Selon les informations rapportées par Le Figaro, il avait déjà été pris en charge pour des troubles psychiatriques par le passé. Ces éléments, couplés à l’absence de mobile idéologique, ont conduit les enquêteurs à écarter la piste terroriste au profit d’une analyse centrée sur son état mental.
Les médias locaux et nationaux se sont interrogés sur les raisons ayant poussé le suspect à commettre cet acte. Si les détails précis de son suivi psychiatrique ne sont pas publics, les autorités ont confirmé qu’il avait été signalé pour des troubles comportementaux avant les faits. Cette dimension, bien que centrale dans l’enquête, ne sera déterminante qu’après une évaluation médicale approfondie, prévue dans les prochains jours.
« Le parquet de Modène ne requiert ni la circonstance aggravante de terrorisme ni la préméditation. »
— Fausto Gianelli, avocat de Salim el Koudri
Cette affaire rappelle les débats récurrents en Europe sur la prise en charge des troubles psychiatriques et leur lien éventuel avec des actes violents. Les autorités italiennes, comme leurs homologues européens, devront évaluer si des mesures supplémentaires pourraient prévenir de tels drames à l’avenir.
Le parquet local n’a trouvé aucun élément suggérant un mobile idéologique ou une affiliation à un groupe terroriste. L’enquête s’oriente vers une « situation personnelle de nature psychiatrique », selon les déclarations du ministre italien de l’Intérieur rapportées par Le Figaro.